RSS

Le merveilleux a petits carreaux…Boumehdi, le magicien.

01 Mar

Le quartier de Kouba a Alger n’est plus a présenter …c’est  la  dans l’une des ruelles  ensoleillées que  se trouve  l’atelier du  magicien de la céramique made in Algeria…
Le maestro Mohamed Boumehdi a 80 ans continue a  guetté chaque matin, le cœur battant,  les carreaux, les vases, la vaisselle que l’on extrait du four, encore brûlants.
« Il y a toujours une surprise après la cuisson de la nuit. La profondeur et le mariage des couleurs… On ne sait jamais exactement ce que cela va donner. »  Aime-il a répéter  de sa voix  posée qui contraste  drôlement avec sa profonde et exubérante  passion.
Flash back..
C’est en 1966 que le « miracle » a lieu.L’architecte  Fernand Pouillon avait quitté la France l’année précédente pour s’installer en Algérie à la suite de déboires financiers et d’un séjour en prison qui l’avait durablement blessé.
Le ministère algérien du tourisme lui avait confié la tâche d’équiper en complexes hôteliers l’Algérie nouvellement indépendante.
Au cours d’une visite au  Palais du peuple, à Alger, Fernand Pouillon était tombé  sous le charme d’ un panneau de céramiques.
« C’est magnifique, mais plus personne ne sait faire cela de nos jours ! », avait-il soupiré.
« Détrompez-vous, lui avait dit un accompagnateur, ce panneau a été fait il y a six mois… » L’architecte avait sursauté : « Amenez-moi tout de suite celui qui est capable de faire cela ! »
Cet homme, c’était Mohamed Boumehdi, postier le jour et céramiste la nuit.
Ses moments de liberté, il les consacrait à la céramique.  La première rencontre entre Fernand Pouillon et Mohamed Boumehdi a lieu à la villa des Arcades, une résidence du XVIe siècle, où l’architecte français a installé ses bureaux. « J’avais apporté avec moi quatre ou cinq carreaux. Pouillon les a regardé  et m’a dit : « C’est vous qui faites cela ? »
J’ai dit : « Oui, c’est moi. » Il m’a alors demandé : « Montrez-moi votre main ! » Il l’a regardé  et il s’est exclamé : « Mais vous avez de l’or dans cette main ! »
Boumehdi devient  ainsi  l’habilleur » des œuvres architecturales de Pouillon.
Ensemble ils s’attellent à la réalisation de nombreux sites hôteliers   dont  Moretti, Zeralda, Sidi Fredj  ou encore Tipaza.
Avec eux, l’ornementation, cet art de la civilisation musulmane, renaît….Alger désormais respire différemment et L’hôtel El Djazair    constitue l’une de leurs plus belles réussites.
Le résultat ? Une profusion d’arabesques, de fleurs, d’oiseaux, de volières envahissent le bitume ….Le beau porte désormais un nom: Mohamed Boumehdi.

 
Poster un commentaire

Publié par le 1 mars 2012 dans Arts Visuels

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :