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Archives Mensuelles: avril 2012

L’excentrique Japon…

Que faire  a Washington DC un vendredi par temps gris et  froid ? Rien de mieux que de se laisser aller  au récit  de voyage de 30 rouleaux de peintures d’oiseaux et de fleurs par Ito Jakuchu , intitulé  royaume des  êtres vivants (  1757-1766) .
Ces rouleaux  sont  exposés aux États-Unis , pour  la première fois après 6 années de long et minutieux travail de  restauration a la maison impérial du Japon.
 « Realm coloré » se présente  donc comme  la plus dynamique et la plus complète expression du monde naturel dans l’ensemble de l’art japonais.
Synthèse de nombreuses traditions de l’Asie orientale de la peinture des oiseaux et des fleurs, l’ensemble représente chacun de ses 30 sujets en détail merveilleusement soigné ayant pour unique souci celui de transcender les apparences superficielles et de capturer l’essence vitale du cosmos .
 Le plus ancien des 30 parchemins, « Pivoines et papillons », combine deux sujets qui connurent une grande popularité dans les traditions picturales Asie de l’Est.
D’une part, la fleur de pivoine  qui représente la beauté féminine et  la prospérité.
D’autre part  son aspect complet et magnifique se prête à des associations simples avec la richesse et la bonne fortune.


Le papillon a aussi été un symbole de bon augure, même si sa popularité était également attribuable à son apparition dans l’une des paraboles les plus célèbres de la pensée chinoise au début: le rêve de Zhuangzi d’un papillon.
  Selon cette parabole, le légendaire sage Zhuangzi rêve qu’il est un papillon  jaune insouciant . Au réveil, toutefois, «il ne savait pas s’il était Zhuangzi qui avait rêvé qu’il était un papillon ou un papillon rêvant qu’il était Tchouang Tseu.
Pivoines et papillons suggère également l’incertitude d’un rêveur éveillé  qui confond juste momentanément la rêverie à la réalité.

Ainsi se déroule le reste de l’exposition, des peintures a fleur de peau j’allais dire , une expression ultime d’un monde aérien à peine compréhensible par nous autres rustres hommes modernes..une expérience  artistique , les plus intenses données à un visiteur de musée dans sa vie  ..Aussi  je m’arrête  interdite  devant l’un des  rouleaux qui met en scène 60 insectes ,oui je dis bien 60 insectes.
l’artiste sur ce rouleau a  particulièrement  soigné l’harmonie .Ce qui suggère que le vrai sujet ici ne sont pas les insectes mais l’atmosphère conceptuel qui les enveloppait.
Le goût de l’Orient se prolonge avec une  autre exposition sur l’art en extrême orient a savoir,l’Inde ,l’Iran, l’Irak et la Syrie …un foisonnement de gestes millénaires qui ne cessent de raconter l’humain et sa réinvention quasi permanente de la vie.

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Index:
1eTableau
 Pivoines et papillons, couleurs sur soie 142 x 79,8 cm. © Sannomaru Shōzōkan (Musée des collections impériales), Bureau de la Maison impériale, Tokyo.
2eTableau:
Canards mandarins sous la neige, couleurs sur soie 142 x 79,8 cm. © Sannomaru Shōzōkan (Musée des collections impériales), Bureau de la Maison impériale, Tokyo.

3e Tableau:
Fleurs de pêcher et oisillons, couleurs sur soie 142,6 x 79,4 cm. © Sannomaru Shōzōkan (Musée des collections impériales), Bureau de la Maison impériale, Tokyo
 
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Publié par le 28 avril 2012 dans Arts Visuels

 

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Sous toutes les coutures du Serouel…

