RSS

Archives de Tag: litterature

l’intercis…

Elle aimait a évoquer l’histoire de cet homme que l’on aurait aperçu entre deux portes. Plongé dans la pénombre, il tenait de sa main ferme sa gorge.
La légende ne dira pas s’il essayait de retenir ses mots ou au contraire aidait a les libérer.
Elle était folle,un peu,beaucoup, prenait souvent des postures, n’apparaissait jamais sans un livre a la main et en oubliait souvent de se nourrir mais buvait des litres d’eau tiède. Absolument tiède, disait-elle avec un sourire.
Il choisit d’obtempérer voire de composer avec ses allusions pour faire sans cesse comme si car l’envie de construire l’emportait sur le reste. Il tendit la main et poussa les persiennes qui ouvraient sur la terrasse. Le jardin était ordonné,soigné et sentait tellement bon,peut être même que Dieu habitait dans chacune des fleurs.
-J’ai menti, ce n’est pas seulement que je voudrai rester a tes cotes mais je le veux tellement.

 
1 commentaire

Publié par le 18 août 2015 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , ,

Une aversion en bleu…

bleu

Raconter une vie c’est surtout un acte sémantique….Si on accepte  toutefois aux mots l’acte de faire la vie…
la scène s’ouvre sur une grande chambre aux rideaux tirés. Il se tenait au milieu ,le torse bombé de ces assurances creuses ..cela fait un moment qu’il parle mais parle.
Il tenait une sorte de monologue stérile.Le bleu disait -il sur un ton surfait,le bleu c’est une ombre. 
l’énergie du langage  a ceci de magique qui fait  qu’une réplique peut illuminer une pièce.
 Elle appuie un peu plus son visage contre ses genous pliés et cherche dans sa mémoire le vaste ciel qui se met au diapason de sa réflexion..mais oui cet homme n’a jamais existé, puisqu’il s’agit d’un tas de molécules et de particules..
la, tout juste sur la bordure de sa vie ,elle déroule ces années immatérielles sans épaisseurs particulières  et sans profondeur aucune.
Comment a t-elle  pu s’ enfoncer dans cette sorte de tonalité très peu nuancée et surtout   imprécise.. Un homme tout juste, irrespirable.
Un homme qui n’a eu de cesse de mentir depuis plus d’une dizaine d’années en s’octroyant  le rôle du maître dans cette partie de jeux d’échec qui les a réunit a l’aube d’un hiver ,il y a de cela un siècle.
Sa plainte a peine audible s’est pourtant toujours conjuguée a son errance solitaire aux cotes de cet  « homme ombre » qui dit tout savoir de la vie ,des êtres et des choses et qui plus est a passé son temps a parler de sa vie,de son être  et de ses choses…

A proprement parler il n’ y avait  pas de murs derrière lesquels se cacher, mais des cloisons légères derrière lesquelles disparaître tous les jours un peu, pour ne plus l’entendre.
Marcher, encore, marcher longtemps pour ne plus l’entendre.
Mais prenons les choses par le début: à savoir  le coeur qui bat  tellement  fort  a chaque rendez-vous,   On fait de longues promenades, on cajole les premières esperances et on parle de la vie .
Il ne détachait plus son regard de ses  beaux yeux  et son admiration se terminait souvent  les bras derrière la tête…Rien que de très classique me direz-vous.
Oui, mais ses dix années a elle ne ressemblaient en rien a  ses dix ans a lui .Chacun aurait  vécut les siennes différemment et pourtant ils  se tenaient  tout proche: l’un  a cote de l’autre .
Si la question d’hier consistait à se demander « comment ferait-on l’un sans l’autre?  la question d’aujourd’hui serait certainement  » Comment  faire pour être l’un loin ,très loin , de  l’autre?
Elle desserre ses genoux et libère son âme  déchirée, malaxée, malmenée et se jura qu’a partir de ce jour elle ne  broiera que du pastel .

