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Less is more…

labirinto
« labirinto » olio su tela cm.100×70 Toile  de l’Artiste peintre Brahim Achir.

Il nommera sa toile le « Labirento » et cela tombe bien car j’y vois une certaine obsession de l’assemblage, une géométrie parfaitement parcellisée qui ressortirait le versatile, le multiple, le tourmenté presque animal de l’esprit.
Il laisserait croire qu’il décline le visuel/mémoriel  en tiroirs a en juger le  procédé pictural par couches successives de peur que l’image lui échappe, peut être.
Il s’imposera par ailleurs un véritable défi qui sera la gageure de consigner les détails. Pour ce faire il étoffera les failles en parsemant l’optique de franches taches de lumière étalées en arrière plan a la manière d’une voix off qui suggère, guide mais n’oblige en rien. Il reviendra a plusieurs reprises sur le relief et épaissira le feuilletage oculaire en fignolant l’effet
échos éraillé.  En découlera de cette virtuosité esthétique de la verticalité tranchante, du rugueux par pans entiers a chahuter le regard, a insuffler de la gêne pour finir par installer franchement une extrême tension. La didactique Achir consiste donc a nous hisser vers une graphie plus apaisée, des traits nets, arrondis, au final plus humains.  Avec le « Labirinto » nous sommes contre toute attente dans l’ordre de la réécriture de la plénitudes, du sensuel et le monde n’est autre qu’un pays  lisse comme le sein d’une femme.
Bravo Maestro.

 
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Publié par le 30 octobre 2016 dans Arts Visuels

 

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Marivaudage sur névé..

 

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Photo de Lydia Chebbine. Janvier 2016.

Une planche plutôt surdimensionnée pour rappeler que l’été est forcement passager…Malgré le vent qui lui cinglait le visage, il restait la, totalement fermé, droit comme un i a fixer le tronc d’arbre oublié sur l’étendue crayeuse comme pour narguer toutes les bouteilles anciennes et ces autres que l’on ne jettera plus tant la métaphore devenait triviale. Le torse en bois dénué de souplesse n’avait rien de singulier, pourtant. Il n’invoquait ni la fougue ni le mouvement mais le faisait bizarrement penser a Victor Hugo qui disait que la pudeur le rendait fécond.

 
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Publié par le 15 février 2016 dans A pile et face

 
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A pas de voyageur..

A pas de voyageur..

Il y aurait de ces phrases tramées dans le silence qui raconteraient au mieux les respirations en enfilade des départs voilés.
Il y aurait de ses regards tellement vulnérables a qui l’on oserait pas tout dire..Les temporalités s’entrechoquent et les halls des Aéroports restent discrets sur « les voix » des départs ou de ces autres d’arrivées.
Non,il n’y a pas besoin d’avoir toutes les clefs pour comprendre que la machine humaine est majestueusement sentimentale…
Ce soir je rentre de l’aéroport.
L.K.

Photo de Lydia Chebbine.
Aéroport Dulles .Washington DC.09/01/2014 .

 
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Publié par le 10 janvier 2014 dans A pile et face

 
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Que mes lèvres ne sont-elles des cerises!

Que mes lèvres ne sont-elles des cerises!

Premier et unique chapitre.
Nous commençons par un bijou pictural,un veritable travail d’orfèvre, c’est le détail qui raconte le mieux l’oeuvre avec une capacité d’abandon qui nous séduit et nous laisse perplexes.
Ce n’est pas un bestiaire, ni une histoire sur le rapport a la nature ,ce n’est pas une toile non plus mais une scène hallucinante ,une sorte de récit du mythe fondateur construit sur un plan unique qui puise sa force dans le « non dit » et le » non vu » .
C’est surtout un tableau sous forme de « Storyboard » savamment soigné et résolument moderne.
le cadrage ,le mouvement et les personnages sont en parfait raccord……On y discerne un coté clinique presque maniériste et ce n’est pas qu’un effet d’annonce…le cinéma rallie la peinture a ce moment précis et c’est carrément bluffant .
l’Artiste peintre décline ainsi avec brio l’art de la métonymie dans la peinture ,l’art de la mise en scène du signifiant en somme .
La femme en chair d’une sensualité désarmante dégage cependant une inquiétude pesante …cela se joue a coup de champs/contre champs.
la pureté du trait souligne un érotisme glacé ourlé par un ton bleu décliné sous toutes ses nuances comme des couches de respirations que l’on retient devant le geste premier.
l’oeuvre naît d’une légende et tenterait de résoudre le mythe par le ludique …voir la vie dans le bon sens…Une proposition de façon d’être en fait campé par un paon ,très masculin et très imbu de sa force plastique.
La femme,elle, le tient  » finement « par une cerise rouge…un veritable recueil de l’art de la séduction et des jeux interdits.
L’artiste peintre transforme ,re-malaxe ,re-organise et re-colorie l’intériorité universelle sans verser dans l’anachronisme de la genèse et réussit la performance de de nous recréer sous le ciel et avec les couleurs de L’Algerie .
De la dentelle ,nous sommes en presence d’une très belle dentelle ,c’est forcement une nouvelle naissance et l’imagination nous appartient.

La cerise du Paon.Tableau de L’Artiste Peintre Hocine Ziani.

 
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Publié par le 4 janvier 2014 dans Arts Visuels

 

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100% Raw…

100% Raw...

Elle n’aime pas l’hiver.
Voila c’est dit a 23:11mn.
Oui mais maintenant que c’est dit que peut- on rajouter de plus?

