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Archives de Tag: Litterature Algerienne d’expression Française.

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le fil a tisser la lune…

le fil a tisser la lune…

Écrire?.
Oui mais pour qui?.
Avec les mots des autres cela ferait forcément des « remake ». Tricoter des postures en m’appuyant sur mes ombres aboutirait fatalement a un énième bavardage loin d’être utile, tout juste bon à flatter la communauté des voyeurs.
le doux froufrou de ses pas rassurés sur le parquet qu’il aime parfaitement ciré contrastait avec son ton  saccadé, un tantinet nerveux . Elle l’entendait respirer tout près de son oreille, ne bougea pas et le laissa lire par dessus son épaule la page qu’elle venait de boucler.
Une femme, un homme, un parquet ciré couru par les derniers rayons de lumière d’une journée longue de quelques 25 ans…
Évidemment que c’est beaucoup plus facile à filmer qu’à raconter. Pour ce faire , il faudrait ce grain d’image à l’ancienne sur fond de poussière fine se profilant le long d’une vie en couloirs.
Sur le seuil de cette vie la, dans ce fouillis de pénombre et de chuchotements, se tenait un homme mordant à peine dans ses cinquante ans. Jovial sans être platement comique, assez pudique avec ce je ne sais quoi de tendre pour lui pardonner tous les mots bleus jamais prononcé. Dommage pour elle.
N’attendez pas de lui des déclarations sur fond de violon et bougies flottantes, il ne saurait y faire pour toutes les raisons que vous pouvez imaginer. Il doit en souffrir, enfin pas tout le temps.
Une vie à deux est à l’image de ce texte ourlé de mot/bulle, de phrases courtes, de cafouillage limite illisible .
Non , je n’ai pas d’explication, pas plus que quiconque, sur le pourquoi du lui versus elle.
Tres belle anniversaire d’argent a nous deux, toi.



 
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Publié par le 27 janvier 2017 dans A pile et face

 

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Dans l’ombre du poète…


kateb  F
On ne l’entends presque jamais parler de son mari et du pere de son enfant. Zoubeida Chergui ex madame Kateb Yacine, a l’image de toutes les femmes Algerienne, n’a pas droit a la parole tant les autres, tous les autres se sont accaparés illégitimement du poète et de son expression.
Ecoutons la dans l’un de ses rares temoignages sur l’homme de Nedjma.

                                                 

 
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Publié par le 3 août 2016 dans Litterrature

 

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Inter _humain…

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Énième jour d’un ramadan XXL, cela ne sert a rien de compter les heures ni de caler l’appel du muezzin sur le fuseau du net tellement la version électronique, voire mécanique du « Allahou Akbar » grince.
Moment de grande fragilité, la piété a l’image de l’homme hésite a suspendre le jugement.
Datte,
Bourek,
Chorba,
Galette,
Salade de fruit,
Des paupières plient sous le poids du sommeil,
Ventre en feuilletage rêche et sans beurre ,
Lave vaisselle vorace,
Tisane trop chaude,
Bulletin d’informations sanguinolent,
Ecran noir
Kalash aveugle,
Journées trop longues,
Gorge asséchée,
Des marteaux piqueurs dans la tète,
Le jeûne est un musulman qui tourne a l’envers dans un tambour de machine a laver.
Je ne suis que 3 x 10 parti pris d’une dévotion défraîchie, amère, affamée, sans lendemain. Rien qu’une idée désarticulée de l’existence/ égalité/ liberté / bénédiction.
 je suis une proposition désincarnée.
Je suis le flou, l’impure, une allégorie couchée sur les pages d’un livre vaguement sacré.
Je suis la grammaire de l’holocauste.
Je suis tous les fanatismes réunis en un chapelet qu’une main d’homme égrène depuis 14 siècles.
Je suis celle qui périt a la porte du paradis.

Je suis une musulmane qui fait carême.

 
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Publié par le 26 juin 2016 dans A pile et face

 

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Sur les fleurs et les musées,

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Il aurait fallu des fleurs, beaucoup de fleurs pour parler des silences nécessaires aux mises en place les plus folles, celles de l’entre deux saisons.
Il aurait fallu de la distance, des ratages et toutes les nuits blanches.
Il aurait fallu réapprendre les mots, restituer les couleurs, décoder les notes et multiplier les possibilités de…
Il aurait fallu caler ses palpitations sur le tracé tâtonnant du crayon noir, peaufiner les manières de voir et tour a tour insuffler du rythme en creusant la nuance entre l’épuré et le sans fioriture .
Mais encore?
De la tristesse de ne pouvoir vivre en fleurs, elle gardera le gout amer de son échec a prolonger les saisons de printemps.

Photo de Lydia Chebbine.

 
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Publié par le 24 mai 2016 dans A pile et face

 

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Samedi soir a la maison…

 