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Au début nous citerons le célèbre tableau du peintre orientaliste  Eugène Delacroix  » Femmes d’Alger dans leur appartement » …Le Serouel féminin Algérien sera mis ainsi en avant dans de nombreuses autres toiles pour intégrer par la suite les vitrines occidentales, et orientaliser les podiums des capitales de la mode avec au tout debut  le couturier Paul Poiret  qui donna en 1911 une fête persanes où les femmes portaient des serouels .
En Algérie ,la Mecque du serouel ,ce pantalon en toile, bouffant, à entrejambes basse est porté traditionnellement par les deux sexes .
 La femme Algéroise connue pour son élégance  et son raffinement déclinera l’habit en plusieurs formes dont:
 »  Serouel  al chelka » qui  est la version « maison » du serouel  Algérois.
Il est plus léger et  de ce fait plus pratique pour les taches quotidiennes, plié des  deux cotés a mi jambes pour faciliter le mouvement  et accélérer  la marche,pour s’asseoir plus facilement également  d’où son autre appellation « serouel  el qaada ».
« Le Serouel  al mdawer « quant a lui est plus bombé et  un chouia contraignant.
 Il était fait pour sortir, d’où son appellation : »serwal zenqa » et se faisait avec 8-10 mètres de tissu .
Ce prélude m’amènera a ma ballade le jeudi dernier dans  – New York- et ma rencontre foudroyante avec un  serouel très proche de ce que nous faisons chez nous…En fait il s’agit d’une mixture fort réussie  de la version masculine et cette autre féminine de notre habit traditionnel .
 La célèbre enseigne  New -yorkaise  « JNBY »  le décline donc en trois colories -noir ,chocolat et indigo- sous le label très fashion de »  Harem Pants » autrement dit « pantalons de Harem » .  J’applaudis fortement  le choix des matière et ce clin d’oeil haute couture  qui consiste en un élégant petit bouton  rajouté aux niveau des poches.
Comment? vous voulez connaître le prix?
Heu,quelques 175$ hors taxe mais comme dirait l’autre ,vous le valez bien…
Cheers ou plutôt bsahetkoum pour rester dans les tons Algeriens. lol.

 
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Publié par le 22 avril 2012 dans Mode & Art de vivre

 

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New York au lointain parfum d’Algerie…

New York, Soho 18h30 et  » Spring  street » s’étire langoureusement sous  les  caresses des derniers rayons du  soleil….le printemps était doublement au rendez-vous et nous comptions Lydia et moi en profiter ..
Nous poussons, au bout d’une heure de  ballade dans le quartier ,non sans un certain plaisir la porte du Restaurant -bistrot  » Balthazar » et  New York s’éclipse discrètement pour laisser place a Paris  :
 Les immenses glaces accrochées  aux murs ,les tables pour deux personnes ,très bistrots années 30, le coin  pain frais, la cave a  vin sur les murs, les serveurs avec leurs longs tabliers noirs, les menus imprimés avec ce caractère très frenchi aux titres alléchants…les banquettes dans le fond de la salle et les serveurs aux petits soins -la c’est décidément la seule note Américaine .lol -. nous transportent dans une espèce de voyage hors temps et hors géographie.
Mes voisins de table a gauches parlaient un anglais au fort accent  British et ceux de droite, une famille avec   3 grands enfants , conversaient dans une langue que je ne connaissais pas. Des touristes sûrement vu que la maman  portait un collier en perle et  un  lourd  bracelet  en or  …Non pas que les Américaines ne sont pas chics mais il n’était que 18h30 tout de même…
 A deux reprises on vient me demander si je voulais changer de table vu que nous étions un chouia a l’étroit…Avant de passer commande un monsieur très distingué dans son costume bleu nuit s’approche de notre table pour vérifier pour la énième fois si tout allait bien . le reste  du dîner se déroulait  plutôt  agréablement   et  Lydia me parlait  par  menu détails de  sa vie estudiantine au milieu des cliquetis des couverts et des effluves délicats  qui nous parvenaient des assiettes…Vient le moment de se poudrer le nez et de  passer au cabinet  d’aisance – J’essaye d’adapter mon vocabulaire au décors ambiant .lol
 Je descends donc  les escaliers en bois sombre et cossu et je tombe sur deux « molosses » en habits noirs entrain de pester sur les clients et déplorant le cote pingre de certains, le tout était dit en français a l’accent Africain….Monsieur et Madame « pipi » se ressaisissent et tentent de reprendre figure accueillante…A la sortie je fais remarquer a la Dame- qui semblait réclamer son  – que ce n’était pas agréable de l’entendre descendre ainsi et avec tant de  véhémence les clients dont je fais partie ..Elle me lance en guise de réponse un regard foudroyant et se retient péniblement de m’en envoyer une..lol.. Sur ce je cours retrouver refuge auprès de Lydia dans la salle en haut et faire le plein de son sourire radieux…
Le dessert s’avère au dessus de toute attente et signe ainsi le caractère très convivial et tre pro du restaurant  .
Après avoir réglé la note, le Monsieur au costume foncé  et au grain de beauté au coin de la lèvre ,revient nous voir arborant un  sourire radieux  et nous prie de revenir au Balthazar soon …
je découvre que le dessert est offert par la maison et par la même  que »Kouider » le monsieur au costume sombre,  était un Algérien de ‘France » ,installé  a New York depuis 98…et bla,bla,bla…Kouider scelle nos origines communes  avec un « Hamdoullah » prononcé  a L’Algérienne et je promis de revenir « soon » avec ma fille a la rue du printemps goûter encore une fois aux délices du Blatahazar » au lointain  parfum d’Algérie…

