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Archives de Catégorie: A pile et face

Tout et personne,

Le script:
Scène 1:
Le principe est justement celui de ne rien transcrire au préalable. Pas même une ombre, encore moins un décor. Il n’est pas question de couleur, de musique, d’une quelconque brise qui glisserait sous le pan d’un voilage suspendu a la fenêtre.

Un collier de ballons de savon.

Scène 2:
Fondu/enchaîné qui s’ouvre sur un couloir traversé par un essaim de poussières ourlées de fragments de soleil. La camera peine a rendre la douce lenteur au gout vanillé disputant la cuisine au frétillant sifflement de la cafetière Italienne.


Découpage technique/Travelling avant :

Nous exposons un cinéma,décidément, raide. Un minimalisme poussé a l’extrême, sans appui,e ntre le sublime suprême et l’extrêmement friable.

Préambule:
Nous remettons la chronologie en jeu pour un premier lâcher de ballons
.

Le geste:
Une femme qui dégrafe son soutien gorge en faisant glisser les fines bretelles de lingerie sur le rond lisse et exquis des épaules. Autant parler d’une épopée sur le trouble accentué par le mouvement saccadé des mains qui viendront se heurter aux battements du cœur, sur la ligne de la naissance des seins au teint laiteux , incroyablement translucide.


L’ image:
La main d’un nouveau-né emmitouflée de dentelles et de satin. Une gesticulation lente dessinant une caresse. L’adulte tend la main a son tour. De loin la poésie des clochers embrasse le chant du Muezzin.

Premier pas vers l’éternité.

Le souvenir:
Une femme signant la fin de plus d’une décennie de compagnonnage laborieux. Debout devant l’enseigne en verre, elle s’étonnait de son agnosticisme tout frais. Aucun regret ni nostalgie amère envers tous ceux qui lui avaient emboîté le pas par temps d’automne, d’hiver, de printemps et d’été.

Quelque chose l’attend ailleurs.

Générique de fin:
Il ne peut y en avoir en l’absence de script, de scène, de héros/démiurge.

La perversité si je le veux.

 
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Publié par le 24 septembre 2019 dans A pile et face

 

Ramadanesque States, 

Des recettes transmises de mères en filles,Une tradition culinaire jalousement gardée, étoffer, sublimer, qui voyagera aux quatre coins du monde. Les Algériennes, mes aïeules, pétries de grâce et de générosité avaient cette posture, cet art de semer sur leur sillage le bonheur et la sérénité .
Video par Lydia Chebbine.

 
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Publié par le 30 mai 2018 dans A pile et face, Arts Visuels

 

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Le fastueux et le fastidieux,

Sur le « devoir de dire », il m’est difficile de faire mieux que Clara Zetkin. 
Sur « le comment dire » qui mieux qu’Assia Djebar pour dépoussiérer, prévenir, déclamer,construire, dresser les ponts et amarrer.Sur le « vivre sans », je dis d’entrée niet et brutalement puisque l’abandon n’est pas gloire et la solitude encore plus macabre que les tombeaux.Pourtant ce n’est pas faute d’avoir tenté mais la femme n’est pas l’égale de l’homme et ce 106 ans apres le cataclysme originel. Alors de grâce épargnez nous les bouderies d’usage, les entorses intellectuelles ainsi que les postures inutiles puisqu’il n’y a pire ignominie qu’une femme se faisant porte parole de la phallocratie honteuse, celle la meme qui invoquerait Dieu et ne supporterait ses « seins ».Disons le jusqu’à l’usure, jusqu’a l’anéantissement car il y va de notre survie. Derrière chaque grand homme, il y’a une femme que l’on a malmené, essoré, vidé de tout espoir d’éclore, de briller, de vivre et prodigieusement.

A tous les machistes de ce monde , très bon 8 mars et au prochain round, inchallah.

aa

 
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Publié par le 11 mars 2018 dans A pile et face

 

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Le jour où j’ai rencontré Choukri Mesli sur un quai fleuri,

 


Je ne me pardonne pas qu’il ait connu l’Algérie des annees de traîtrise, lui, pourtant si  heuerux  en  62  de la voir enfin libre et libérée. 

J’aurais voulu lire son nom dans nos manuels scolaires .
Voir ses fresques illuminer chaque ville, village, bourgade éloignée, rue, jusqu’a la derniere maison marquant nos vastes frontières.
Cela aurait été tellement ingénieux de l’entendre sur nos médias en lieu et place des FLN- istes bavards ou de ces autres imams honteusement ignares.
L’homme des » Aouchem » en reponse a l’ingratitude de Boumedien signera des embrasements visuels et mettra sur rails avec ses compagnons de l’époque la prestigieuse ecole des beaux Arts.
Le reste de la legende c’est Choukri qui la declinera de sa voix flamboyante. « Mesli, peintre 
et passeur de lumiere » n’est pas seulement un film/documentaire retraçant le parcours brillantissime de l’artiste Algerien mais 01:10mn d’éblouissement intense .

Et si on en sort éraillé, définitivement « ecchymosé », restera ce sentiment mêlé, totalement  envoûté comme seuls peuvent l’etre les témoins privilégies des destins incandescents.

