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Archives Mensuelles: janvier 2014

Sur le bazar des représentations…

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Il la voyait s’arracher avec difficulté de ses bras … son regard encore brillant trahissait les folles expansions du désir au masculin …il se cale dans ses coussins en désordre ,place les bras derrière la tête avant de la voir disparaître dans un halo de vapeur d’eau chaude,de nuage de parfum et autres partitions féminines…
Elle se lave minutieusement ,longuement ,s’attarde sur les chemins des caresses,contourne malicieusement les bouches de volcan,ajuste la pomme de la douche et laisse couler l’eau sur sa tête pendant que ses pensées tournoyaient dans le sens contraire des aiguilles d’une montre …
Il est vrai qu’elle ne fait jamais les choses comme tout le monde.
Elle s’habille,se coiffe sans un regard pour lui ,sans un mot et s’installe devant l’ordinateur,puisqu’il y a toujours un ordinateur dans les histoires modernes…C’est toujours fascinant de voir une femme vous prendre par la main et semer ainsi des petites histoires, des saillies ,des peut être mais…
Elle travaille pendant une petite heure avant d’enfiler son manteau et mettre la clé de contact…C’est emblématique comme geste que celui de faire démarrer une voiture ,c’est de ce geste que procède l’émancipation des femmes …maîtriser la bête dirait même ma voisine sourde de 98 ans ,capable de vider méticuleusement trois bouteilles de champagne en un seul après-midi.
Laissez -moi deviner ,vous trouvez la digression maladroite , limite inutile et pourtant c’est aussi cela un récit , des surprises, des ruptures, on improvise des postures ,on invente des phares de voiture sur les boulevards ou il y régnait ,ce soir la comme un malaise a commencer par l’absence totale des quidams ,la neige sale étouffait les trottoirs et soulignait durement l’absence d’exubérance…les devantures des magasins exhibaient des mannequins a moitié nus, claquants des dents dans des short et des robes courtes avec voile transparent …Elle mit la radio,une manière de déjouer cette confusion temporelle tellement énorme ,tellement inhumaine puis fait demi tour et monte les escaliers du perrons quatre a quatre ,court vers l’ordinateur dont l’écran affichait le contact skype « absent » et un message: « A dans une poignée d’heure ma chérie ,tu me manques tellement, je t’aime.  »
Ainsi vont les histoires d’amour électroniques…
De palpitations en messages tremblants
De décalage horaire en silence angoissant.
De soupçons en fabulations.
D’incompréhensions en désespoir.
De peur en terreur de voir tout disparaître …
Son regard se pose lourdement sur la poignée de la porte ,l’oreille se tend …la suite ne vient pas.
Un champs de mine s’ouvre ,on inaugure les ravages …il faudra pourtant tenir la rampe au moins jusqu’à la poignée d’heures a venir.

 
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Publié par le 22 janvier 2014 dans A pile et face

 

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Un ton,un rythme…

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Précisons d’entrée que le but de la déambulation n’est pas celui de disserter sur la periode Byzantine ,je n’en suis pas capable d’ailleurs ,mais plutôt de parler d’une rencontre ,d’un ton et d’un rythme. 
« Heaven and Earth: Art of Byzantium from Greek Collections », un titre prometteur d’une expo ou il est essentiellement question de désir mêlé a ce je ne sais quoi de mystique .
Dans le west building de la National Gallery of Art de washington DC sont accrochées des sortes de mise en page assez impressionnantes qui déroulent sans prétention aucune le 3,4,7,9 et 12e siècle d’une seule coulée et avec une aisance déconcertante devant nos prétentieuses 2013.
c’est l’histoire de ces milliers de mains anonymes qui ont ramassé, sélectionner,mélanger,inventer,travailler,placer,reproduit,sculpter
dessiner,forger,plier,peint,laver,tisser,broder,imprimer et raconter a base de verre, de papier,de tissus,de bois,de marbre,de glaise, des millions et des millions d’histoires aussi incroyables les unes que les autres . 
C’est tous ces petites gens chez qui la nécessité de travailler se conjuguait naturellement avec le geste de foi…A ce titre les différentes mosaïques- pièces maîtresses de l’expo- sont de veritables prières visuelles. 
L’église vue d’ici , de maintenant et a partir de toutes ces pièces semble n’être qu’un raffinement minutieusement psalmodié et s’il y aurait un chemin sous-jacent a toutes les pièces exposées ,il serait celui de l’hymne a la vie. 
L’expo s’écrit par ailleurs sur notre incapacité aujourd’hui a nous positionner dans l’inédit et dans le renouveau et pour preuve la découverte de l’authentique manuscrit de l’Iliade,veritable bijoux de l’art de « l’impression » ou de ces pièces de joaillerie que l’on a connut sous d’autres cieux sous la signature du très respectable « Cartier » .
Un pèlerinage a l’intérieur de plusieurs codes,de plusieurs temps…Nous laissons venir ainsi le récit millénaire comme une partition et nous sortons comme lavés après ce tour de quelque 90mn,lavés de tant d’années de malentendus et de mensonges modernes.