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Publié par le 21 avril 2012 dans A pile et face

 

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Ecriture et objets…

 

Pourrions-nous écrire, créer ou même simplement vivre sans le regard de ces objets sans usages, qui peuplent nos lieux de vie ? Sont-ils des voix, d’ancêtres ou du passé? Des images ou  des fantômes, des reproches ou des regrets ? Eux qui me survivront, m’enterrent-ils ? Ou me donnent-ils, avec la direction, le courage de la suivre ? Quels sont vos objets fétiches, comme les dieux ou les démons qui veillent sur votre bureau ?

A titre d’exemple d’intime et de sacré, voici le bureau de George Sand, vu par Ella Balaert :

« J’entre dans le bureau de Sand. Elle est assise sur une simple chaise héritée de son père, penchée sur sa feuille. Sa main trempe régulièrement la plume dans un encrier de faïence blanche. À portée de main, sur les trois tablettes d’un bureau long de plus de deux mètres, deux boîtes : dans l’une, une pile de pages blanches; dans l’autre, des cigarettes[1]. Quelques souvenirs aussi, un jouet de Jeanne, sa petite fille morte, un éléphant de porcelaine, quelques échantillons minéralogiques. Un petit pot fait office de cendrier : Sand y éteint ses mégots dans l’eau. Pas d’autres excitants, depuis toujours, que le tabac et le café noir sans sucre – ni opium, ni alcool, passé le verre de lait et la limonade des premières années.»

D’apres:Jean-Paul Galibert.

 
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Publié par le 15 avril 2012 dans A pile et face

 

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Tourner rond…

Au commencement ,il y avait  une table ronde en bois brun avec un seul pied  joliment  travaillé  .
Et depuis ,c’est très souvent des tables rondes avec 4 chaises…. on a rêvé, On a ri, on a mangé et parfois même  grimacé autours de ces tables toujours semblables quelque soit la géographie et quelque soit le temps…Il y a les albums photos,les draps, les napperons,les livres, les bouteilles de parfums,  les bibelots et la table ronde ….

 Ma vie tourne  inconsciemment autour  de ces tables aux courbes gracieuses  et fluides .
Certains  y voient  un symbole de paix et d’égalité, car il ne peut y avoir de préséance autour d’une table ronde tandis-que d’autres rappellent l’idée « d’horometrie » des philosophes grecs qui expliquent  que puisque le cercle n’a ni début ni fin  ,il rend donc  possible l’idée de l’infini et de la permanence qui s’accorde parfaitement avec le déplacement des astres… .C’est  donc le symbole du temps et du ciel par ce mouvement circulaire implacable et immuable qui avance sans fin et sans jamais varier.
En terme d’architecture on ne trouve pas le cercle chez les chrétiens ou les juifs mais chez les byzantins. Il est à l’origine des coupoles qui symbolisent la voûte céleste, encore un cercle.
Pour l’Islam, le cercle est la forme parfaite et est symbolisée par la forme de la bouche.
Pourquoi j’en parle ?
C’est en plein milieu d’après -midi que j’ai eu cette vision,aujourd’hui même, d’une table ronde dans une maison toute neuve loin très loin ,quelque part a Abu Dhabi.