 

   

 
5 Commentaires

Publié par le 28 février 2013 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Senac l’Algerien…


Il l’avait lui-même écrit pourtant , avec une étrange prémonition :
« Je mourrai assassiné comme Lorca, et ils feront croire à une affaire de moeurs. »
Yahia El Ouahrani , poète Algérien d’expression française (1926-1973) né en 1926, à Béni-Saf, près d’Oran, d’une mère célibataire d’origine espagnole.
 Les critiques diront que cette naissance bâtarde marquera son œuvre et sa vie. 
Il est d’abord instituteur, puis il se rapproche du monde culturel algérien dont il partagera les interrogations et les luttes. 
Cet algérien blessé,  jeté en pâture aux oubliettes par l’Algérie indépendante n’est autre que le poète Jean Senac. 
Sénac n’aura pas profité de la « baraka » de l’Algérie ,le pays qu’il a tant aimé puisqu’il sera assassiné au 2, rue Élisée .
Au sous-sol de son taudis ,  Sénac gisait, les bras en croix. Le poète ne pouvait  plus voir les étoiles : ses yeux s’étaient fermés. Son corps était froid. Il avait cinq entailles à la poitrine.

Retour sur un destin pas comme les autres:
Il fonde l’Union des écrivains algériens dont il est le secrétaire général ; crée la « Galerie 54 » qui abritera la première exposition de peinture de l’Algérie indépendante, crée egalement  
 la revue « Novembre » , devient membre du comité international pour la reconstruction de la Bibliothèque nationale d’Algérie dévastée par l’OAS.
Une rencontre décisive en 1963  avec Che Guevara et Senac écrira le célèbre vers, souvent critiqué,
« Tu es belle comme un comité de gestion » en souvenir de leur visite commune d’un débit de boissons,  proche de sa maison .
Pour les « Fêtes du 1er novembre », il prépare et préface anonymement une exposition  autour du noyau des peintres qui sont devenus ses proches et opère un rassemblement plus large de 18 artistes 
 Le poete bouillonne et anime  a la radio algérienne les émissions: Le poète dans la cité (1964-1965) puis Poésie sur tous les fronts(1967-1971) tandis que Gallimard publie Avant-Corps en 1968.  
Il fait de nombreuses conférences sur la nouvelle poésie algérienne de langue (« graphie », préfère-t-il dire) française, organise des récitals et publie plusieurs anthologies mais n’en continue pas moins d’accompagner de ses textes les expositions de ses amis peintres, inventant notamment à propos de Benanteur l’expression  « Peinture du signe »  qui s’imposera pour désigner l’un des courants les plus originaux de la peinture Algerienne contemporaine.
 
La descente aux enfers:
              « Je dis que je suis algérien et ils me rient tous au nez. O dérision ! »
Après le 19 juin 1965, date du coup d’État de Houari Boumedienne, commence la désillusion pour Jean Sénac. Bien sûr, le poète a chanté la Révolution. Il a cru au socialisme à visage humain  mais 
les émissions poétiques de Sénac sont interdites en janvier 1972.
Le jugeant menacé, certains de ses amis le pressent de quitter Alger.
Ce qui est clair, c’est que non seulement  Sénac n’était plus utile au nouveau régime dirigé par Boumediene,  mais qu’il était devenu un élément perturbateur et trop ostensiblement critique vis-à-vis des nouvelles orientations prises par le pouvoir en place.  
Ce Pied-noir,  ce Français non musulman, ostensiblement homosexuel, ne peut  continuer a  dénoncer, et avec  autant de  violence, les dérives totalitaires de l’Algérie de l’époque . 
 Le journal El Moudjahid , l’organe central du pouvoir en place ne signale que par quelques lignes la disparition brutale du « poète qui signait d’un soleil » dans la nuit du 29 au 30 août 1973.
On arrêtera cependant un petit délinquant, qui avouera être l’auteur du crime pour un vol qui aurait mal tourné. Il semble que ce coupable providentiel aurait été discrètement remis en liberté quelques temps plus tard.
Le poème de Senac dira longtemps après   la souffrance de cet Algerien écorché vif qui a aimé l’Algerie comme rare l’ont fait les humains.
 «Jeunes gens ne demandez pas d’autographe au poète.
Il y a si longtemps que je n’écris plus au stylo mais à la bouche !
Je ne sais plus signer que d’un baiser avide.
Les mots dans mes doigts

Saignent (…)»

Index:
 Conformément au testament de Jean Sénac les archives de son œuvre se trouvant à Alger ont été remises à la Bibliothèque nationale d’Alger  Une autre partie de ses archives est déposée aux Archives de la Ville de Marseille. 

