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Archives Mensuelles: octobre 2012

« Ay lxiṛ-inu ».


Chanson du grand chanteur Algerien Idir.
Le titre « Ay lxiṛ-inu » est interprété librement par la talentueuse soprano Amel Brahim-Djelloul-.
Il ne s’agit ,en fait ,pas seulement d’une chanson mais d’un passage de flambeau a double sens. Le féminin /masculin se décline sous une rare respiration apaisée et apaisante.

Traduction de Fadhma Izri que je remercie vivement.

Mon bonheur est accompli
Mes pleurs ont taris
Le grenadier a porté des fruits

Une brise de bonheur berce mon cœur
Laissez-moi donc, je vous en conjure !
Ne m’en voulez pas si je vous injure !

Refrain

Partageons la joie de notre heureux béni
De la maison haute, j’ai perçu un gémissement
J’ai entendu les cris d’un enfant remplir les environs

Les sourires se dessinent sur les visages
Et nous fêterons notre joie comme d’usage

A travers les forêts, les monts et les plaines
Une brise douce délie les visages
Préparez donc le henné de notre bien aimé

Refrain

Les sourires se dessinent sur les visages
Et nous fêterons notre joie comme d’usage

A travers les forêts, les monts et les plaines
Une brise douce délie les visages
Préparez donc le henné de notre bien aimé

Refrain.

 
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Publié par le 23 octobre 2012 dans musiques et videos

 

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Vidéo

El Kahwa wel latay…

Kahwa Wel latay ,une k’cida qui a été chantée des les début de la chanson chaabi par chiekh zarbout et hadj mrizeq ( la version la plus connu ) . Chaque maitre lui a donné ses couleurs d’ou la pluralité des versions et du public
Musicalement parlant cette k’acida peut être jouée en sihli , en mouel ,en zidane et meme en sika avec des rythmes differents goubahi ,bourjila ,berwali et avec différents air aussi selon le gosto ou mrgreen du moment.

La chanson dit ceci :

Oh homme sensé, écoute mon histoire et comprend la !
Par une belle matinée printanière de l’an mille dans la lumineuse ville de Cordoue, se présentèrent devant le juge, deux éternels rivaux ; le café et le thé.
faut il préciser que dans la langue arabe , le mot café se prononce : Qahwa qui est une connotation féminine.
Ainsi dans cette sublime ville qu’était Cordoue, ville de la connaissance des sciences et des arts, ville où la civilisation islamique était à son summum, ville éclairant l’Europe de son savoir, existait un juge très connu pour son impartialité et sa probité ; c’était le juge Omar Ben Haq.
Dans la hadra du juge Omar ou toutes les franges de la société étaient présentes.
La salle était pleine à craquer. Habits de soie et habits de toile, senteurs de jasmins émanant des belles andalouses et odeurs de sueurs se mélangeaient dans un énorme brouhaha. Toute la ville était là, personne ne voulait rater l’audience.
Le juge entra dans la salle, majestueux dans sa robe de satin, d’un vert olive, le turban posé fièrement sur la tête , prit place  ,intima à l’assistance le silence et d’un signe de tête il ordonna aux deux protagonistes d’exposer leurs griefs.

EL Qahwa (le café) et le thé arrivés devant le Qadi (juge) le saluèrent par ces propos :
– Oh Qadi respectable, nous te considérons comme arbitre équitable, car tu es Incorruptible, tu ne te laisse acheter ni ne prend aucune décision à la légère, grâce au Seigneur, tu jugeras avec succès notre différent car DIEU t’a confié une partie de ses pouvoirs.

Le Cadi, agacé par tant de verbiages leur répondit en ces termes :
– Je vous écoute, trêve de bavardage, si vous avez quelque chose à dire, parlez sans inquiétude ; celui qui a raison l’emportera, et bien entendu, le perdant acceptera le verdict.
Le thé prit le premier la parole se faisant son propre avocat.

– Aujourd’hui, il est permis de me boire, dit ‘il, je n’ai rien de commun avec le vin, je suis la boisson des hommes honorables, en moi se trouve une vertu contre toutes les maladies que je rencontre à l’intérieur du corps de celui qui me boit. Je dissipe douleur et tristesse.

Continuant sa plaidoirie, le thé dit :
– Je facilite la digestion de tous les aliments lourds, je guéris les personnes souffrantes et aux hommes de bien, qui me boivent, j’apporte détente et repos.

