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Archives d’Auteur: Jasmins de nuit

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À propos de Jasmins de nuit

« La mode passe, le style reste. » Merci Coco Chanel pour la punchline intemporelle. Ici, on ne parle pas que de fringues ou de tendances. On parle d’un regard. D’une manière de marcher dans le monde. D’un souffle — un peu poétique, un peu politique, un peu fou. Le style, c’est une humeur. C’est ce petit twist entre panache, pulsion et poésie. C’est l’art de réinventer les lieux, de faire swinguer le quotidien sans jamais oublier de s’amuser. 🇩🇿🇺🇸 Bienvenue dans un espace à mi-chemin entre Alger et Washington, où les vibes s’entremêlent, où l’on cause, l’on rit, l’on observe, l’on ose. J’espère que ce blog vous parlera. Mieux : j’espère que vous y laisserez vos battements de cœur, vos doutes, vos idées, vos cris et vos rires. Parce qu’un style, ça ne se porte pas seul. À vous de jouer. Cheers .

Journal d’une confinée US -2-


Coronavirus Day 6, nous trainons un chouia la savate. Le mental est soumis a rude épreuve vu la cadence des news et la cruauté des chiffres de la contamination constamment a la hausse.
Il y’a urgence a maintenir des règles d’hygiène strictes en exagérant le moindre geste, l’infini détails. La fragrance du savon, l’onctueux de la crème pour le corps ou la douceur du drap de bain deviennent pour ainsi dire des preuves de vie.
Persister dans sa routine, s’inventer de nouvelles priorités et apprivoiser l’être confiné qui parle, bouge, réfléchit en apparence comme vous avec ce je ne sais quoi de different, enfouis, sourd, un tantinet déroutant.
Mais le plus anxiogène reste cette voix qui vous tambourine les tempes: Coronavirus, coronavirus, coronavirus, corro bla-bla-bla-bla.
Faut surtout pas céder, plutôt l’éluder, la confondre avec le charivari de vaisselles, le commérage de l’aspirateur et la sélection sur spotify qui rejoue en boucle,
« Imagine there’s no heaven
It’s easy if you try.
No hell below us
Above us only sky
Imagine all the people
Living for today.

Imagine qu’il n’y a aucun pays,
Ce n’est pas dur à faire,
Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,
Aucune religion non plus,
Imagine tous les gens,
Vivant leurs vies en paix…

Ainsi serpente la journée entre one shot skype contre two shots of FB. J’aimerai prolonger les abondances, ne jamais interrompre les chuchotements et dormir auprès de ma mère , mon frère , mes petits neveux. Les Emirats ont fermé, ciel, terre et mer. Mourad ne peut plus nous rejoindre. Les States sont loin de tout, tellement loin, sauf du coronavirus.
Photos de Lydia Chebbine.
18 mars 2020.

 
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Publié par le 6 avril 2020 dans A pile et face

 

Journal d’une confinée US -1-

Le premier cas Américain de coronavirus a été signalé en janvier, un homme de l’État de Washington de retour de Chine.
Près de deux mois plus tard, le décompte funeste passe de 85 décès à 105 en seulement quelques heures.
Que peut on rajouter de plus une fois qu’on a dit cela? Et c’est la où les mots butent pour nous revenir au visage puisque ni la chronologie ni le mouvement ne dépeignent tous ce que nous avons connu jusque là.
Un petit déjeuner sous le règne du coronavirus ne ressemble en rien a celui de l’avant confinement forcé dans le sens ou il ne sera pas automatiquement suivi par le départ précipité vers les lieux de travail ou l’école voire le cabinet du médecin de famille.
La porte d’entrée dans ce sens perd de sa fonction échappatoire.
Faut souligner que la hiérarchie des accès / passage qu’incarnent les portes s’en ressent et fondamentalement. La porte du garde-manger par exemple ou celle du réfrigérateur beaucoup plus sollicitées que de coutume, gagnent du galon.
Les portes de l’armoire pour leur part perdent en grade et restent fermées. Nul besoin du manteau ou de la veste en velours quand on ne quitte pas la maison.
Last but not least nous arrivons a la porte de la pièce du salon transformée en bureau avec le mode télé/travail. Elle devient ainsi hautement stratégique puisqu’elle nous isole du bruit ambiant en déroulant un semblant de normalité.
Bref, toute la ponctuation de notre évolution dans l’espace maison est brutalement/profondément chamboulée et ce n’est pas sans conséquences sur notre univers, l’ordonnancement de nos priorités et notre élasticité motrice.
Le virus que nous n’arrivons pas a retracer et passons notre journée a traquer s’attaque, lui, a notre motricité, la brouille pour nous confondre dans notre structure spatio/temporelle.
Une stratégie de guerre en somme digne des armées les plus pointues de ce monde et ce n’est pas qu’une vue de l’esprit.

Galerie photo de Lydia Chebbine.
17 mars, 20:43 · 

L’invité surprise,

 
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Publié par le 6 avril 2020 dans A pile et face

 

Tout et personne,

Le script:
Scène 1:
Le principe est justement celui de ne rien transcrire au préalable. Pas même une ombre, encore moins un décor. Il n’est pas question de couleur, de musique, d’une quelconque brise qui glisserait sous le pan d’un voilage suspendu a la fenêtre.