Ouvrages:
1. Le Soleil sous les armes. Éléments d’une poésie de la résistance algérienne, éd. Subervie, Rodez, 1957 . 
2. Pour une terre possible, poèmes et autres textes inédits, éd. Marsa, Paris, 1999 . 
3. Pour Jean Sénac, ouvrage collectif, éd. Rubicube, Alger, septembre 2004 .  

 
Poster un commentaire

Publié par le 25 septembre 2012 dans Litterrature

 

Étiquettes : , , , , ,

Sous le jasmin, la nuit par Maïssa Bey.

« Il marche. Tout le poids du soleil sur son dos. Le soleil a un sexe chez nous, il est féminin. La nuit aussi. Autour de lui, les hommes vont et viennent tranquillement bardés de certitudes séculaires. Pénétrés de leur force, de leur vérité. Puissance d’homme. Jamais remise en cause. Leurres. Il marche. On le reconnaît. On le salue. Il est partout chez lui. Personne ne peut se mettre en travers. Elle seule »
Nous sommes en Algérie, chez Maïssa Bey. Entre rêve et quotidien, elle nous promène dans son pays qui se débat sans fin dans ses contradictions – celles qui entravent les femmes, celles qui font que dans une société musulmane, le joug masculin ressemble à s’y méprendre à celui de Dieu.
Les nouvelles de ce recueil ont toutes pour héroïne une femme qui se bat pour son identité, sa vie, sa liberté… même si celle-ci ne se rencontre parfois que dans la mort. Telle Salomé, chacune d’entre elles se dévoile dans son portrait tracé avec amour et tendresse par Maïssa Bey, pour devenir Femme – chacune d’entre nous ? – dans tout son éclat…
(date de publication : 02/03/2006)

Extraits d’interview.
Maïssa Bey : la parole
conquise (*)
Propos recueillis
par Abdelmajid Kaouah

Abdelmajid KAOUAH :
Maissa Bey, vous faites partie de ces nouveaux
écrivains algériens qui se sont affirmés dans
les années 90, au coeur d’une décennie
tragique. Dans ces conditions, la frontière
entre l’acte littéraire créatif et le témoignage
sociologique n’était-elle pas ténue ?
Maïssa BEY :
En prenant, dans mes deux premiers livres, le
risque d’écrire sur la réalité de ce que nous
vivions dans ces années-là et non pas
simplement de décrire la réalité, je savais que
la réception de mes textes pouvait donner lieu
à des interprétations diverses sur ce qui me
poussait à écrire. Et effectivement, certains n’y
ont vu que le désir de témoigner, une sorte de
devoir de mémoire que je me serais assigné.
Cet ancrage dans le quotidien, dans ce qu’il
avait de terrible et d’insupportable pour nous,
je l’ai voulu, parce qu’il m’était impossible de
faire autrement. Je n’avais pas d’autre moyen
d’affronter cette réalité, et si je l’ai fait par le
biais de la fiction – puisque mes personnages
n’étaient pas « réels », au sens que l’on accorde
généralement à ce mot – c’est parce que,
justement, je ne me sentais pas en mesure de
faire un témoignage sociologique, et encore
moins d’analyser avec le détachement et
l’objectivité nécessaires à ce type d’écrit, la
situation à laquelle nous étions confrontés.Abdelmajid KAOUAH :

