C’est l’histoire d’une rencontre insolite entre une kora et un violoncelle, on n’en trouve pas à tous les coins de rue . Alors, quand on tombe dessus , on remercie la vie et l’on se dit que nous sommes des privilégiés… Ballaké Sissoko face à Vincent Ségal ou le fruit de trois nuits d’enregistrement à Bamako. Et ça s’entend. Ces pièces enchanteresses sont un modèle de magie et de virtuosité.
On abolit ainsi a coup de note les frontières musicales …on y navigue entre musiques classiques européennes et africaines, improvisations sur la pointe des pieds. Écoute, respect et émotion, une nouvelle devise à faire méditer …Décidément il s’agit de grand art.
NB: La kora est un instrument de musique à cordes africain. C’est une harpe-luth mandingue (Sénégal, Mali, Gambie, Guinée, Sierra Leone…). Selon la légende, la première kora était l’instrument personnel d’une femme-génie qui vivait dans les grottes de Kansala en Gambie.
Cordoba te prend a la gorge….Cordoba a du mal a retenir ses innombrables minarets qui sortent des tréfonds de la terre et les prières touffues et apeurées des moines de la cathédrale ,la dite « mezkita » autrefois , n’y peuvent rien ….
Antonio Vivaldi né à Venise le 4 mars 1678 — mort à Vienne 28 juillet 1741. L’œuvre vive et enjouée de Vivaldi reflète parfaitement la musique baroque du début du XVIIIe siècle. Ce violoniste virtuose est surtout célèbre pour ses concertos, ses symphonies, ses sonates, ses opéras et sa musique sacrée.
« A vingt ans, la Parisienne est adorable ; à trente ans, irrésistible ; à quarante, charmante. Après quarante ans ? Jamais une Parisienne ne dépasse quarante ans. »
de André Maurois
Les tableaux sont du peintre Americain Frederick Arthur Bridgman.
Il a commencé comme dessinateur dans la ville de New York. Il se rend très jeune, en 1866, à Paris.
Il étudie la peinture auprès de la colonie américaine de Pont-Aven puis à Paris Il se spécialise dans les portraits et la peinture orientaliste.
Il visite l’Espagne puis Tanger durant l’hiver 1872-1873 puis l’Egypte où il reste cinq ans avant de revenir à Paris en 1877.
Il visite l’Algérie pour la première fois en 1885-86. Il y retourne plusieurs fois. Il séjourne quelques temps à Alger où il loue avec difficulté une chambre atelier dans la Casbah.
Il travaille d’après des esquisses mais aussi sur des photographies qu’il réalise lui-même.
Il obtient sa première récompense au Salon de 1877, puis une médaille d’argent aux expositions universelles de 1889 et une autre à celle de 1900.
Il est le fondateur de la Société des Artistes Américains à Paris. Il est aussi écrivain et photographe de ses voyages.
Le soufisme est le mysticisme de l’Islam. Comme tel, il a la particularité d’exister aussi bien dans l’Islam sunnite que dans l’Islam chiite. Décrire le soufisme est une tâche redoutable. Comme tout mysticisme, il est avant tout une recherche de Dieu et son expression peut prendre des formes très différentes. D’autre part, par ses aspects ésotériques, il présente des pratiques secrètes, des rites d’initiation, eux aussi variables selon les maîtres qui l’enseignent. Bien que le soufisme se veuille rigoureusement musulman, l’Islam traditionnel, sunnite et chiite, considère le soufisme avec la plus grande méfiance.
En Iran, la grande majorité des mollas y est vivement opposée et dans l’Islam sunnite, la plupart des Ulema sont beaucoup plus intéressés par la lettre du Coran et ses interprétations juridiques que par les spéculations des soufis auxquelles ils trouvent une odeur de soufre. Cette opposition généralisée contribue à la discrétion du soufisme.
En outre le soufisme n’a aucune unité. Chaque maître se constitue une cohorte de disciples attirés par la réputation de son enseignement. Tout au plus, ces maîtres déclarent se rattacher à une » confrérie « , elle même fondée par un célèbre soufi des siècles passés ; personne ne vérifie une quelconque orthodoxie de l’enseignement donné, du moment qu’il se réfère à l’Islam.
L’importance de cet Islam secret n’en est pas moins remarquable. Historiquement, il a joué un rôle de premier plan dans la naissance des déviations du chiisme que sont l’Ismaëlisme et la religion druze. En littérature, il a profondément inspiré certaines des oeuvres arabo-persanes les plus remarquables comme les Contes des Mille et Une Nuits ou le poème d’amour deLeyla et Majnoun.
