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Archives Mensuelles: octobre 2016

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Less is more…

labirinto
« labirinto » olio su tela cm.100×70 Toile  de l’Artiste peintre Brahim Achir.

Il nommera sa toile le « Labirento » et cela tombe bien car j’y vois une certaine obsession de l’assemblage, une géométrie parfaitement parcellisée qui ressortirait le versatile, le multiple, le tourmenté presque animal de l’esprit.
Il laisserait croire qu’il décline le visuel/mémoriel  en tiroirs a en juger le  procédé pictural par couches successives de peur que l’image lui échappe, peut être.
Il s’imposera par ailleurs un véritable défi qui sera la gageure de consigner les détails. Pour ce faire il étoffera les failles en parsemant l’optique de franches taches de lumière étalées en arrière plan a la manière d’une voix off qui suggère, guide mais n’oblige en rien. Il reviendra a plusieurs reprises sur le relief et épaissira le feuilletage oculaire en fignolant l’effet
échos éraillé.  En découlera de cette virtuosité esthétique de la verticalité tranchante, du rugueux par pans entiers a chahuter le regard, a insuffler de la gêne pour finir par installer franchement une extrême tension. La didactique Achir consiste donc a nous hisser vers une graphie plus apaisée, des traits nets, arrondis, au final plus humains.  Avec le « Labirinto » nous sommes contre toute attente dans l’ordre de la réécriture de la plénitudes, du sensuel et le monde n’est autre qu’un pays  lisse comme le sein d’une femme.
Bravo Maestro.

 
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Publié par le 30 octobre 2016 dans Arts Visuels

 

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Avec Dylan et Obama mais definitivement sans Trump.

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Ils étaient nombreux a faire la moue, a ne pas applaudir et a s’emmurer dans une rebuffade des plus ridicule.
Les plus têtus,eux, se sont tortillés plusieurs fois avant de donner libre cours a leur imagination douteuse accusant tour a tour la mondialisation, le capitalisme sauvage et enfin la frivolité impardonnable dont a fait preuve l’académie Suédoise.
Un troubadour en Nobel ou un Nobel clochardisé qu’importe la pertinence de la métaphore puisque selon eux, c’est l’immuable littéraire que l’on exécute, que l’on troque  contre le vide sidéral.
Bob Dylan ce faiseur du contemporain, juste poète et libre diseur est doublement incriminé pour son Américanitée caricaturale surement mais surtout d’avoir osé chanter puissamment l’Art majeur dans la rue pour les sans dents. Never complain, never explain
Je me vois encore, il y’a de cela un peu moins de 40 ans, avancer a pas de loup jusqu’a la chambre de mon grand frère.  Je faisais glisser d’un geste long l’enregistrement audio dans le lecteur cassette, une voix nasillarde, un point poivrée, chaleureuse me parvenait alors de la lointaine Amérique jusqu’a Annaba, ville de l’est Algerien.
Je fermais bien souvent les yeux bercée par le rythme babillard, rond, captivant et tentais la gageure de rattraper le refrain.
Man gave names to all the animals
In the beginning, in the beginning.
Man gave names to all the animals
In the beginning, long time ago..
 PS:

Merci a mon frère Toufik, médecin de son état et grande gueule devant l’éternel de m’avoir initié très jeune au style Dylan. Autrement dit ne jamais s’adosser sur l’acquis. Cheers.

 
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Publié par le 14 octobre 2016 dans musiques et videos

 

Je suis venue…

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Prologue,
Elle arpentait la rue comme on remontait le temps. la fine silhouette tentait de caler avec entêtement le bruit de ses talons sur la brumaille qui lui remontait du fond de l’estomac.
Coucher sa douleur sur l’asphalte c’était clairement faire sans les mains fugitives habituées a glisser l’une dans l’autre comme dans un jeu de maille ininterrompu jusqu’à, hier.

Bruit,
Froissement de feuillets et chute étudiée des boules de papier dans la corbeille mais avant,  il y’a eu la sonnerie stridente du téléphone, le boucan des pas dévalant les escaliers en bois et le gargouillis du robinet de la cuisine.
le chroniqueur des dimanches matin croyait pourtant tenir la trame d’une solide fiction avec le nécessaire de fragilité, d’ombre et de bosses mais c’était sans compter sur la panne d’idée qu’il tentait de dissimuler sous le chahut impromptu.

Prologue bis,
 Une âme automnale inaugurant les lumières fragiles d’un mois d’octobre hésiterait immanquablement entre deux passages, entre deux rues dans l’immensité d’une toile aux couleurs lavées.
Si elle s’interdisait pour l’instant de penser aux eaux de l’hiver, l’aquarelliste, lui, s’appliquait a aiguillonner les glissades saisonnales.  
Il empruntait ainsi au mistral les tressaillements qui la saisissaient a chaque fois qu’elle entendait prononcer son nom.
Lui confectionnait des rayons de lune afin de raccorder des concerts a quatre violents . 

Et recomposait du  soleil mais en morceaux délicats pour ensuite convoquer des plages entière de fous rires . 
Quant a l’ombre qui lui restait sur les mains, elle lui servirait a épaissir, donner du relief et reconduire les allégories au delà des arrêts crépusculaires . 
– Vous palissez, madame.
–  Vous finirez bien par le trouver ce ton/crève- cœur, rassurez-moi?.
–  Plagiat pour plagiat, je préférerai relancer votre sourire. 
 De ces deux la, le chroniqueur gardera l’image d’une femme a demi emmitouflée dans une étole en pashmina traversant d’un pas serré la ville aux couleurs patiemment frottées.

Épilogue,
je suis venue,  j’ai vu, j’ai choisi tes terres pour ultime refuge.

Illustration et tableaux de l’Artiste peintre Nasreddine Abbassi.


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Publié par le 9 octobre 2016 dans A pile et face