Dans Cette fille-là3 et plus encore dans votre
dernier recueil de nouvelles, Sous le jasmin la
nuit4, vos héroïnes sont des femmes en quête
d’identité et de liberté. Peut-on dire que Maïssa
Bey est avant tout une écrivaine féministe ?
Maïssa BEY :
J’ai parlé d’engagement plus haut. Si dire ce
qui est, donner aux femmes la possibilité de
se reconnaître dans les personnages que je
crée, si se poser des questions et mettre des
mots sur leur désir d’être, c’est être féministe,
alors oui, je suis féministe. Je peux
simplement affirmer que mon écriture est née
du désir de redevenir sujet, de remettre en
cause, frontalement, toutes les visions d’un
monde fait par et pour les hommes, de
découvrir et éclairer autrement ce que l’on
croyait connaître. J’ai envie de dire les exils
quotidiens, insidieux, destructeurs vécus par
les femmes. Je veux les sortir des réserves
dans lesquelles l’imaginaire masculin en mal
d’exotisme ou de nostalgie les a parquées, des
harems, des gynécées et autres lieux
domestiques pleins de mystères. Lieux
féminins longuement décrits par les écrivains :
les patios, centres des maisons repliées sur
elles-mêmes, et les hammams. Recréant peutêtre
à leur insu le ventre maternel humide,
obscur, chaud et protecteur. Parfois les
terrasses ou quelque balcon pour mettre en
jeu le regard de l’autre…
Abdelmajid KAOUAH :
Dans cette optique, aussi étincelantes qu’elles
furent, les oeuvres signées par des Algériennes
sont restées longtemps rares. Kateb Yacine
disait qu’une parole de femme valait son
pesant de poudre… Aujourd’hui le champ
de l’écriture féminine a pris de l’ampleur.
Quel regard portez-vous sur lui ?
Maïssa BEY :Parler d’écriture féminine peut
aller dans le sens d’une approche
traditionnelle et souvent contestée par les
femmes elles-mêmes, qui inscrit la littérature
féminine dans un espace réduit, différent et
ayant ses propres caractéristiques. Et donc,
dans cette perspective, dans le sens d’une
exclusion.
Ce choix est délibéré. Il existe une écriture
féminine, dont on parle si peu ou parfois du
bout des lèvres, et elle peine à se frayer un
chemin à travers les mots des hommes.
Ainsi, longtemps les femmes ont été confinées
dans la pratique culturelle de l’oralité.
Expression « du dedans » par opposition à
l’écriture qui est « du dehors », puisque
publiée, publique. L’imprégnation et la
mémorisation de la tradition orale, et donc la
transmission des valeurs féminines
archétypales, s’opéraient essentiellement par
les récits de la mère, de la grand-mère et des
proches parentes. De manière à reproduire,
sans les trahir, les modèles culturels d’une
civilisation qu’il importe avant tout de
préserver et de ne pas remettre en cause.
Chaîne reconnue, encensée, des conteuses
qui, dans l’ombre des patios, dans la
complicité de la nuit et des yeux qui se
ferment, racontent des histoires d’un autre
temps. Mais conter, c’est dire la parole des
autres, c’est s’effacer derrière les mots des
autres. C’est seulement cela. Avec la prise de
parole, ou ce qu’Hélène Cixous nomme
« la venue à l’écriture », une autre femme naît
qui refuse les représentations que d’autres ont
ou ont données d’elle. Et qui l’ont aliénée
depuis des millénaires. Ainsi, trop longtemps
porteuses de la mémoire et de la parole des
autres, les femmes entrées en écriture osent
enfin se dire, transgressant délibérément
l’ordre établi qui voudrait que leurs voix ne
soient que murmures dans le silence de
maisons fermées. Elles posent sur le monde
un autre regard, un regard différent, à la fois
lucide et passionné, lourd des silences subis,
parfois choisis, et des violences traversées. La
parole de femme est souvent une parole
arrachée aux autres, conquise, mais en même
temps arrachée de soi, car elle implique une
mise à nu, un dévoilement, même si, par les
détours de la fiction, le « je » de l’être avance
masqué. Peu importe qu’elle soit faite de
balbutiements parfois maladroits, de cris à
peine audibles ou teintée de cette raucité qui
étreint la voix après de trop longs silences,
elle est là, elle existe, même si beaucoup ne la
perçoivent que dans une perspective de
confrontation. Car, pour bien des hommes
aujourd’hui la littérature féminine ne
s’exprime pas en termes d’affirmation ou de
création mais de réponse et de ressentiment.
Abdelmajid KAOUAH :
Pendant des décennies, le recours à la langue
française fut controversé. Les écrivains
algériens eux-mêmes furent partagés : Malek
Haddad se sentait en exil dans la langue
française tandis que Kateb Yacine considérait
qu’elle était un butin de guerre. Comment,
aujourd’hui, vivez-vous cette problématique ?
Pensez-vous qu’elle soit encore de saison ?
Maïssa BEY :
Déjà, le terme « problématique » me semble
étranger. Je ne comprends pas l’acharnement
actuel de certains zélateurs qui voudraient
effacer tout un pan de notre histoire. Je n’ai
pas de problème avec la langue française.
Parce qu’elle fait partie de mon histoire
personnelle. Je suis née sur un territoire qui,
au moment de ma naissance et pendant mon
enfance, était considéré comme français. J’ai
donc appris tout naturellement le français,
encouragée par mon père, instituteur, qui a
été l’un des premiers Algériens à s’engager
pendant la guerre d’indépendance. Il a
disparu, tué par ceux-là mêmes dont il
enseignait la langue. C’est lui qui m’a appris à
lire, à écrire en français. Et puis, plus tard, j’ai
découvert la littérature française. Et je pourrais
donc dire, comme Boudjedra, que « je n’ai pas
choisi le français, c’est lui qui m’a choisi ». Je
ne me sens pas concernée par toutes les
polémiques sur la langue, dans la mesure où
ce qui est important pour moi aujourd’hui
c’est de dire ce que j’ai envie de dire. Et tout
le reste n’est que… vaines rodomontades.