Un collier de ballons de savon.

Scène 2:
Fondu/enchaîné qui s’ouvre sur un couloir traversé par un essaim de poussières ourlées de fragments de soleil. La camera peine a rendre la douce lenteur au gout vanillé disputant la cuisine au frétillant sifflement de la cafetière Italienne.


Découpage technique/Travelling avant :

Nous exposons un cinéma,décidément, raide. Un minimalisme poussé a l’extrême, sans appui,e ntre le sublime suprême et l’extrêmement friable.

Préambule:
Nous remettons la chronologie en jeu pour un premier lâcher de ballons
.

Le geste:
Une femme qui dégrafe son soutien gorge en faisant glisser les fines bretelles de lingerie sur le rond lisse et exquis des épaules. Autant parler d’une épopée sur le trouble accentué par le mouvement saccadé des mains qui viendront se heurter aux battements du cœur, sur la ligne de la naissance des seins au teint laiteux , incroyablement translucide.


L’ image:
La main d’un nouveau-né emmitouflée de dentelles et de satin. Une gesticulation lente dessinant une caresse. L’adulte tend la main a son tour. De loin la poésie des clochers embrasse le chant du Muezzin.

Premier pas vers l’éternité.

Le souvenir:
Une femme signant la fin de plus d’une décennie de compagnonnage laborieux. Debout devant l’enseigne en verre, elle s’étonnait de son agnosticisme tout frais. Aucun regret ni nostalgie amère envers tous ceux qui lui avaient emboîté le pas par temps d’automne, d’hiver, de printemps et d’été.

Quelque chose l’attend ailleurs.

Générique de fin:
Il ne peut y en avoir en l’absence de script, de scène, de héros/démiurge.

La perversité si je le veux.

 
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Publié par le 24 septembre 2019 dans A pile et face

 

El kahwa 3arbiya W’latey Kbaily,

C

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Tranche de vie résumant le tout d’une vie. Le matin serait une œuvre complète disant sur les allées et venues mais pas que. Très souvent les désertions face au quotidien grincheux prennent les allures de précieuses minutes écoulées à doser, peser, mélanger et sucrer ses réveils. Scénariser ses questionnements, frayeurs, excès en tous genre, notamment, la course du temps n’est au final que la revanche des femmes sur la littérature des Hommes.

 
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Publié par le 27 novembre 2018 dans Mode & Art de vivre

 

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Nos maisons, ces autres nous.

Nos maisons nous ressemblent ou du-moins respirent nos désirs, nos rêves secrets, nos craintes mais pas que.
Mettre des stores épais ou au contraire pencher pour du voilage léger tout comme le choix des couleurs, des matières, la disposition des meubles, cumuler, épurer, aérée, ce sont la des écritures qui définiront le parcours de ceux qui nous entourent et partagent notre espace. Rester attentif à son espace intérieur n’est certainement pas une coquetterie vaine comme aime à le dépeindre plus d’un.

 

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Publié par le 10 octobre 2018 dans Mode & Art de vivre

 

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Galerie

Algerian rug, tout un univers.

 

Tapis  Algériens , tissage main/ coloration naturelle. Origine: Ghardaia.

 

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Publié par le 10 octobre 2018 dans Mode & Art de vivre

 

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Ramadanesque States, 

Des recettes transmises de mères en filles,Une tradition culinaire jalousement gardée, étoffer, sublimer, qui voyagera aux quatre coins du monde. Les Algériennes, mes aïeules, pétries de grâce et de générosité avaient cette posture, cet art de semer sur leur sillage le bonheur et la sérénité .
Video par Lydia Chebbine.

 
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Publié par le 30 Mai 2018 dans A pile et face, Arts Visuels

 

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Le fastueux et le fastidieux,

Sur le « devoir de dire », il m’est difficile de faire mieux que Clara Zetkin. 
Sur « le comment dire » qui mieux qu’Assia Djebar pour dépoussiérer, prévenir, déclamer,construire, dresser les ponts et amarrer.Sur le « vivre sans », je dis d’entrée niet et brutalement puisque l’abandon n’est pas gloire et la solitude encore plus macabre que les tombeaux.Pourtant ce n’est pas faute d’avoir tenté mais la femme n’est pas l’égale de l’homme et ce 106 ans apres le cataclysme originel. Alors de grâce épargnez nous les bouderies d’usage, les entorses intellectuelles ainsi que les postures inutiles puisqu’il n’y a pire ignominie qu’une femme se faisant porte parole de la phallocratie honteuse, celle la meme qui invoquerait Dieu et ne supporterait ses « seins ».Disons le jusqu’à l’usure, jusqu’a l’anéantissement car il y va de notre survie. Derrière chaque grand homme, il y’a une femme que l’on a malmené, essoré, vidé de tout espoir d’éclore, de briller, de vivre et prodigieusement.

A tous les machistes de ce monde , très bon 8 mars et au prochain round, inchallah.

aa

 
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Publié par le 11 mars 2018 dans A pile et face

 

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