Cliquez sur le lien. Avoir absolument.

https://vimeo.com/145202058?ref=fb-share&1

 
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Publié par le 28 novembre 2017 dans A pile et face, Arts Visuels

 

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Vidéo

le fil a tisser la lune…

le fil a tisser la lune…

Écrire?.
Oui mais pour qui?.
Avec les mots des autres cela ferait forcément des « remake ». Tricoter des postures en m’appuyant sur mes ombres aboutirait fatalement a un énième bavardage loin d’être utile, tout juste bon à flatter la communauté des voyeurs.
le doux froufrou de ses pas rassurés sur le parquet qu’il aime parfaitement ciré contrastait avec son ton  saccadé, un tantinet nerveux . Elle l’entendait respirer tout près de son oreille, ne bougea pas et le laissa lire par dessus son épaule la page qu’elle venait de boucler.
Une femme, un homme, un parquet ciré couru par les derniers rayons de lumière d’une journée longue de quelques 25 ans…
Évidemment que c’est beaucoup plus facile à filmer qu’à raconter. Pour ce faire , il faudrait ce grain d’image à l’ancienne sur fond de poussière fine se profilant le long d’une vie en couloirs.
Sur le seuil de cette vie la, dans ce fouillis de pénombre et de chuchotements, se tenait un homme mordant à peine dans ses cinquante ans. Jovial sans être platement comique, assez pudique avec ce je ne sais quoi de tendre pour lui pardonner tous les mots bleus jamais prononcé. Dommage pour elle.
N’attendez pas de lui des déclarations sur fond de violon et bougies flottantes, il ne saurait y faire pour toutes les raisons que vous pouvez imaginer. Il doit en souffrir, enfin pas tout le temps.
Une vie à deux est à l’image de ce texte ourlé de mot/bulle, de phrases courtes, de cafouillage limite illisible .
Non , je n’ai pas d’explication, pas plus que quiconque, sur le pourquoi du lui versus elle.
Tres belle anniversaire d’argent a nous deux, toi.



 
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Publié par le 27 janvier 2017 dans A pile et face

 

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Vidéo

Sur le gnangnan…

 

Vu d’ici je ne parlerai franchement pas d’un récit, encore moins d’une composition littéraire patiemment tricotée.
Je converserai plutôt en terme de chronologie sur le banal avec la dose d’emphase jamais retrouvée, pourtant matériellement nécessaire a édulcorer un tant soit peu, le creux.
Quelque part dans cette ville pas spécialement grande mais bel et bien moderne pour vous rappeler fatalement toutes les autres mégapoles qui courent ce monde, se tenait une longue file d’extravagance.
Happée par le manque cruel de renouveau, je m’ingéniais méthodiquement a sublimer les paroles, les gestes ainsi que les épanchements des uns et des autres en butant immanquablement sur les sourires capricieux.
Loin de moi l’idée de distiller de la mélancolie sournoise cependant force était de constater que je manquais authentiquement d’entrain dans ce méli_mélo citadin.

 
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Publié par le 18 janvier 2017 dans A pile et face

 

Je suis venue…

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Prologue,
Elle arpentait la rue comme on remontait le temps. la fine silhouette tentait de caler avec entêtement le bruit de ses talons sur la brumaille qui lui remontait du fond de l’estomac.
Coucher sa douleur sur l’asphalte c’était clairement faire sans les mains fugitives habituées a glisser l’une dans l’autre comme dans un jeu de maille ininterrompu jusqu’à, hier.

Bruit,
Froissement de feuillets et chute étudiée des boules de papier dans la corbeille mais avant,  il y’a eu la sonnerie stridente du téléphone, le boucan des pas dévalant les escaliers en bois et le gargouillis du robinet de la cuisine.
le chroniqueur des dimanches matin croyait pourtant tenir la trame d’une solide fiction avec le nécessaire de fragilité, d’ombre et de bosses mais c’était sans compter sur la panne d’idée qu’il tentait de dissimuler sous le chahut impromptu.

Prologue bis,
 Une âme automnale inaugurant les lumières fragiles d’un mois d’octobre hésiterait immanquablement entre deux passages, entre deux rues dans l’immensité d’une toile aux couleurs lavées.
Si elle s’interdisait pour l’instant de penser aux eaux de l’hiver, l’aquarelliste, lui, s’appliquait a aiguillonner les glissades saisonnales.  
Il empruntait ainsi au mistral les tressaillements qui la saisissaient a chaque fois qu’elle entendait prononcer son nom.
Lui confectionnait des rayons de lune afin de raccorder des concerts a quatre violents . 

Et recomposait du  soleil mais en morceaux délicats pour ensuite convoquer des plages entière de fous rires . 
Quant a l’ombre qui lui restait sur les mains, elle lui servirait a épaissir, donner du relief et reconduire les allégories au delà des arrêts crépusculaires . 
– Vous palissez, madame.
–  Vous finirez bien par le trouver ce ton/crève- cœur, rassurez-moi?.
–  Plagiat pour plagiat, je préférerai relancer votre sourire. 
 De ces deux la, le chroniqueur gardera l’image d’une femme a demi emmitouflée dans une étole en pashmina traversant d’un pas serré la ville aux couleurs patiemment frottées.

Épilogue,
je suis venue,  j’ai vu, j’ai choisi tes terres pour ultime refuge.

Illustration et tableaux de l’Artiste peintre Nasreddine Abbassi.


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Publié par le 9 octobre 2016 dans A pile et face