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Archives de Catégorie: A pile et face

Sur la grammaire et les autres…

femme
– Tu ne me dis plus rien depuis un moment.
– Tout va bien, je t’assure. Ils ont même annoncé les lauréats cette semaine.
– Ce n’est pas faute d’avoir ignoré le sujet pourtant, faudrait se réapproprier cette foutue grammaire. Tu parlais de lauréates, au moins une?.
Silence gêné.
– Globalement trois lauréates, Enfin si nous le prenons par le bout grammatical, il y a eu en effet l’arabe, le tamazight, le français et dans cet ordre. Trois langues a la queleuleu , c’est dire la complexité du labeur.
-Et?.
– Ils ont opté pour le masculin véritable. Le même véritable que nous pouvons lire sur les étiquettes dans le commerce.
l’installation tenait en une large pièce. L’ameublement y est réduit a la seule fenêtre du fond. Cette scène lumineuse  se jouait  de la géométrie au grès des faisceaux de lumière dont elle disposait, recomposait et triturer les projections sur les carreaux de ciment au sol avant d’aller courir les pans des murs.
Assia, la faiseuse d’ombre, me donnait le dos et parlait de sa voix  aux terminaisons rallongées voire veloutées.  A l’évidence, elle s’ennuyait dans cet au-delà qui n’avait rien a raconter .
– De quoi parle t-on en bas?.
– Beaucoup d’histoires locales, un montage inachevé de l’éternel il/elle,  des propriétés vagues. On tente de redéfinir les évidences pour creuser un peu plus le malentendu. Le temps n’est toujours pas aux poètes et encore moins a l’audace de l’alphabet.
-Mais encore?.
– Ils font dans le parti-pris éditorial. Faire taire les uns  au profit d’un autre bavardage, si vulgaire.  Tu es partie bien trop tôt, Assia. Seule, toi, savait remettre en jeu des vies en mousseline .
Elle se détacha lentement du puits de lumière, sa respiration  brute, régulière, métrique raisonnait dans ma tete en cercles infiniment répétitifs.  Je commençais a me sentir mal. je perdais pied devant le rythme affolé  de mes propres battements de cœur . Ma vue s’embrouillait devant les énormes silhouettes qui chahutaient les perspectives.
-C’est l’histoire d’une poussée d’adrénaline qui monte a contre courant, Assia.  Une fausse monnaie intellectualiste, un pseudo blabla sur la pensée affaissée, une juxtaposition de lettres juste bonne a étouffer la citée. Les mains des uns se détachant de celles des autres, l’occident/ orient est en passe de décrocher le prix de la sinistrose aiguë. Le récit n’est autre que celui  d’un décrochage organique, le plus grand bluff du siècle, une sorte d’architecture internationale du non commun.  le but etant de re-poser la vie sur des circuits hâtivement dressées, imprécis, chancelants sur de réelles arrières pensées. Faire dans l’Hitlérisme encore plus tenu que celui d’Adolphe afin d’en finir avec cette absolument petite chose. l’insignifiant féminin ne devrait et sous aucun prétexte avoir droit de citation. M’entends-tu Assia?.
Pause. Rien ne venait.
Je continuais, pourtant, a entendre mes mots tomber dans les taches de lumiere au sol. la longue marche des renoncements suivait naturellement son chemin.
-Les murs s’épaississent a vue d’œil depuis ton départ, Assia et les femmes d’Alger ont du mal a pousser ne serait ce que les portes de leur propre appartement.
Maintenir la régulations du macabre devient la raison première, le vital, l’absolu humain et les penibilites conjuguées au féminin se prolongent du fin fond de Sanaa  jusqu’à la la grande place de Cologne.
– Et que dit Kamel de tout cela?.
-Il ne dit rien Assia. Kamel ne dira plus rien.

 
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Publié par le 20 mars 2016 dans A pile et face

 

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Marivaudage sur névé..

 

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Photo de Lydia Chebbine. Janvier 2016.

Une planche plutôt surdimensionnée pour rappeler que l’été est forcement passager…Malgré le vent qui lui cinglait le visage, il restait la, totalement fermé, droit comme un i a fixer le tronc d’arbre oublié sur l’étendue crayeuse comme pour narguer toutes les bouteilles anciennes et ces autres que l’on ne jettera plus tant la métaphore devenait triviale. Le torse en bois dénué de souplesse n’avait rien de singulier, pourtant. Il n’invoquait ni la fougue ni le mouvement mais le faisait bizarrement penser a Victor Hugo qui disait que la pudeur le rendait fécond.

 
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Publié par le 15 février 2016 dans A pile et face

 

En suspens…

Toute la splendeur des saisons douces semble s’être réfugiée dans ce coin du monde.
Mais avant cela , il y a eu le ciel gris, l’air pliant péniblement sous la masse des goutelettes glacées et des hommes, beaucoup d’hommes, se livrant yeux clos dans des aéroports noirs et blancs.
Encore un peu plus avant cela , il y’a eu des calendriers que l’on a inversé par un matin d’hiver. Faudrait peut etre expliquer qu’il se passe toujours un temps avant de penser a sauter les saisons.

Les nuits Emiraties c’est parfois des mains qui se cherchent furtivement dans l’obscurité d’une salle de concert, une princesse Géorgienne promenant ses six annees sur les notes de Beethoven ou alors un piano concerto N,4 in G major…  A quelques encablures de la,le monde se la jouait en minor.

