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Archives Mensuelles: février 2012

Correspondance….Mere-fille.

lettre de ma fille…
http://www.chloe.com/#/collections/ready-to-wear/summer-runway-2012/en
1) la collection est juste maaagnifique. Regarde le 17eme look.
2) Je viens de finir mes devoirs d’anglais et j’ai pu tout lire en Francais parce qu’on étudie Brecht et Artaud.
3) Je commence a travailler avec le website cet après- midi.
4) Et puis j’ai eu un autre A hier!
Une bonne journée s’annonce. Je t’appelle ce soir.
Bisousousous
14:00h , Washington, une pluie torrentielle et la rédaction telle une ruche bourdonnait…cliquetis de keyboard,sonneries de tel, la technicienne de studio qui demandait a tt le monde de se taire,la présentatrice plus soucieuse de son look que des news qu’elle doit annoncer ds quelques minutes…le téléspectateur , qui peut être a ce moment précis a commencer a jouer avec sa zapette..lol..
Un monde dans le monde en fait…Et puis l’Icône de ma messagerie électronique qui se met a clignoter …
C’est Lydia qui écrit a sa maman…C’est a dire moi, la terre s’arrête un moment le temps que j’ouvre mon courrier.
Ce petit bout que vous voyez sur la photo m’écrit aujourd’hui comme une femme , avec le langage et l’assurance d’une femme …
voila 18ans que j’égrène les années… année après  l’autre  a coup de milliers de biberons a préparer, autant de couches a changer ,la première dent de lait , des vaccins, , les goûter d’annif , les émois de la première rentrée en maternelle , les barbies , les couettes , les rires, la rougeole, la grippe, les jolies robes, le zoo, les films Disney.. la période pantalon et rien que du pantalon , les revelations fatidiques et combien inutiles : « maman ,je n’aime pas mon nez » , puis « maman ,je n’aime pas mes oreilles »….
Les images défilent et La course s’accélère et on arrive en moins de deux a la première manicure ….
Votre bébé mue en un beau brin de femme et vous envoi des mails et promet de vous appeler le soir….
Ce n’est pas des fragments de vie mais un vrai récital.
je t’aime Lydia et bravo pour le « A ».

 
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Publié par le 27 février 2012 dans A pile et face

 

Pérégrination…

Je continue mon errance dans les salles du musée, mon inventaire des peintures américaines , françaises , flamandes ,italienne et britannique afin de conclure cette histoire de séduction visuelle et d’affinité ….
Écouter les goûts des autres et faire le plein de ces enchantements lyriques avant le grand ménage de printemps et le retour des travaux au jardin.

Contourner la grisaille de l’hiver dans un musée prend soudain les allures d’une connivence entre des cultures qui ne se sont jamais rencontrées..
Tout cela est simple et ludique, il faut juste de la patience et savoir retrouver au moment précis le tableau qui répond le mieux a l’émotion de l’instant ….
Intégrer l’épanouissement grâce a la gourmandise de l’humain , du cœur et du plaisir..
Quelqu’un avait pourtant raconté un jour : « Devant le musée du Louvre, un agent hurlait : Circulez ! Y a rien à voir. »
Lol…

 
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Publié par le 9 février 2012 dans A pile et face

 
Vidéo

Le soufisme…

LE SOUFISME, qu’est ce que c’est ?

Le soufisme est le mysticisme de l’Islam. Comme tel, il a la particularité d’exister aussi bien dans l’Islam sunnite que dans l’Islam chiite. Décrire le soufisme est une tâche redoutable.
Comme tout mysticisme, il est avant tout une recherche de Dieu et son expression peut prendre des formes très différentes.
D’autre part, par ses aspects ésotériques, il présente des pratiques secrètes, des rites d’initiation, eux aussi variables selon les maîtres qui l’enseignent.
Bien que le soufisme se veuille rigoureusement musulman, l’Islam traditionnel, sunnite et chiite, considère le soufisme avec la plus grande méfiance.

En Iran, la grande majorité des mollas y est vivement opposée et dans l’Islam sunnite, la plupart des Ulema sont beaucoup plus intéressés par la lettre du Coran et ses interprétations juridiques que par les spéculations des soufis auxquelles ils trouvent une odeur de soufre. Cette opposition généralisée contribue à la discrétion du soufisme.

En outre le soufisme n’a aucune unité. Chaque maître se constitue une cohorte de disciples attirés par la réputation de son enseignement. Tout au plus, ces maîtres déclarent se rattacher à une  » confrérie « , elle même fondée par un célèbre soufi des siècles passés ; personne ne vérifie une quelconque orthodoxie de l’enseignement donné, du moment qu’il se réfère à l’Islam.

