« Un long silence s’écoula. Ces silences qui nous font entendre la pensée des autres.
On a alors peur de les troubler, ces silences, de la même manière qu’on craint de jeter une pierre dans ces eaux qu’on appelle dormantes.
Chacun sait bien…… que les eaux ne dorment pas chacun sait bien que les silences ne sont pas muets.
A certains moment de leur vie les homme parlent pour dire quelque chose ; et quand ils se taisent, ils parlent encore »
Malek Haddad. La derniere impression.
Archives d’Auteur: Jasmins de nuit
Malek et le silence…
Oeuvre de Mohamed Boumehdi. Ceramiste Algerien.
Un fragment d’Algerie a Washington DC.
Il s’agit d’un Tableau du célèbre céramiste Algérien. Mohamed Boumehdi.
La khamsa est une sorte de « main protectrice » .
Certains associent la signification des cinq doigts aux cinq livres de la Torah pour les Juifs, aux cinq piliers de l’islam pour les sunnites ou aux cinq du manteau (Ahl al-Kisa) pour les chiites . La khamsa est essentiellement répandue dans le monde nord africain et se voit vendue sous différentes formes, en particulier en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Elle est souvent peinte sur les façades des maisons et des plaques, souvent réalisées en céramique parfois de couleur turquoise .
Khmouss a3likoum!! lol.
Premices de Printemps…

Comme un avant goût de printemps ,les jardiniers sont déjà la pour ensoleiller la city.
Si mars commence en courroux .Il finira tout doux, tout doux.

Les premières fleurs…l’arbre est encore dénudé , qu’importe puisque l’envie du soleil est trop forte.
Il etait une fois le haik…