Abdelmajid KAOUAH :
L’errance, l’exil, l’ailleurs et l’ambiguïté
culturelle ont été des thèmes incontournables
de la littérature maghrébine. À la différence de
certains de ses prédécesseurs, la nouvelle
génération d’écrivains maghrébins dont vous
faites partie ne semble pas cultiver le
déchirement ou la mauvaise conscience.
Est-ce l’effet d’une mémoire enfin apaisée entre
les deux rives de la Méditerranée ?
Maïssa BEY :
Je pense sincèrement que pour que l’écriture
soit, il ne faut pas de préméditation. Je ne me
situe pas dans une mouvance, un courant,
une génération. J’écris à partir de ce qui me
touche, de ce qui me concerne, de ce
qui me pose question et provoque en moi un
désir d’aller au-delà. L’écriture n’est ni
ressassement des frustrations, ni revendication
d’une mémoire. S’interroger sur son identité,
sur son histoire, sur sa terre natale, sur son
rapport à l’Autre et à l’ailleurs est légitime.
C’est aussi et surtout une démarche
universelle. Une quête sans fin. Tant mieux ou
tant pis pour ceux qui pensent trouver des
réponses. Pour ma part, je me défie des
certitudes. Je préfère tout simplement penser
la littérature comme un point de convergence
où se retrouveraient et se reconnaîtraient tous
ceux qui tentent de rejoindre l’humain en
l’homme.
Propos recueillis par
Abdelmajid KAOUAH.

PS: Brillante interview menée par mon ex-collegue Abdelmajid,, poète lui même et homme au grand coeur.

 
Poster un commentaire

Publié par le 18 juin 2012 dans Litterrature

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Recit nomade…

Qu’est ce qui serait plus bavard qu’une porte fermée? un livre , un miroir?.
Que devient le récit quand ces trois éléments se donnent rendez-vous au même endroit?
Des mots sur des pages ou des mots en images et des mots qui se tapissent derrière des portes closes…Les maisons sont ainsi faites avec beaucoup de mots, des silences volontaires et d’autres imposés …. Une sorte d’éloges des vagabonde a n’en plus finir…
Tous les matins en ouvrant la porte de ma chambre j’ai le sentiment d’écrire une histoire nouvelle qui enrichira a la tombée du jour la collection de livres qui ornent les étagères.
Au fil de l’Histoire nous pouvons ainsi voir que ce nouveau commencement était « nous » et lorsque la lumière du jour se transforme en obscurité nocturne,c’est aussi et toujours  » nous ».
Autofiction , littérature du nombrilisme ou rentrer de plein pied dans le grand bazar … Ce nomadisme du récit est quelque part  la face ludique et puérile de la vie… 

 
1 commentaire

Publié par le 3 mai 2012 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

Ecriture et objets…

 

Pourrions-nous écrire, créer ou même simplement vivre sans le regard de ces objets sans usages, qui peuplent nos lieux de vie ? Sont-ils des voix, d’ancêtres ou du passé? Des images ou  des fantômes, des reproches ou des regrets ? Eux qui me survivront, m’enterrent-ils ? Ou me donnent-ils, avec la direction, le courage de la suivre ? Quels sont vos objets fétiches, comme les dieux ou les démons qui veillent sur votre bureau ?