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– A ta place ,je me garderai d’affirmer que c’est le tout noir ou l’absolument blanc. C’est comme qui dirait la méchanceté est la fin de l’émerveillement ou alors la folie est l’aboutissement de l’extrême fragilité . Avoue que c’est totalement extravagant, lunaire, absurde.
– J’ai plutôt faim, moi. Je nous prépare des pâtes, tu en prendras bien un peu?,
– Suppose qu’il n’y ait jamais eu de mots, qu’aurait fait l’homme pour cadrer l’improbable? Tu nous vois inscrits dans l’aérien pour proscrire l’immobilisme?. Tiens, essaye de chanter les gammes du solfège mais a l’envers. Cela donnerait une sorte de « do si la si fa mi dore ». Répète sur le mode aigu, pour voir?. j’aimerai que tu puisses entendre l’infinie justesse du solfège en contre sens.
– De l’huile d’olive ou du beurre pour les pâtes?
– La binarité comme concept ne tient plus la route, c’est moi qui te le dis. L’immensément precis est  » l’inter-genre ». Tout se rejoint, s’imbrique, se recompose ext,ext,ext.
– Oui, oui ,je vois c’est comme manger que l’on considère comme un exercice pratiquement androgyne dans le sens ou mâle et femelle peuvent le pratiquer.
– Pourquoi j’ai l’impression que tu te payes ma tete?
– Moi?. Je suis l’innocence incarnée en une affirmation bleu. Ni blanc ni noir mais bleu, fair enough?.
Elle hesita une seconde avant de griffonner en guise de baissée de rideau:
Raconter sa vie c’est surtout s’inventer des points communs.
Washington 2016.
Photos de Lydia Chebbine.

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Publié par le 30 avril 2016 dans A pile et face

 

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Sur la grammaire et les autres…

femme
– Tu ne me dis plus rien depuis un moment.
– Tout va bien, je t’assure. Ils ont même annoncé les lauréats cette semaine.
– Ce n’est pas faute d’avoir ignoré le sujet pourtant, faudrait se réapproprier cette foutue grammaire. Tu parlais de lauréates, au moins une?.
Silence gêné.
– Globalement trois lauréates, Enfin si nous le prenons par le bout grammatical, il y a eu en effet l’arabe, le tamazight, le français et dans cet ordre. Trois langues a la queleuleu , c’est dire la complexité du labeur.
-Et?.
– Ils ont opté pour le masculin véritable. Le même véritable que nous pouvons lire sur les étiquettes dans le commerce.
l’installation tenait en une large pièce. L’ameublement y est réduit a la seule fenêtre du fond. Cette scène lumineuse  se jouait  de la géométrie au grès des faisceaux de lumière dont elle disposait, recomposait et triturer les projections sur les carreaux de ciment au sol avant d’aller courir les pans des murs.
Assia, la faiseuse d’ombre, me donnait le dos et parlait de sa voix  aux terminaisons rallongées voire veloutées.  A l’évidence, elle s’ennuyait dans cet au-delà qui n’avait rien a raconter .
– De quoi parle t-on en bas?.
– Beaucoup d’histoires locales, un montage inachevé de l’éternel il/elle,  des propriétés vagues. On tente de redéfinir les évidences pour creuser un peu plus le malentendu. Le temps n’est toujours pas aux poètes et encore moins a l’audace de l’alphabet.
-Mais encore?.
– Ils font dans le parti-pris éditorial. Faire taire les uns  au profit d’un autre bavardage, si vulgaire.  Tu es partie bien trop tôt, Assia. Seule, toi, savait remettre en jeu des vies en mousseline .
Elle se détacha lentement du puits de lumière, sa respiration  brute, régulière, métrique raisonnait dans ma tete en cercles infiniment répétitifs.  Je commençais a me sentir mal. je perdais pied devant le rythme affolé  de mes propres battements de cœur . Ma vue s’embrouillait devant les énormes silhouettes qui chahutaient les perspectives.
-C’est l’histoire d’une poussée d’adrénaline qui monte a contre courant, Assia.  Une fausse monnaie intellectualiste, un pseudo blabla sur la pensée affaissée, une juxtaposition de lettres juste bonne a étouffer la citée. Les mains des uns se détachant de celles des autres, l’occident/ orient est en passe de décrocher le prix de la sinistrose aiguë. Le récit n’est autre que celui  d’un décrochage organique, le plus grand bluff du siècle, une sorte d’architecture internationale du non commun.  le but etant de re-poser la vie sur des circuits hâtivement dressées, imprécis, chancelants sur de réelles arrières pensées. Faire dans l’Hitlérisme encore plus tenu que celui d’Adolphe afin d’en finir avec cette absolument petite chose. l’insignifiant féminin ne devrait et sous aucun prétexte avoir droit de citation. M’entends-tu Assia?.
Pause. Rien ne venait.
Je continuais, pourtant, a entendre mes mots tomber dans les taches de lumiere au sol. la longue marche des renoncements suivait naturellement son chemin.
-Les murs s’épaississent a vue d’œil depuis ton départ, Assia et les femmes d’Alger ont du mal a pousser ne serait ce que les portes de leur propre appartement.
Maintenir la régulations du macabre devient la raison première, le vital, l’absolu humain et les penibilites conjuguées au féminin se prolongent du fin fond de Sanaa  jusqu’à la la grande place de Cologne.
– Et que dit Kamel de tout cela?.
-Il ne dit rien Assia. Kamel ne dira plus rien.

 
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Publié par le 20 mars 2016 dans A pile et face

 

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En suspens…

Toute la splendeur des saisons douces semble s’être réfugiée dans ce coin du monde.
Mais avant cela , il y a eu le ciel gris, l’air pliant péniblement sous la masse des goutelettes glacées et des hommes, beaucoup d’hommes, se livrant yeux clos dans des aéroports noirs et blancs.
Encore un peu plus avant cela , il y’a eu des calendriers que l’on a inversé par un matin d’hiver. Faudrait peut etre expliquer qu’il se passe toujours un temps avant de penser a sauter les saisons.

Les nuits Emiraties c’est parfois des mains qui se cherchent furtivement dans l’obscurité d’une salle de concert, une princesse Géorgienne promenant ses six annees sur les notes de Beethoven ou alors un piano concerto N,4 in G major…  A quelques encablures de la,le monde se la jouait en minor.

 
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Publié par le 14 janvier 2016 dans A pile et face

 

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