C’est cependant par sa spiritualité que le soufisme est le plus original. Dans la conception soufie, l’approche de Dieu s’effectue par degrés. Il faut d’abord respecter la loi du Coran, mais ce n’est qu’un préalable qui ne permet pas de comprendre la nature du monde. Les rites sont inefficaces si l’on ignore leur sens caché. Seule une initiation permet de pénétrer derrière l’apparence des choses. L’homme, par exemple, est un microcosme, c’est-à-dire un monde en réduction, où l’on trouve l’image de l’univers, le macrocosme. Il est donc naturel qu’en approfondissant la connaissance de l’homme, on arrive à une perception du monde qui est déjà une approche de Dieu. Selon les soufis, toute existence procède de Dieu et Dieu seul est réel. Le monde créé n’est que le reflet du divin, » l’univers est l’Ombre de l’Absolu « . percevoir Dieu derrière l’écran des choses implique la pureté de l’âme. Seul un effort de renoncement au monde permet de s’élancer vers Dieu: » l’homme est un miroir qui, une fois poli, réfléchit Dieu « .
Le Dieu que découvrent les soufis est un Dieu d’amour et on accède à Lui par l’Amour : » qui connaît Dieu, L’aime ; qui connaît le monde y renonce « . » Si tu veux être libre, sois captif de l’Amour. «
Ce sont des accents que ne désavoueraient pas les mystiques chrétiens. Il est curieux de noter à cet égard les convergences du soufisme avec d’autres courants philosophiques ou religieux: à son origine, le soufisme a été influencé par la pensée pythagoricienne et par la religion zoroastrienne de la Perse ; l’initiation soufie, qui permet une re-naissance spirituelle, n’est pas sans rappeler le baptême chrétien et l’on pourrait même trouver quelques réminiscences bouddhistes dans la formule soufie » l’homme est non-existant devant Dieu « .
Même diversité et même imagination dans les techniques spirituelles du soufisme : la recherche de Dieu par le symbolisme passe, chez certains soufis, par la musique ou la danse qui, disent-ils transcende la pensée ; c’est ce que pratiquait Djalal ed din Roumi, dit Mevlana, le fondateur des derviche tourneurs ; chez d’autres soufis, le symbolisme est un exercice intellectuel où l’on spécule, comme le font les Juifs de la Kabbale, sur la valeur chiffrée des lettres ; parfois aussi, c’est par la répétition indéfinie de l’invocation des noms de Dieu que le soufi recherche son union avec Lui.
Le soufisme apporte ainsi à l’Islam une dimension poétique et mystique qu’on chercherait en vain chez les exégètes pointilleux du texte coranique. C’est pourquoi ces derniers, irrités par ce débordement de ferveur, cherchent à marginaliser le soufisme. C’est pourquoi aussi les soufis tiennent tant à leurs pratiques en les faisant remonter au prophète lui-même: Mahomet aurait reçu, en même temps que le Coran, des révélations ésotériques qu’il n’aurait communiquées qu’à certains de ses compagnons. Ainsi les maîtres soufis rattachent-ils tous leur enseignement à une longue chaîne de prédécesseurs qui les authentifie. Cette légitimité par la référence au prophète n’entraîne cependant pas d’uniformisation du mouvement soufi : les écoles foisonnent et chacune a son style et ses pratiques. Ces écoles sont généralement désignées en français sous le nom de confréries. Avant de procéder à l’étude de quelques unes d’entre elles, il faut toutefois garder à l’esprit que les confréries sont devenues, non pas une institution, mais au moins une manière de vivre l’Islam si généralement admise que toutes sortes de mouvements, mystiques ou non, se parent du titre de confrérie pour exercer leurs activités. Qu’on ne s’étonne donc pas de rencontrer parfois des confréries fort peu mystiques à la spiritualité rudimentaire, bien éloignée des spéculations élevées qui ont fait du soufisme l’une des composantes majeures de la spiritualité universelle.
Michel Malherbes, Les Religions de l’Humanité, pages 192-194 Ed. Critérion
« La mode se démode, le style jamais. » disait la célébrissime Coco Chanel..
Un style c'est donc une respiration , un certain regard, sur la vie .
Un style c'est un savant mélange de pulsions, de poésie et de panache...
Réinventer les lieux et dérouler une sorte de mélodie sans toutefois bouder le fun et oser un chouïa d'excentricité ...