A titre d’exemple d’intime et de sacré, voici le bureau de George Sand, vu par Ella Balaert :

« J’entre dans le bureau de Sand. Elle est assise sur une simple chaise héritée de son père, penchée sur sa feuille. Sa main trempe régulièrement la plume dans un encrier de faïence blanche. À portée de main, sur les trois tablettes d’un bureau long de plus de deux mètres, deux boîtes : dans l’une, une pile de pages blanches; dans l’autre, des cigarettes[1]. Quelques souvenirs aussi, un jouet de Jeanne, sa petite fille morte, un éléphant de porcelaine, quelques échantillons minéralogiques. Un petit pot fait office de cendrier : Sand y éteint ses mégots dans l’eau. Pas d’autres excitants, depuis toujours, que le tabac et le café noir sans sucre – ni opium, ni alcool, passé le verre de lait et la limonade des premières années.»

D’apres:Jean-Paul Galibert.

 
3 Commentaires

Publié par le 15 avril 2012 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , ,

Faux profil ou la fable Facebook…

 

Le geste fait partie du quotidien . Désormais   surfer sur sa page Facebook c’est un peu renaître , se réinventer, changer de vie  et pourquoi pas romancer sa vie a chaque clique que l’on fait  .
Le mot est lâché donc puisque certains parlent même de roman latent dans le sens ou chaque page  Facebook est un roman possible, un potentiel de millions de vies…
Une sorte de nouvelle forme de narration et la nous tenons notre sujet : « la valeur romanesque des réseaux sociaux ».
 Parler ,écrire,raconter, nous sommes face a une sorte d’auto portrait pas souvent puéril , particulièrement, lorsque nous abordons le  thème de la double vie , l’une on line et l’autre off line  .
Le faux profil véritable « jeux de piste » virtuel  , constitue a l’unanimité le mal sur Facebook et il s’agit la aussi d’un élément de la narration romanesque .Le mal existe et le bien egalement.
Le personnage de Facebook sous forme de profil privé et cet autre publique sans oublier  le troisième souvent exclusivement sexuel  emprunte a la narration romanesque qui s’appuie sur la multiplicités des personnages.

Si le roman consiste a organiser, a agréger beaucoup de notes et de réflexions,  Le réseau , lui fonctionne a coups de copier coller de la réflexion du moment qu’offre la révolution numérique et qui pourrait désorganiser notre pensée  ..
 le compte  Facebook permet le fantasme certes mais décline également  une littérature du moment , une écriture du moderne qui expérimente la navigation intuitive …
le réseau permet une sorte de ballade rapide qui nous plonge dans des univers plus extraordinaires les uns que les autres et a une vitesse incroyable vue la rapidité de la circulation de l’information et sa fluidité ainsi que la multiplicité des sources..
Nombreux , cependant  , crient au formatage systématique des modes de réflexions des masses sur les réseaux  en  invoquant les applications que  nous vendent  certains moteurs de recherche , ces  mêmes applications qui  simplement réfléchissent  a notre place.
A ce stade de la réflexion ,rien ne vous empêche de penser a un Facebook idéal,rêvé ,tiré vers le haut. S’amuser d’une façon non médiocre pourrait  même s’avérer salutaire pour plus d’un.
Si dans votre quotidien vous Likez ,disliker ,enjoyer ,poster et loller , vous êtes désormais dans la production litteraire avec une grande tendance au romanesque. cheers.

PS:

Nous assistons aujourd’hui a un florilège de livres,essais et  réflexions qui  traitent  de la problématique Facebook….
L’amitié dans son sens philosophique et social pose réellement problème sur ce support numérique ou l’on ne peux rien vérifier…Quelle est la dimension du voyeurisme et de l’exhibitionnisme dans ces amitiés virtuelles et est ce si différent ou moins  pénalisant  que le fait de se mettre a son balcon et  suivre  ainsi le spectacle qu’offrent les autres,tous les autres?


 
Poster un commentaire

Publié par le 7 avril 2012 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , , , ,