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Archives de Catégorie: Arts Visuels

L’homme qui dessinait son âme…

In Pialle.toscana
Aquarelle de Nasreddine ABassi,Italia 2017.

Nas

Ébauche,
D’entrée nous pensons à l’été sauf qu’ a y regarder de près c’est les quatre saisons réunies que l’artiste peintre croque sous des aplats savamment travaillés. Une amorce de chemin donc pour mieux mesurer son souffle, pour ménager un tant soit peu les intériorités.
La sobriété de la façade,elle, souligne astucieusement le sentiment de solidité et met en scène une longue temporalité. Accrochées a cette même façade trois fenêtres,closes, mi-fermées, carrément ouvertes -une sorte de tiercé graphique décliné selon un jeu de piste- elles iront rejoindre trois autres arbres de différentes tailles en arrière plan, presque en retrait, véritable témoins.
Le façonnage de l’etat de progression n’est pas seulement perceptible dans le découpage scénique mais les couleurs sombres de ce qui pourrait etre un mur d’une autre maison en face, déroule une espèce de jeu d’ombre qui ouvrirait sur les réminiscences .
Ce n’est pas seulement une maison mais un Homme debout depuis un moment déjà, Il dit mais en parcimonie sur l’ordre incertain.
Une toile assurément attachante.
L.K. USA.

Réponse de l’Artiste peintre :
« J’ai réalisé cette aquarelle de mémoire.Elle a pour sujet une vieille maison perdue au milieu de la Toscane où j’ai habité durant deux années.(1980-82). Aux dernières nouvelles cette demeure a été réhabilité en lieu de villégiature avec piscine,mini golf etc pour vacanciers fortunés.Je n’y suis plus retourné pour ne pas altérer les bons souvenirs qui y sont associés et garder intacts l’atmosphère et l’image que j’ai essayé de traduire en peinture.Je te souhaite une bonne journée ».
N.A.

Bribes d’une correspondance éphémère:
Bonsoir,
je ne suis pas une spécialiste mais j’aime les lectures néophytes voire profanes, une manière de décloisonner les arts.
Merci a vous de partager ce joli récit, celui d’un homme qui dessinait sa maison comme on dessinerait son âme.
L.K
USA .2017.

 
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Publié par le 5 juin 2017 dans Arts Visuels

 

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Less is more…

labirinto
« labirinto » olio su tela cm.100×70 Toile  de l’Artiste peintre Brahim Achir.

Il nommera sa toile le « Labirento » et cela tombe bien car j’y vois une certaine obsession de l’assemblage, une géométrie parfaitement parcellisée qui ressortirait le versatile, le multiple, le tourmenté presque animal de l’esprit.
Il laisserait croire qu’il décline le visuel/mémoriel  en tiroirs a en juger le  procédé pictural par couches successives de peur que l’image lui échappe, peut être.
Il s’imposera par ailleurs un véritable défi qui sera la gageure de consigner les détails. Pour ce faire il étoffera les failles en parsemant l’optique de franches taches de lumière étalées en arrière plan a la manière d’une voix off qui suggère, guide mais n’oblige en rien. Il reviendra a plusieurs reprises sur le relief et épaissira le feuilletage oculaire en fignolant l’effet
échos éraillé.  En découlera de cette virtuosité esthétique de la verticalité tranchante, du rugueux par pans entiers a chahuter le regard, a insuffler de la gêne pour finir par installer franchement une extrême tension. La didactique Achir consiste donc a nous hisser vers une graphie plus apaisée, des traits nets, arrondis, au final plus humains.  Avec le « Labirinto » nous sommes contre toute attente dans l’ordre de la réécriture de la plénitudes, du sensuel et le monde n’est autre qu’un pays  lisse comme le sein d’une femme.
Bravo Maestro.