»La marcheuse est ensevelie sous la soie immaculée, elle dont on ne pourra apercevoir que les chevilles et, du visage, les yeux noirs au-dessus de la voilette d’organza tendue sur l’arrête du nez.
Ma main frôle le tissus de son voile; je me sens si fière de paraître à ses côté ! Je la guide, comme on le ferait pour une idole mystérieuse : moi, son enfant, je dirai son page, ou même son garant, tandis que, s’éloignant de la demeure de sa mère, elle se dirige lentement vers une autre maison familiale »…
Assia Djebar.
Le merveilleux a petits carreaux…Boumehdi, le magicien.
Le quartier de Kouba a Alger n’est plus a présenter …c’est la dans l’une des ruelles ensoleillées que se trouve l’atelier du magicien de la céramique made in Algeria…
Le maestro Mohamed Boumehdi a 80 ans continue a guetter chaque matin, le cœur battant, les carreaux, les vases, la vaisselle que l’on extrait du four, encore brûlants.
« Il y a toujours une surprise après la cuisson de la nuit. La profondeur et le mariage des couleurs. « On ne sait jamais exactement ce que cela va donner. »,aime-il a répéter de sa voix posée qui contraste drôlement avec sa profonde et exubérante passion.
Flash back..
C’est en 1966 que le « miracle » a eu lieu. L’architecte Fernand Pouillon avait quitté la France l’année précédente pour s’installer en Algérie à la suite de déboires financiers et d’un séjour en prison qui l’avait durablement blessé.
Le ministère algérien du tourisme de l’epoque lui avait confié la tâche d’équiper en complexes hôteliers l’Algérie nouvellement indépendante.
Au cours d’une visite au Palais du peuple à Alger, Fernand Pouillon était tombé sous le charme d’un panneau de céramiques.
– C’est magnifique, mais plus personne ne sait faire cela de nos jours , avait-il soupiré.
– Détrompez-vous, lui repondit un accompagnateur, ce panneau a été fait il y a juste six mois. L’architecte avait sursauté : « Amenez-moi tout de suite celui qui est capable de faire cela.
Cet homme, c’était Mohamed Boumehdi, postier le jour et céramiste la nuit.
Ses moments de liberté, il les consacrait à la céramique. La première rencontre entre Fernand Pouillon et Mohamed Boumehdi a eu lieu à la villa des Arcades, une résidence du XVIe siècle, où l’architecte français avait installé ses bureaux. J’avais apporté avec moi quatre ou cinq carreaux. Pouillon les a regardé et m’a dit : « C’est vous qui faites cela ? »
J’ai dit : « Oui, c’est moi. » Il m’a alors demandé : « Montrez-moi votre main, vous avez de l’or dans cette main ».
Boumehdi devient ainsi l’habilleur » des œuvres architecturales de Pouillon.
Ensemble ils s’attelleront à la réalisation de nombreux sites hôteliers dont Moretti, Zeralda, Sidi Fredj ou encore Tipaza.
Avec eux, l’ornementation, cet art de la civilisation musulmane, renaît. Desormais, Alger respire différemment et L’hôtel El Djazair constituera l’une de leurs plus belles réussites.
Le résultat ? Une profusion d’arabesques, de fleurs, d’oiseaux, de volières envahissent le bitume et le beau porte ainsi un nom: Mohamed Boumehdi.
Correspondance….Mere-fille.
lettre de ma fille…
http://www.chloe.com/#/collections/ready-to-wear/summer-runway-2012/en
1) la collection est juste maaagnifique. Regarde le 17eme look.
2) Je viens de finir mes devoirs d’anglais et j’ai pu tout lire en Francais parce qu’on étudie Brecht et Artaud.
3) Je commence a travailler avec le website cet après- midi.
4) Et puis j’ai eu un autre A hier!
Une bonne journée s’annonce. Je t’appelle ce soir.
Bisousousous
14:00h , Washington, une pluie torrentielle et la rédaction telle une ruche bourdonnait…cliquetis de keyboard,sonneries de tel, la technicienne de studio qui demandait a tt le monde de se taire,la présentatrice plus soucieuse de son look que des news qu’elle doit annoncer ds quelques minutes…le téléspectateur , qui peut être a ce moment précis a commencer a jouer avec sa zapette..lol..
Un monde dans le monde en fait…Et puis l’Icône de ma messagerie électronique qui se met a clignoter …
C’est Lydia qui écrit a sa maman…C’est a dire moi, la terre s’arrête un moment le temps que j’ouvre mon courrier.
Ce petit bout que vous voyez sur la photo m’écrit aujourd’hui comme une femme , avec le langage et l’assurance d’une femme …
voila 18ans que j’égrène les années… année après l’autre a coup de milliers de biberons a préparer, autant de couches a changer ,la première dent de lait , des vaccins, , les goûter d’annif , les émois de la première rentrée en maternelle , les barbies , les couettes , les rires, la rougeole, la grippe, les jolies robes, le zoo, les films Disney.. la période pantalon et rien que du pantalon , les revelations fatidiques et combien inutiles : « maman ,je n’aime pas mon nez » , puis « maman ,je n’aime pas mes oreilles »….
Les images défilent et La course s’accélère et on arrive en moins de deux a la première manicure ….
Votre bébé mue en un beau brin de femme et vous envoi des mails et promet de vous appeler le soir….
Ce n’est pas des fragments de vie mais un vrai récital.
je t’aime Lydia et bravo pour le « A ».
Pérégrination…
Je continue mon errance dans les salles du musée, mon inventaire des peintures américaines , françaises , flamandes ,italienne et britannique afin de conclure cette histoire de séduction visuelle et d’affinité ….
Écouter les goûts des autres et faire le plein de ces enchantements lyriques avant le grand ménage de printemps et le retour des travaux au jardin.
Contourner la grisaille de l’hiver dans un musée prend soudain les allures d’une connivence entre des cultures qui ne se sont jamais rencontrées..
Tout cela est simple et ludique, il faut juste de la patience et savoir retrouver au moment précis le tableau qui répond le mieux a l’émotion de l’instant ….
Intégrer l’épanouissement grâce a la gourmandise de l’humain , du cœur et du plaisir..
Quelqu’un avait pourtant raconté un jour : « Devant le musée du Louvre, un agent hurlait : Circulez ! Y a rien à voir. »
Lol…