Les portes closes,le thermostat qui s’affole ,la tasse de thé qui déborde,le pyjamas plutôt chic, le hit du mois qui tourne en boucle ,qui tourne en rond,la robe de chambre en boule sur le sofa…C’est vrai que c’est important un sofa dans une pièce puisqu’il peut servir de point d’encrage:
Sofa/point d’encrage=l’évidence.
Veillée de weekend donc et elle s’installe devant l’écran lumineux ,une sorte de parodie boiteuse du très sérieux dactylographe :
Parodie/sérieux=oxymore.
Elle se lève au bout de 5mn,se prépare un toast,s’attarde sur l’étiquette du pot de miel :
100% Raw- Active 12+ =Argument marchand.
Le tel sonne.
le tel sonne toujours dans ces cas la…Soho chancelle sous les airs jazzy et l’image qui lui parvient via « facetime » raconte la littérature qui fête ses 20 ans,un soir d’hiver en Amérique:
Littérature/20 ans=Ego excessif d’un pseudo écrivaillon.
On oublie les tweets, la page Fb, les mails et tout le bla,bla,bla …
Elle se remet a l’endroit.
Ce soir elle racontera le non dit,les voix off,les hors champs ,les dépressions cardiaques mais pas que…
Bref, elle racontera des choses entre deux lignes ,elle déroulera l’invisible dans une tentative de cerner le visible:
Assez trivial comme démarche mais quelque peu tordue= jeux d’ellipse.
Il y a du vécu,une construction dans l’historique,de la rigueur ,des champs visuels qui se déclinent en larges panneaux ,du grattage,du frottage,du collage ,les couleurs ne viennent qu’en 2e temps et on décape les légendes.
On cueille les secondes,on charge les minutes…une proposition de façon d’être prend forme et cela donne des récits de vie que l’on accroche a un cintre.
Qui a dit que l’imaginaire est un voyage dans les profondeurs…

 
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Publié par le 19 décembre 2013 dans A pile et face

 

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Les amours voilés…

 Les amours voilés...

Le rideau se lève sur un spectacle très dépouillé , c’est comme si l’artiste remettait petit a petit les choses essentielles en place …il nous conte le temps et nous épargne la surcharge malgré la richesse et le foisonnement des formes géométriques .
Le faiseurs d’images égrènera les rectangles,triangles,carrés,cercles,courbes
,lignes très marquées ou des angles fermés en une construction superposée favorisant une adéquation quasi parfaite avec le récit dramaturgique car il ne s’agit surtout pas d’une scène de nature morte mais ,vous l’aurez compris , Il s’agit d’une méditation sur l’univers féminin Berbère.
le pinceau se lâche avec grâce et réussit la performance de décrire l’enferment en désamorçant l’angoisse a coup de lumières transversales et de jeux d’ombres très fouillés qui arrivent par des ouvertures savamment suggérées…Déconstruire des tension par la douce chaleur du foyer et libérer les lignes a coup de flammes bleuâtre ,une autre performance visuelle a laquelle nous sommes particulièrement sensibles.
De la transparence du tamis et tous ce qu’il laissera passer de la pureté d’un vécu en passant par les grenades, essentiellement symbole du charnel, pour arriver au plateau contenant  d’ancestrales  figues, la tendance est au naturel,au désir,a la gourmandise et a la miséricorde .
Le féminin/ masculin ,autre espace de réconciliation avec nous même , cohabitent en parfaite symbiose dans cette scénique et le burnous accroché au mur jouera avec aisance la jonction entre le dehors et le dedans dans un glissement d’une fluidité inouïe .
L’Artiste continuera ses interrogations sur le quotidien en empruntant cette fois de l’énergie aux matières et aux couleurs …Un homme rencontre un univers et c’est le coup de foudre …L’enchaînement des images et des situations qui traverseront la temporalité Berbère avec pudeur raconteront les amours voilés .
Nous sommes tout simplement devant une représentation du virtuose.

 
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Publié par le 12 décembre 2013 dans Arts Visuels

 

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« le petit ».

C’est l’histoire d’un tour de passe passe banal ,sans éclat et particulièrement mesquin dont le héros ,que nous appellerons « le petit » afin d’épargner ,vous l’aurez compris « l’âme » tourmentée de cette chose et que nous lui apprêterons pour des raisons charitables sans plus.
Un univers glauque,donc qui reposerait sur une série d’échecs en tous genres ,a s’y perdre d’ennui,a s’y perdre de nullité.
Le petit,n’en pouvant plus de sa vie de rat des villes décide un jour de s’octroyer tout ce dont il a manqué depuis le commencement:la virtuosité.
Il jette ici et la des regards en oblique ,se replie sur la triche ,bafouille,bave,ment et arbore une démarche cousue de pas traîtres ,de pas étouffés,de regards fuyards et d’un aplomb aux senteurs d’égouts.
Des égouts aux gueules béantes qui vomissaient de sombres vagues de haine sur les grands boulevards éclaboussant tout sur leur chemin.
A partir de la rien ne l’arrêtera et telle une araignée boiteuse, il tissera son noir ,froid et gluant dessein autour de facebook city.
Il en choisit une niche .
Se l’octroie avidement au premières lueurs imprécises du jour.
En éloigne les auteurs a coup de chantage,de jérémiades et autres vilenies.
Et commence alors une œuvre infâme d’une longue série d’histoires d’usurpation.
Au final ce petit n’est même pas un vrai PETIT.

PS:
Bien qu’inspirée en partie de faits réels, les personnages et situation décrits dans ce billet sont purement fictifs.

 

 
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Publié par le 3 décembre 2013 dans A pile et face

 

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