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Un petit noir…

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Sketching de l’artiste peintre Nasreddine Abbassi.

la saisonnalité est un caprice moderne puisque ni la terre ni le ciel n’ont jamais validé un quelconque mouvement régulier des vents.
Toute une vie passée a scruter la nuit n’aurait donc pas suffit a Rembrandt pour rendre intelligible l’obscurité que nous nous obstinons a domestiquer en la diluant aux premières lueurs du matin.
Un petit noir, court, serré a l’italienne pour mieux affronter les temporalités aux fronts plissés pour les uns.
Ou invariablement un dosage maîtrisé entre texture velouté et effluves volatiles, long a l’Américaine, une autre grammaire des chapitres enjoués.
Cet extrait n’est tiré d’aucun roman mais c’est la transcription d’une émotion sincère, celle de surprendre Rembrandt a 06:20mn du matin assis a ma table de cuisine.
Je prends note du cote funambulesque de l’anecdote qui peut être avec un sucre roux passerait et même probablement.

 
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Publié par le 30 août 2016 dans A pile et face

 

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Dans l’ombre du poète…


kateb  F
On ne l’entends presque jamais parler de son mari et du pere de son enfant. Zoubeida Chergui ex madame Kateb Yacine, a l’image de toutes les femmes Algerienne, n’a pas droit a la parole tant les autres, tous les autres se sont accaparés illégitimement du poète et de son expression.
Ecoutons la dans l’un de ses rares temoignages sur l’homme de Nedjma.

                                                 

 
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Publié par le 3 août 2016 dans Litterrature

 

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Sur l’éclectisme bleu,

 

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Magnifique installation de l’intériorité doublée d’un rendu surréaliste et poétique que sont les toiles de l’artiste peintre Algerien Brahim Achir.
L’homme au pinceau azur déclinera dans ses tableaux le bleu comme sujet central en déployant un éventail de tonalités azurés qu’il brosse en profondeur et en aplat.
Il s’en dégagera de ce feuilletage éthéré une imperturbabilité inouïe, incroyable et tellement saisissante.
Vous l’aurez compris, c’est d’une quête spirituelle dont il s’agit, rendue possible par la résonance des nuances bleues entre elles. Le bleu chez Achir est une vibration favorisant l’intensité des tonalités et a y prêter une oreille attentive, nous percevrons presque des mélodies.
Achir s’attellera, tout au long de son oeuvre, a tracer les contours de ce que nous ne pouvons voir a l’œil nu. Avec ces 1,2,4,7,99 nuances de bleu, Achir nivelle dans un premier temps pour construire par la suite un regard en étage . Il serait parmi les rares artistes a avoir fait sienne cette couleur et signer par la meme sa spécificité et son coup de génie
Depuis, le bleu sortira des délimitations intellectuelles, spatiales pour s’installer dans le surdimensionné. Il serait judicieux de citer a ce propos,Klein :
« Pour moi les couleurs sont des êtres vivants, les véritables habitants l’espace, la ligne elle ne fait que le parcourir, voyager au travers, elle ne fait que passer. » .
Achir dans la lignée des crooner bleus, nous offre depuis un moment une palette immensément forte et d’une fervente luminosité.
Bravo.
Toiles de Brahim Achir.

 
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Publié par le 11 juillet 2016 dans Arts Visuels

 

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Une nuit meilleure que mille mois…

