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Archives de Tag: Films Algeriens

Vidéo

La modernité d’une figure.

 

L'emir Abdelkader Aldjazairi

« Mourez avant de mourir car c’est de la mort de l’égo, dont il est ici question, que renaît l’être spirituel » L’Emir Abdelkader Al Djazairi.                 Tableau de Hocine Ziani.

Synopsis
Quand son pays, l’Algérie fut envahi, cet homme bâtit un Etat.
Quand la barbarie se répandait, décimant les siens, cet homme répondit par l’humanité, la compassion et le droit.
Quand on lui promit la liberté en Orient, cet homme reçut la prison au Nord.
Quand on lui offrit un royaume, cet homme choisit la foi et la plume.
Quand certains faisaient de leur foi une haine meurtrière, cet homme fit de la sienne une main tendue.
Cet homme s’appelle Abd El Kader. Il est le fils de Mohiedine et le père de l’Algérie.
Il a vécu hier, mais son histoire dessine une voie pour demain.

C’est en ces mots et avec une voix d’enfant que le réalisateur Salem Brahimi, raconte L’Emir Abdelkader , le heros absolu  du roman national Algérien.
Faute de pouvoir poster le documentaire pour des raisons evidentes de droits d’auteur. je laisse le realisateur Salem Brahimi nous expliquer, avec une voix d’enfant le comment et le pourquoi d’être Algérien mais surtout Émir.

Fiche technique
Titre : Abd El-Kader
: Genre Documentaire
: Durée 96 mn
: Année de production  2013
Réalisateur : Salem Brahimi
Scénariste : Salem Brahimi et Audrey Brasseur
Producteur : Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC) avec le soutien du Ministère de la Culture – FDATIC et de Tlemcen, Capitale de la Culture Islamique 2011.
Producteurs executifs : Battam Films /Wamip Films

 

 
5 Commentaires

Publié par le 18 décembre 2015 dans A pile et face, Arts Visuels

 

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L’honneur délicieux…

Il était beau,droit, avec un sens aigu de la morale mais surtout très amoureux de sa Yasmine de femme. Le commandant Jeff Allias Djaffar est le moudjahid dont on a soigneusement tu l’Histoire pour réinventer « l’histoire ».
l’Oranais, cette épopée du brut,du vrac,des vérités blafardes dira crûment ce que 50 ans de mythologie glauque aura dévié,feinter et nier a coup de traîtrise.
Le Film de Lyes Salem vous happe des les premières minutes et vous embarque dans le sillage effréné d’une camera qui détricote avec une maîtrise prouvée les tremblements, colères,éclats de voix et encore plus les faiblesses du moudhahid Djaaffar.
Il rejoindra le maquis,un peu malgré lui et presque  accidentellement » pour se transformer cinq annees durant en héro, l’un des plus  vaillants de la guerre de libération Algérienne.

Et vous n’en pouvez plus d’aimer Djeff, de trembler pour lui tellement il vous ressemble ,tellement il vous parle et parle  magistralement de vous.
Djeff aimait l’Algérie, son fils – enfin, ce petit blanc/blond que sa femme avait mis au monde du temps ou il était au maquis- et ses amis.
Il y avait Hamid, le ministre qui dit que gérer un pays n’est pas comme gérer une quasma en ponctuant sa phrase d’un « Merde » sonnant juste et ça le fait et on y croit puis Farid le gaucho pour qui la berberite,spécificité absolue du peuple Algérien est catégoriquement non négociables et enfin Said ,plus fidèle qu’une ombre.
Mais les ombres assombriront tres vite le ciel de cette amitié indéfectible qui pliera sous la bourrasque des phrases enflammées dépassant les pensées et brouillant les appareillages::
« – Ne dis pas n’importe quoi ma chérie ,on a fait une guerre de libération et non pas une guerre de religion. »
Le film balayera ainsi sur son passage par vagues entières,les idées reçues,les portraits feints et fera preuve d’une clairvoyance rare et tellement nécessaire a l’Algerie d’aujourd’hui sans jamais revenir sur les fondamentaux:
« Tu peux prendre la chose par tous les bouts mais tes parents sont interchangeables. » lâchera Jeff a son fils pour dire combien nous sommes et devons rester Algeriens.
El wahrani,cette « incorrection » visuelle construite sur le mode zoom serré pour y mettre ce que nous avons manqué de vivre en colories fortes : Une Algérie qui a menti sur l’essentiel à savoir l’humanisation de ses héros.
El Wahrani n’est pas seulement une histoire naturelle sur les émotions et l’amitié, encore moins un plaidoyer vil et honteux sur les moudjahidines – comme on a voulu le faire entendre- mais c’est tout l’amour dont 40 millions d’Algeriens ont manqué et ce depuis 50ans.
Lyes Salem avec l’Oranais tout comme Safinez Bousbia dans El Gosto et avant eux Nadir Moknèche avec Délice Paloma remettent sur pieds par la seule envie furieuse de vivre une Algerie titubante et signent triomphalement un vaste champ des possibles.
La diaspora Algerienne réussira, ainsi,une expérience du sublime et nous applaudissons et on en redemande.