L’importance de cet Islam secret n’en est pas moins remarquable. Historiquement, il a joué un rôle de premier plan dans la naissance des déviations du chiisme que sont l’Ismaëlisme et la religion druze. En littérature, il a profondément inspiré certaines des oeuvres arabo-persanes les plus remarquables comme les Contes des Mille et Une Nuits ou le poème d’amour deLeyla et Majnoun.

C’est cependant par sa spiritualité que le soufisme est le plus original. Dans la conception soufie, l’approche de Dieu s’effectue par degrés. Il faut d’abord respecter la loi du Coran, mais ce n’est qu’un préalable qui ne permet pas de comprendre la nature du monde. Les rites sont inefficaces si l’on ignore leur sens caché. Seule une initiation permet de pénétrer derrière l’apparence des choses. L’homme, par exemple, est un microcosme, c’est-à-dire un monde en réduction, où l’on trouve l’image de l’univers, le macrocosme. Il est donc naturel qu’en approfondissant la connaissance de l’homme, on arrive à une perception du monde qui est déjà une approche de Dieu.
Selon les soufis, toute existence procède de Dieu et Dieu seul est réel. Le monde créé n’est que le reflet du divin,  » l’univers est l’Ombre de l’Absolu « . percevoir Dieu derrière l’écran des choses implique la pureté de l’âme. Seul un effort de renoncement au monde permet de s’élancer vers Dieu:
 » l’homme est un miroir qui, une fois poli, réfléchit Dieu « .

Le Dieu que découvrent les soufis est un Dieu d’amour et on accède à Lui par l’Amour :  » qui connaît Dieu, L’aime ; qui connaît le monde y renonce « .  » Si tu veux être libre, sois captif de l’Amour. « 

Ce sont des accents que ne désavoueraient pas les mystiques chrétiens. Il est curieux de noter à cet égard les convergences du soufisme avec d’autres courants philosophiques ou religieux: à son origine, le soufisme a été influencé par la pensée pythagoricienne et par la religion zoroastrienne de la Perse ; l’initiation soufie, qui permet une re-naissance spirituelle, n’est pas sans rappeler le baptême chrétien et l’on pourrait même trouver quelques réminiscences bouddhistes dans la formule soufie  » l’homme est non-existant devant Dieu « .

Même diversité et même imagination dans les techniques spirituelles du soufisme : la recherche de Dieu par le symbolisme passe, chez certains soufis, par la musique ou la danse qui, disent-ils transcende la pensée ; c’est ce que pratiquait Djalal ed din Roumi, dit Mevlana, le fondateur des derviche tourneurs ; chez d’autres soufis, le symbolisme est un exercice intellectuel où l’on spécule, comme le font les Juifs de la Kabbale, sur la valeur chiffrée des lettres ; parfois aussi, c’est par la répétition indéfinie de l’invocation des noms de Dieu que le soufi recherche son union avec Lui.

Le soufisme apporte ainsi à l’Islam une dimension poétique et mystique qu’on chercherait en vain chez les exégètes pointilleux du texte coranique. C’est pourquoi ces derniers, irrités par ce débordement de ferveur, cherchent à marginaliser le soufisme. C’est pourquoi aussi les soufis tiennent tant à leurs pratiques en les faisant remonter au prophète lui-même: Mahomet aurait reçu, en même temps que le Coran, des révélations ésotériques qu’il n’aurait communiquées qu’à certains de ses compagnons. Ainsi les maîtres soufis rattachent-ils tous leur enseignement à une longue chaîne de prédécesseurs qui les authentifie.
Cette légitimité par la référence au prophète n’entraîne cependant pas d’uniformisation du mouvement soufi : les écoles foisonnent et chacune a son style et ses pratiques. Ces écoles sont généralement désignées en français sous le nom de confréries. Avant de procéder à l’étude de quelques unes d’entre elles, il faut toutefois garder à l’esprit que les confréries sont devenues, non pas une institution, mais au moins une manière de vivre l’Islam si généralement admise que toutes sortes de mouvements, mystiques ou non, se parent du titre de confrérie pour exercer leurs activités. Qu’on ne s’étonne donc pas de rencontrer parfois des confréries fort peu mystiques à la spiritualité rudimentaire, bien éloignée des spéculations élevées qui ont fait du soufisme l’une des composantes majeures de la spiritualité universelle.

Michel Malherbes, Les Religions de l’Humanité, pages 192-194 Ed. Critérion

 
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Publié par le 3 février 2012 dans Litterrature