– Je contiens un brin de fragrance de menthe et de gingembre. Pour me préparer on utilise une théière ressemblant à une tiare, posée sur un brasero rempli de braises ardentes et on utilise un plateau ciselé reposant sur un trépied en bois précieux sur lequel sont délicatement posés des verres aux couleurs chatoyantes ajoutant ainsi, à mon miroitement. Alors comment ? toi, servante, voilà que tu veux rivaliser d’éclat envers moi, lança t’il en direction d’El qahwa.

– Pourquoi élever le ton avec moi, tu n’es qu’une pauvre servante, après tout !
Tu ne procures ni extase, ni n’exhales aucun parfum, tu n’es pas digne des tasses de solennités et d’apparat, ce qui te convient, ce sont des tasses de pierre ou des bols d’argile vendus au poids, termina t’il ainsi sa longue diatribe

– DIEU récompensera tes injures comme il se doit, répliqua el qahwa, abrège tes propos et ne te proclame pas licite car c’est ma médecine à moi, qui est renommée, je guéris le malade de ses longues maladies. Aux hommes de bien qui me boivent, continua el qahwa, j’apporte détente et repos, je dissipe migraine et douleur.

Et les soirées avec moi peuvent durer longtemps, je facilite la digestion de tous les aliments lourds. Et, sarcastique, el qahoua dit au thé :
– Lorsque les veillées se multiplieront, oh esprit subtil, aucun courtier ne t’achètera au marché car tu es bon pour les chameaux et lesbœufs puisque tu es pareil à l’indigo ; tu n’es qu’une herbe colorée.

Après avoir écouter attentivement les plaidoiries d’el qahoua et du thé, el cadi leur répondit, en lissant pensivement sa petite barbe blanche, en ces termes :
– Cessez, nobles gens ! Certes, vous êtes tous deux des remèdes efficaces, mais le thé possède des vertus plus nombreuses car toi ; el qahoua, tu es bon marché et accessible par tous, le thé, quant à lui est fait pour le divertissement des gens de bonne compagnie qui se savent se délecter de ce nectar béni. En effet, continua le cadi, le thé ajoute son charme à la quiétude et à la joie des réceptions, Dieu Tout Puissant l’a créé ainsi et l’a doté d’un aspect splendide.

 
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Publié par le 12 octobre 2012 dans musiques et videos

 

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La fenêtre, le téléphone et la gazelle…

Debout ,seule devant la fenêtre , elle s’assurait que le monde vivait sa vie de dehors a peu prés correctement…
Cela devenait de plus en plus fréquent cette manie qu’elle avait  de s’enfermer chez elle , plusieurs jours  par semaine , avec pour seule compagnie les voix nues et rondes de la radio et c’est toujours la même station et les mêmes programmes qui  laissent  parler les saisons…
La , ils en sont au début de l’automne…une copine disait d’ailleurs qu’il neigeait en ce moment même a Winnipeg … Heureusement qu’ici il fait encore beau et drôlement beau en tout cas … Cette explosion de rayons de soleil ,elle la vit  comme un pied de nez que l’on  ferait aux bulletins  de météo savants et très effrontés … »Des bulletins de météo effrontés  » l’expression aurait plu a l’autre Monsieur debout depuis un moment déjà ,sur le quai de cette gare Parisienne vide, a attendre l’arrivée de la gazelle …

Elle sourit tendrement au souvenir du Monsieur, de la gare Parisienne  et de la gazelle puis  s’empresse  de signer le message dans lequel elle explique a son collègue qui ne savait pas ou il était possible de trouver de bons mille-feuilles en ville …Ici ,on les appelle les Napoléons.
« je t’invite a partager un  Napoléon  . »  dirait l’autre . 

Et tandis qu’elle habillait sa dernière phrase en imaginant un visage voire une allure a  son auteur. 
Le téléphone sonna et c’est son frère a l’autre bout de la ligne , a l’autre bout du monde.
 » Allô ,il est quelle heure chez toi ,il est pas tard j’espère… écoute bon anniversaire surtout ».

-« Ohhh ,  »  manqua t-elle de s’étouffer  pendant qu’il continuait à parler toujours a l’autre bout de la ligne et de l’autre bout du monde  : » c’est toi qui m’a envoyé un mail pour me dire de ne pas oublier ton annif…voila s’est fait ,bon annif ma vielle. »
Quoi? mais son anniversaire est dans  deux jours…Mais qu’est ce qu’ils ont tous a se tromper de saison?

 
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Publié par le 4 octobre 2012 dans A pile et face

 

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