Exposition valable jusqu’au 2 mars 2014 .
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Publié par le 22 janvier 2014 dans Arts Visuels

 

Pause…

Lundi 13 janvier 2014 au soir et un recap s’impose:
Nous avons allumé les bougies, empaqueter les cadeaux, dresser les tables, reçu les convives , honorer les invitations puis déballer les paquets,crier des vœux fluo ,conduire jusqu’à l’aéroport et finir sur son sofa avec une tisane detox entre les mains .
Revenons donc au début et aux récits pieux contre récits raisonnables …le moment pour pour nous de scanner les priorités et d’offrir des nouveaux réveils …comment peut-on faire ?
Nous pouvons également envisager de véritables bouleversement et envisager des « Si » en série..des feuilles aux bouts des branches et des palpitations a grandes brassées.
la passion pour seule excuse et la passion comme unique aspiration… Oui mais encore une fois, comment peut on faire?
C’est pourtant dans nos têtes ,tout est dans nos têtes particulièrement cette histoire de destin et de destinée…une sorte d’expression très peu probable du pouvoir et du vouloir.
Je veux,tu veux,il veut…et 12 mois devant pour affiner les expressivités a deux tons.

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Photo de Lydia Chebbine.
Recto/verso .New York,2013.

L’illustration d’un New York en noir et blanc est  magnifiquement  exquise  et mes élucubrations du lundi soir ne  rendent pas la vraie lumière de cette géométrie quasi parfaite… le photographe « désembourgeoise  » le gris et met en scène une sorte d’aplat ,de proportions et de perspectives qui donnent du corps et dynamise d’une manière delicate une musicalité a fleur de peau .
Cest très physique et ça vibre comme une envie de respirer très profondément.
Cheers Lydia.

 
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Publié par le 15 janvier 2014 dans A pile et face

 

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A pas de voyageur..

A pas de voyageur..

Il y aurait de ces phrases tramées dans le silence qui raconteraient au mieux les respirations en enfilade des départs voilés.
Il y aurait de ses regards tellement vulnérables a qui l’on oserait pas tout dire..Les temporalités s’entrechoquent et les halls des Aéroports restent discrets sur « les voix » des départs ou de ces autres d’arrivées.
Non,il n’y a pas besoin d’avoir toutes les clefs pour comprendre que la machine humaine est majestueusement sentimentale…
Ce soir je rentre de l’aéroport.
L.K.

Photo de Lydia Chebbine.
Aéroport Dulles .Washington DC.09/01/2014 .

 
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Publié par le 10 janvier 2014 dans A pile et face

 
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Que mes lèvres ne sont-elles des cerises!

Que mes lèvres ne sont-elles des cerises!

Premier et unique chapitre.
Nous commençons par un bijou pictural,un veritable travail d’orfèvre, c’est le détail qui raconte le mieux l’oeuvre avec une capacité d’abandon qui nous séduit et nous laisse perplexes.
Ce n’est pas un bestiaire, ni une histoire sur le rapport a la nature ,ce n’est pas une toile non plus mais une scène hallucinante ,une sorte de récit du mythe fondateur construit sur un plan unique qui puise sa force dans le « non dit » et le » non vu » .
C’est surtout un tableau sous forme de « Storyboard » savamment soigné et résolument moderne.
le cadrage ,le mouvement et les personnages sont en parfait raccord……On y discerne un coté clinique presque maniériste et ce n’est pas qu’un effet d’annonce…le cinéma rallie la peinture a ce moment précis et c’est carrément bluffant .
l’Artiste peintre décline ainsi avec brio l’art de la métonymie dans la peinture ,l’art de la mise en scène du signifiant en somme .
La femme en chair d’une sensualité désarmante dégage cependant une inquiétude pesante …cela se joue a coup de champs/contre champs.
la pureté du trait souligne un érotisme glacé ourlé par un ton bleu décliné sous toutes ses nuances comme des couches de respirations que l’on retient devant le geste premier.
l’oeuvre naît d’une légende et tenterait de résoudre le mythe par le ludique …voir la vie dans le bon sens…Une proposition de façon d’être en fait campé par un paon ,très masculin et très imbu de sa force plastique.
La femme,elle, le tient  » finement « par une cerise rouge…un veritable recueil de l’art de la séduction et des jeux interdits.
L’artiste peintre transforme ,re-malaxe ,re-organise et re-colorie l’intériorité universelle sans verser dans l’anachronisme de la genèse et réussit la performance de de nous recréer sous le ciel et avec les couleurs de L’Algerie .
De la dentelle ,nous sommes en presence d’une très belle dentelle ,c’est forcement une nouvelle naissance et l’imagination nous appartient.

La cerise du Paon.Tableau de L’Artiste Peintre Hocine Ziani.

 
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Publié par le 4 janvier 2014 dans Arts Visuels

 

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