 
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Publié par le 30 octobre 2016 dans Arts Visuels

 

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Sur l’éclectisme bleu,

 

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Magnifique installation de l’intériorité doublée d’un rendu surréaliste et poétique que sont les toiles de l’artiste peintre Algerien Brahim Achir.
L’homme au pinceau azur déclinera dans ses tableaux le bleu comme sujet central en déployant un éventail de tonalités azurés qu’il brosse en profondeur et en aplat.
Il s’en dégagera de ce feuilletage éthéré une imperturbabilité inouïe, incroyable et tellement saisissante.
Vous l’aurez compris, c’est d’une quête spirituelle dont il s’agit, rendue possible par la résonance des nuances bleues entre elles. Le bleu chez Achir est une vibration favorisant l’intensité des tonalités et a y prêter une oreille attentive, nous percevrons presque des mélodies.
Achir s’attellera, tout au long de son oeuvre, a tracer les contours de ce que nous ne pouvons voir a l’œil nu. Avec ces 1,2,4,7,99 nuances de bleu, Achir nivelle dans un premier temps pour construire par la suite un regard en étage . Il serait parmi les rares artistes a avoir fait sienne cette couleur et signer par la meme sa spécificité et son coup de génie
Depuis, le bleu sortira des délimitations intellectuelles, spatiales pour s’installer dans le surdimensionné. Il serait judicieux de citer a ce propos,Klein :
« Pour moi les couleurs sont des êtres vivants, les véritables habitants l’espace, la ligne elle ne fait que le parcourir, voyager au travers, elle ne fait que passer. » .
Achir dans la lignée des crooner bleus, nous offre depuis un moment une palette immensément forte et d’une fervente luminosité.
Bravo.
Toiles de Brahim Achir.

 
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Publié par le 11 juillet 2016 dans Arts Visuels

 

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les »possibles a voir ».

lacasbah Prologue,
Ceci n’est pas une lecture spécialisée mais une  évocation/ célébration de la Casbah d’Alger grâce et avec la toile de l’artiste peintre Algérien, Abderrahman Chaouane .

Chapitre Unique,
Ce n’est pas seulement un tableau mais plus encore. C’est une invitation a la déambulation dans un véritable  fouillis architectural ou chacun de nous y verra un élément du merveilleux.

Ce qui me fascine dans la peinture c’est justement la multiplicité des lectures et la ou nous  pensons tout connaitre d’une place, d’une rue, d’un paysage ou d’un visage, l’artiste viendra par petites touches déconstruire les clichés, les avis arrêtés mais surtout déclinera un nouvel éventail des « possibles a voir » et « des possibles a ressentir » .
 Que d’humilité dans cette univers accentuée par les taches de lumière . Une lumiere fragile, aérienne, presque timide qui met en scène paradoxalement une décrépitude  frontale et bien réelle.
L’espace pourrait disparaître d’une seconde a l’autre et c’est exactement ce dont il est question : L’éphémère.

 Cette casbah incontestable, véritable mémoire /réservoir de nos palpitations multiples ,  joue sa pérennité sur ce carré de toile puisque la force du tableau repose pour ainsi dire quasiment sur l’absence totale d’un socle réel.
Non, cette casbah ne repose sur rien si ce n’est la force de l’imaginaire sachant qu’elle tombera en ruine un jour ou l’autre si l’on ne fait rien pour maintenir ses fondations mais la c’est une autre paire de manches .
Merci a l’Artiste pour ce moment de tendresse bien réel, lui.

« Casbah » de l’artiste peintre Algerien Abderrahmane Chaouane.

 
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Publié par le 14 mai 2016 dans Arts Visuels

 

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jouer la rencontre…

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On le dit faire dans le  figuratif, certains pousseraient l’exercice savant jusqu’à  risquer pompeusement de « l’onirique » par moment et même du « métaphysique » en d’autres occasions. Lui, a l’ombre de ses fulgurances, en sourit, un soupçon  taquin.
l’artiste Algerien, Brahim Achir ne se lasse pas de déligner les ouvertures sur prunelles,  de creuser a même les pommettes favorisant l’effet lisse en polissant le nez avant d’inaugurer l’étoffé, l’ourlé,  le rebondi et revenir par petites touches charger les lèvres.
Achir décline une véritable dramaturgie visuelle et brouille a bout de pinceau la grammaire du feminin/masculin. L’artiste peintre s’offre ainsi le fantasme de tout les temps, attention malaise.
Il crée une véritable tension physique et re-croque le portrait, l’espace d’un délicieux jeu de superpositions chromatiques.
Le visage, dans sa quête de liberté, cristallise  toutes les contradictions de ce monde, se multiplie, se dédouble pour finir par triompher et magistralement.
l’artiste se meut a longueur de toiles en la femme qu’il n’a jamais cessé d’être et exulte ainsi des convenances optiques sexuées.
Brahim Achir le démiurge confesse les rencontres absolues et décalque le désir en mouvement.
Il est l’ange
Il est le démon
Il/elle ne font qu’une seule création qui triomphera des morts et désavouera les pitoyables.