PS:
++ la prestation d’Amazigh kateb dans le film est bluffante et la chanson Hlel ellila fera du chemin..
++ Lyès Salem,Khaled Benaïssa,Djemel Barek Najib Oudghiri brillent par leur naturel et on y croit fortement. 
++Nous avons tous connu au sein de nos familles un commandant Jeff dont les « etoiles » nous ont définitivement marquées.
– – Le film est un vrai travail de réalisation exception faite d’une scène assez longue et plutot dramaturgique-ment théâtrale.

L’ORANAIS.
Un film réalisé par Lyes Salem
Date de sortie : 19 novembre 2014
Production Algero/Française.

 
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Publié par le 21 juin 2015 dans A pile et face

 

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« Es-Stouh »cash…

C’est l’histoire d’un espace de 2 millions 400 mille km²,de 38 millions de palpitations et d’une camera qui procède a une sorte de retour aux fondamentaux .
« Es-Stouh » (Les terrasses), le dernier film de Merzak Allouache déroule une société algérienne qui retient son souffle et nous parle d’une anarchie qui s’autogénère et se multiplie désespérément a l’infini.
« Es-stouh » c’est surtout un constat très sévère ,un regard cru,une lumière blafarde qui met a nu tous ce que nous essayons de taire dans l’Algérie post-années 90.
Le réalisateur filme cash la mal-vie,le règne de l’argent sale,les rapports extrêmement durs,hommes/hommes d’abord puis par glissement hommes/femmes,l’homosexualité,la pédophilie, la schizophrénie religieuse ,l’obscurantisme, les incompréhensions sociétales et l’hypocrisie generalisee…bref tout y passe.
Merzak Allouache ne fait aucune concession et procède a la manière d’une tronçonneuse qui déchiquette dans le vif une capitale qui finit par devenir un seul quartier…
les terrasses des immeubles de Bab El Oued, Belcourt,Chevalet..,
5 quartiers en tout, nous content la respiration de toute une population.
Une respiration très difficile ,éraillée, rocailleuse,étouffée et étouffante…
le film déroule en 24 heures chrono une vie présente /absente , ponctué par l’appel du Muezzin aux 5 prières.
Décomposer la vie en 5 moments ,l’ordre du montage branché /connecté par le son d’une voix frêle,sereine qui parle d’amour et de partage, creuse cruellement le fossé entre le réel glauque d’une société et une spiritualité très « ritualisée « .
Nous assistons ainsi tout au long du film a une sorte de jeu de miroirs déformant qui nous renvoie une image infiniment alarmante de …
Nous même .
Pourquoi monter si haut pour filmer tout ce qui est bas ?
Une question légitime, a mon sens, a moins que ce ne soit le Dieu tout haut qui nous regarde, nous ,qui avons touché le fond.
Les larmes de Merzak Allouache a la fin de la représentation diront le reste.
Elles diront sa souffrance d’aimer comme un fou ,comme un malade,comme un désespéré une Algérie qui nous glisse entre les mains…
Et dans les yeux du réalisateur miroitait, la peur de tout un peuple qui ne se reconnaissait plus dans son quotidien.
« Es-Stouh »,Une promenade du funambule a bout portant d’une camera qui tentait désespérément de maintenir en équilibre les espoirs de toutes les femmes Algeroises tremblantes , ce soir la ,dans leur appartement.

 
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Publié par le 31 octobre 2013 dans Arts Visuels

 

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