                                       ch

Les petites filles aux cheveux Africains s’accrochaient désespérément a cette légende comme ultime délivrance voire la fin de leur damnation capillaire. Ainsi les boucles frisées, rêches, drues, laides et tellement haïssables pourraient disparaître a jamais par la seule grâce de la nuit du destin .
la mythologie précisait que devant un ciel d’un infini vert émeraude qui s’ouvrirait pendant la nuit du 27e jours du mois sacré, il suffirait a ces âmes inquiètes de formuler clairement leur vœux de voir transformer leur chevelure hirsute en une parure fabuleusement soyeuse tombant profondément  jusque dans le bas du dos.
l’affaire pourtant simple en apparence, semblait quelque peu périlleuse. On  susurrait que sur des terres lointaines une « Ousifa » – esclave noire- qui s’était prêtée au même jeu, celui  de voir sa tignasse se métamorphoser en une douce toison lustrée, avait péri .
la malheureuse dans sa précipitation s’était trompée de formule et au lieu de dire:
– » Ya rabbi tratebli ch3ar rassi », O Dieu fasse que mes cheveux deviennent lisses .
 Elle aurait dit :
– » Ya rabbi Tkabbarli rassi », O Dieu fasse que ma tète devienne plus volumineuse.
Sitôt son vœux énoncé, l’infortuné s’était retrouvée avec une tête aux proportions tellement déraisonnables qu’elle  n’arrivait plus a l’extraire de l’ouverture de la fenêtre.
L’esclave finira par mourir ne pouvant se dégager de la lucarne.
Philosophie de l’histoire:
les femmes, ces êtres honnies, depuis la nuit des temps, ne sauraient connaître les joies de la la grâce divine et les petites filles verraient toujours d’un œil inquiet leur destin.
Bon ramadan a tous.

 
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Publié par le 1 juillet 2016 dans A pile et face

 

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Inter _humain…

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Énième jour d’un ramadan XXL, cela ne sert a rien de compter les heures ni de caler l’appel du muezzin sur le fuseau du net tellement la version électronique, voire mécanique du « Allahou Akbar » grince.
Moment de grande fragilité, la piété a l’image de l’homme hésite a suspendre le jugement.
Datte,
Bourek,
Chorba,
Galette,
Salade de fruit,
Des paupières plient sous le poids du sommeil,
Ventre en feuilletage rêche et sans beurre ,
Lave vaisselle vorace,
Tisane trop chaude,
Bulletin d’informations sanguinolent,
Ecran noir
Kalash aveugle,
Journées trop longues,
Gorge asséchée,
Des marteaux piqueurs dans la tète,
Le jeûne est un musulman qui tourne a l’envers dans un tambour de machine a laver.
Je ne suis que 3 x 10 parti pris d’une dévotion défraîchie, amère, affamée, sans lendemain. Rien qu’une idée désarticulée de l’existence/ égalité/ liberté / bénédiction.
 je suis une proposition désincarnée.
Je suis le flou, l’impure, une allégorie couchée sur les pages d’un livre vaguement sacré.
Je suis la grammaire de l’holocauste.
Je suis tous les fanatismes réunis en un chapelet qu’une main d’homme égrène depuis 14 siècles.
Je suis celle qui périt a la porte du paradis.

Je suis une musulmane qui fait carême.

 
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Publié par le 26 juin 2016 dans A pile et face

 

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Sur les fleurs et les musées,

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Il aurait fallu des fleurs, beaucoup de fleurs pour parler des silences nécessaires aux mises en place les plus folles, celles de l’entre deux saisons.
Il aurait fallu de la distance, des ratages et toutes les nuits blanches.
Il aurait fallu réapprendre les mots, restituer les couleurs, décoder les notes et multiplier les possibilités de…
Il aurait fallu caler ses palpitations sur le tracé tâtonnant du crayon noir, peaufiner les manières de voir et tour a tour insuffler du rythme en creusant la nuance entre l’épuré et le sans fioriture .
Mais encore?
De la tristesse de ne pouvoir vivre en fleurs, elle gardera le gout amer de son échec a prolonger les saisons de printemps.

Photo de Lydia Chebbine.

 
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Publié par le 24 mai 2016 dans A pile et face

 

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Format poche…

Préjugés et bavardages…rien n’est plus frauduleux que les prémonitions concoctées a l’avance.
Ceci n’est pas un témoignage mais le récit de cet homme qui aurait joué sa vie sur le désordre d’une vue, sur un un doute, peut être a peine une ébauche.
La certitude, selon lui, n’est qu’une lentille oblique qui vous déforme.
Photos de Lydia Chebbine.
U.S.A. 2016.

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Publié par le 15 mai 2016 dans A pile et face

 

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