Toiles de l’artiste Algerien  Brahim Achir.
http://www.brahimachir.it/

 

 

 
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Publié par le 13 mai 2016 dans Arts Visuels

 

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Sur le bleu et sa grammaire…

aba

Le travail sur la lumière me touche particulièrement. Ce bleu aux respirations multiples travaillé en « feuilletage » est saisissant sans oublier l’aplat qui ourle magnifiquement les reliefs.
Il y’a du rythme et un mouvement très perceptible avec ce je ne sais quoi a l’arrêt. Peut être s’agit-il de notre souffle que l’on retient pour ne pas perturber le jeu des ombres qui glisseraient le long des murs.
Étincelante installation dirait le commun des regardeurs que je suis.
Jura bernois.Aquarelle 2016
Tableau de Nassereddine Abbassi.

 
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Publié par le 13 mai 2016 dans Arts Visuels

 

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« L’homme dans la lumiere ». Par Ziani.

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Il y a de ces coups  de cœur esthetiques que l’on ne peut expliquer par la justesse du trait ni celle de l’habilité a déconstruire les codes visuels. Hocine Ziani, l’artiste peintre Algérien nous invite exceptionnellement a escalader l’eceuil spirituel en pariant sur l’ingéniosité de l’humain a se projeter dans un monde de lumière. C’est dire la complexité de la tache et la démesure de l’artiste.
« l’homme dans la lumiere », une peinture a l’huile de lin 146×114 cm est un montage en superposition, une sculpture qui emprunte a la syntaxe du friable, de l’équivoque voire  de la controverse. La toile, oeuvre exposée en permanence a l’eglise d’Auenheim est un prologue sur nos contradictions spirituelles principalement nourries et savamment orchestrées par la laideur du tout religieux/idéologique.
Ziani cède a cet instant son identité artistique et pénètre de plein  » pinceau » dans l’arène de l’actualité en endossant consciemment le costume de lanceur d’alerte. C’est  egalement a ce titre que les artistes sont si nécessaires et ce depuis le premier jour.
Il trace , étoffe et sculpte une espèce de jeu de miroir qui nous renvoie non sans brutalité  a la tumulte ambiante puisque rien ne semble pouvoir contenir l’escalade fatale qui parle exclusivement et dans le chaos du triptyque Mohamed /Moise/ Jésus.
Les noms se bousculent , se succèdent , le danger persiste, gronde,s’amplifie et déborde en se calant sur l’acharnement dont fait preuve les différents protagonistes a s’exclurent méthodiquement les uns les autres.
La toile ouvre sur une silhouette incandescente, placée en contre plongée sur le sommet d’un cône/montagne mousseuse . l’aplat gradé suspendu en buée est taché de brun/ impuretés du monde.
L’artiste nous contraint a lever la tète incitant un effort certain de notre part,  faisant fi de notre pénibilité a se surélever des petitesses de la chose humaine.
la silhouette/prophète est de dos comme pour se démarquer des inscriptions de genre et de temporalité car il y va de la survivance de l’espèce humaine.
Nous sommes,ainsi, tous concernés par cette quête de l’impératif « vivre ensemble » . C’est en tout cas ce qui ressort de l’écriture picturale de Ziani.
« l’homme dans la lumiere » est un modelage de la sagesse et un plaidoyer a la faveur de la lucidité humaine qui finira par avoir raison des ruines qui guettent le progrès et l’intelligence.
Merci a Ziani de sa sollicitude et de son infinie générosité..

L’Homme dans la Lumière, par Ziani
Peinture à l’huile sur toile de lin, 146X114cm, 2014
Œuvre exposée en permanence à l’église d’Auenheim, Allemagne.

PS:
Perso je vois  aisément la silouette/prophete habillée en bleu mais la nous touchons a la  bizarrerie du regardeur. Cheers,

 
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Publié par le 1 mai 2016 dans Arts Visuels

 

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