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Publié par le 9 avril 2012 dans A pile et face

 

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Faux profil ou la fable Facebook…

 

Le geste fait partie du quotidien . Désormais   surfer sur sa page Facebook c’est un peu renaître , se réinventer, changer de vie  et pourquoi pas romancer sa vie a chaque clique que l’on fait  .
Le mot est lâché donc puisque certains parlent même de roman latent dans le sens ou chaque page  Facebook est un roman possible, un potentiel de millions de vies…
Une sorte de nouvelle forme de narration et la nous tenons notre sujet : « la valeur romanesque des réseaux sociaux ».
 Parler ,écrire,raconter, nous sommes face a une sorte d’auto portrait pas souvent puéril , particulièrement, lorsque nous abordons le  thème de la double vie , l’une on line et l’autre off line  .
Le faux profil véritable « jeux de piste » virtuel  , constitue a l’unanimité le mal sur Facebook et il s’agit la aussi d’un élément de la narration romanesque .Le mal existe et le bien egalement.
Le personnage de Facebook sous forme de profil privé et cet autre publique sans oublier  le troisième souvent exclusivement sexuel  emprunte a la narration romanesque qui s’appuie sur la multiplicités des personnages.

Si le roman consiste a organiser, a agréger beaucoup de notes et de réflexions,  Le réseau , lui fonctionne a coups de copier coller de la réflexion du moment qu’offre la révolution numérique et qui pourrait désorganiser notre pensée  ..
 le compte  Facebook permet le fantasme certes mais décline également  une littérature du moment , une écriture du moderne qui expérimente la navigation intuitive …
le réseau permet une sorte de ballade rapide qui nous plonge dans des univers plus extraordinaires les uns que les autres et a une vitesse incroyable vue la rapidité de la circulation de l’information et sa fluidité ainsi que la multiplicité des sources..
Nombreux , cependant  , crient au formatage systématique des modes de réflexions des masses sur les réseaux  en  invoquant les applications que  nous vendent  certains moteurs de recherche , ces  mêmes applications qui  simplement réfléchissent  a notre place.
A ce stade de la réflexion ,rien ne vous empêche de penser a un Facebook idéal,rêvé ,tiré vers le haut. S’amuser d’une façon non médiocre pourrait  même s’avérer salutaire pour plus d’un.
Si dans votre quotidien vous Likez ,disliker ,enjoyer ,poster et loller , vous êtes désormais dans la production litteraire avec une grande tendance au romanesque. cheers.

PS:

Nous assistons aujourd’hui a un florilège de livres,essais et  réflexions qui  traitent  de la problématique Facebook….
L’amitié dans son sens philosophique et social pose réellement problème sur ce support numérique ou l’on ne peux rien vérifier…Quelle est la dimension du voyeurisme et de l’exhibitionnisme dans ces amitiés virtuelles et est ce si différent ou moins  pénalisant  que le fait de se mettre a son balcon et  suivre  ainsi le spectacle qu’offrent les autres,tous les autres?


 
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Publié par le 7 avril 2012 dans A pile et face

 

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La peinture orientaliste

La peinture orientaliste est une peinture qui aborde des thèmes tournant autour de l’orientalisme. Il ne s’agit donc pas d’un style, d’un mouvement ou d’une école de peinture en  particulier. L’intérêt de l’occident pour l’orientalisme est apparu au courant du XVIIIe siècle mais c’est surtout au XIXe siècle que l’attrait pour les thèmes orientaux va connaître son apogée. En revanche, au XXe siècle les thèmes orientalistes vont peu à peu disparaître et d’une certaine manière on peut considérer que l’indépendance de l’Algérie en 1962 a marqué la fin de la peinture orientaliste en France.

 
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Publié par le 5 avril 2012 dans Arts Visuels

 

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