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Archives de Tag: Tableaux Algerie

Dé intérieur,



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Nous sommes cette fois devant un choix pictural bien particulier.
Brahim Achir, l’artiste peintre Algérien, nous invite à explorer son cube, une sorte de dé où chaque face déploie un visage féminin et ouvre un espace à la fois intime mais non moins complexe.

Ainsi, chaque visage révèle la présence subtile du peintre, qui s’y glisse et s’y installe en double parfait, couche de couleurs après l’autre, laissant les traits carillonner et se recomposer sous son geste.
Non, les yeux ne s’attardent pas sur le regardeur mais portent un monde intérieur si fragile, si intense.

Ensuite, vient la matière picturale, visible, parfois rugueuse, parfois lisse, toujours vivante.
La couleur, elle, éthérée et retenue ne flatte pas.
Gris, ocres, voire bleus sourds chamboulent et laissent deviner l’invisible.

Assurément, ces visages ne cherchent ni flatterie ni séduction mais intime au regardeur une attention tendue, presque douloureuse, où chaque détail devient épreuve et révélation.

Peu à peu, le cube cesse d’être un objet pour devenir un espace intérieur.
Chaque visage devient strophe et chaque angle résonne comme un écho des âmes.
Rigoureux dans la construction et lyrique dans le geste, Achir mêle technique et poésie afin de créer un espace où l’identité se fragmente, se multiplie et se redéploie sans rien perdre de sa complexité.

Dans ce temps suspendu, il n’y a ni beau classique ni glamour.
Seul le geste d’un artiste peintre déroule l’intimité du monde avant la sienne.
Le cube refuse l’agrément.
Il exige le regard, impose la pensée et ancre l’infini.

Tableaux de l’Artiste Peintre , Brahim Achir.
Dipingendo un mobile…
Olio su tela
Cm 60x60x100.

 
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Publié par le 8 février 2026 dans A pile et face

 

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La couleur du destin…

    Joy,Rudy,Marwan.Ahmed,Tony,Michel, autant de noms et d’interprètes pour jouer un    spectacle a scène unique. Nous parlons d’une mélodie grinçante, d’un authentique tableau  vivant, ouvrant sur un monde d’hommes qui règnent implacablement sur les temples des  plaisirs illusoires.
 Les salons de coiffures pour dames,les plus huppés de toutes les dunes avoisinantes ne  juraient que par le nom de ces dandys faussement connaisseurs et a la réputation  sulfureuse,savamment entretenue. A croire qu’ils n’ont fait que cela et ce depuis la  première aube, ordonner les dentelles et faire régner la loi du mâle sur l’être et le paraître.
 Des femmes de toutes les formes et de toutes les origines,a commencer par les  divinement pulpeuses pour arriver aux troublantes androgynes,en passant par les  déclinantes. Toutes défilaient inlassablement et immanquablement sous les mains  expertes qui redessinaient, réinterprétaient et coloriaient les ombres a coup de piquouse s’il le faut, le but étant celui de défroisser chaque millimètre du corps féminin, lisser le moindre  pli et remplir les sillons pour faire place a de pittoresques silhouettes de femmes made in  Khalidj revisité par Beyrouth.

Rewind…
Le haut couture blanc sur un pantalon capri en soie de même ton poussa d’une main précise la porte du prestigieux Hair Salon de « l’Emirats palace ».
Une galerie de glaces se faufilaient a l’infini et doublaient par effet de réflexion, le nombre de filles,toutes de type Asiatique, affairées a laver, démêler et faire sécher des extensions de cheveux, de couleurs et de longueurs différentes.
Entre le Harem et le souk se déroulait sous ses yeux un monde singulièrement étrange de la chose féminine.
Elle prit place au milieux des Abayates parfumées au bois de santal et les visages extraordinairement ourlés au botox et se rendit vite compte que le livre qu’elle avait entre les mains n’était pas la meilleure stratégie a emprunter dans cette arabesque.
-« Vous avez pris rendez-vous avec lequel de nos designers Madaaaaame? ».
L’hôtesse que nous appellerons »little marmaide » au vu de ses immenses yeux,fortement dessinés au Khol sous une lourde et longue chevelure d’un mauve surprenant pour un maximum de vingt ans sur pieds, la considéra de haut en bas puis de bas en haut avant de décider de « l’attribuer » a RoY!.
-« Vous verrez ,c’est le meilleurs de tous, Madaaaame ».
D’un geste de tête elle intima l’ordre a la shampouineuse d’apporter une boisson et d’inviter la cliente a prendre place sur l’un des fauteuils massants.

Des dunes versus pétrole…
Le jeu se jouait a trois: La cliente d’une part ,a l’évidence, un ovni avec un haut couture.
Le « designer », un entre-deux/homme avec barbe fournie et déhanché que l’on qualifiera de très technique.
En dernier, le reste d’essaim de femelles,personnages dantesques aux accents et personnalités confondus et confondants.

le descriptif s’arrêtera la,puisque l’arrière cour des palais n’avait pas grand chose a raconter hormis les intrigues de coucheries et la politesse du désespoir.
C’était un petit monde qui péchait par facilité .
Un petit monde qui vivait très insuffisamment ,faute d’intelligence.
-« C’est votre couleur naturelle,n’est ce pas Madame?. »
– » Je confirme,je ne me teins pas les cheveux. »
-« Waouh,c’est bien la première fois que cela arrive. Des cheveux sans artifices,c’est tellement rare par ici mais d’ou venez-vous? ».
Le reste de la discussion se perdra dans les vapeurs des nombreuses conversations téléphoniques des « Customers » et le bruit des sèches cheveux.

Abu Dhabi .Mars 2015.

 
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Publié par le 23 mars 2015 dans A pile et face

 

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