 
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Publié par le 14 janvier 2016 dans A pile et face

 

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Chronique sur le 31…

Noel08:30 du matin, la glissante file devant les bus a destination de New York gardait encore du sommeil, plein les fonds de poche. Un pied sur le trottoir, l’autre encore dans la voiture, ma fille me faisait promettre de ne pas m’ennuyer durant le réveillon de la Saint-Sylvestre. Je ne m’attarde pas plus que cela sur la fraîcheur des visages des voyageurs qui accentuait singulièrement les plusieurs fois 365 jours que je cumulais.
Un premier feu rouge puis un deuxième et me voila déjà en retard pour mon dernier rendez-vous de l’annee.
Salamalecs, sourires complices et de l’émotion, bien réelle devant l’étalage de viennoiseries, Il y a de ces plaisirs que l’on n’explique pas. Le café avec les copines dans « la houma » s’avérait être une brillante idée de clôture pour la très prolixe et imprécise 2015.
S’en est suivi une très longue  promenade dans la ville. La douceur inhabituelle de la meteo rallongeait les ombres sur le macadam frémissant d’impatience sous les pas des promeneurs.
Ecrire sur le dernier jour de l’annee, c’est se montrer attentive aux visages qui passent et cela n’engage que moi. Ceux des touristes, les visages de devant la maison blanche, racontaient la nonchalance avec tellement de légèreté.
14:00 heures , je fais mes courses…la cohue absolument colorée anticipait sur des festivités sonores a en juger les cadis bien garnis et les les bulles en perspective. De l’autre coté,  Dubai annonçait deja l’annee 2016. Je ne dirai jamais assez sur la magie de l’ecrit particulierement quand il rend magistralement aisé le voyage dans le temps.
17:00 heures, repas sur le pouce, faut bien perdre les tonnes de chocolats ingurgitées durant the christmas. Pas de télé, ce soir mais un fond de John Coltrane, autant parler d’une anthologie sur les  » favorite things ».
20,21,22 heures… Bref, je traîne la savate afin de repousser le moment de basculer dans le tout New Year.  Je soigne le  finish de tout ce que je sais en attendant de decouvrir ce que je saurai.
Un reveillon bien calme au final et ça le fait et meme tres bien.
Tres belle année et des guirlandes de tendresses a tous. Cheers.

 
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Publié par le 1 janvier 2016 dans A pile et face

 

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Vidéo

La modernité d’une figure.

 

L'emir Abdelkader Aldjazairi

« Mourez avant de mourir car c’est de la mort de l’égo, dont il est ici question, que renaît l’être spirituel » L’Emir Abdelkader Al Djazairi.                 Tableau de Hocine Ziani.

Synopsis
Quand son pays, l’Algérie fut envahi, cet homme bâtit un Etat.
Quand la barbarie se répandait, décimant les siens, cet homme répondit par l’humanité, la compassion et le droit.
Quand on lui promit la liberté en Orient, cet homme reçut la prison au Nord.
Quand on lui offrit un royaume, cet homme choisit la foi et la plume.
Quand certains faisaient de leur foi une haine meurtrière, cet homme fit de la sienne une main tendue.
Cet homme s’appelle Abd El Kader. Il est le fils de Mohiedine et le père de l’Algérie.
Il a vécu hier, mais son histoire dessine une voie pour demain.

C’est en ces mots et avec une voix d’enfant que le réalisateur Salem Brahimi, raconte L’Emir Abdelkader , le heros absolu  du roman national Algérien.
Faute de pouvoir poster le documentaire pour des raisons evidentes de droits d’auteur. je laisse le realisateur Salem Brahimi nous expliquer, avec une voix d’enfant le comment et le pourquoi d’être Algérien mais surtout Émir.

Fiche technique
Titre : Abd El-Kader
: Genre Documentaire
: Durée 96 mn
: Année de production  2013
Réalisateur : Salem Brahimi
Scénariste : Salem Brahimi et Audrey Brasseur
Producteur : Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC) avec le soutien du Ministère de la Culture – FDATIC et de Tlemcen, Capitale de la Culture Islamique 2011.
Producteurs executifs : Battam Films /Wamip Films

 

 
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Publié par le 18 décembre 2015 dans A pile et face, Arts Visuels

 

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Sur la théorie de tout …

 

Theory
La transcription n’est pas la vraie vie mais un échos lointain voire légèrement imprécis de ce qui pourrait être l’enfer des constats tragiques, irrévocables, froids. Ceux la mêmes qui vous plongent dans la solitude des réflexions insupportables pour vos neurones qui sauteront méticuleusement un a un sans faire la moindre étincelles.
Ces pétards mémoriels mouillées s’alignaient perfidement sur le rythme de l’extinction teigneuse de vos ressouvenances. La chronique devient capricieuse, le tempo en prend un coup et la vision finit par avoir du mal avec la répartition des 24h/jour.
– Es-tu certain de m’en avoir soufflé mot aupavant?
– Mais enfin tu exagères, tu devrais me prendre plus au sérieux.
– Evidemment que cela me revient mais vaguement, très vaguement. Et si nous reprenions tout des le début, hein?
S’en suivait généralement de très vives protestations, des bras qu’on lève  vers le ciel pour dire que cela ne peut plus continuer.
-C’est immanquablement de la mauvaise foi .
Éclat de porte exagérément sonore et des pas fuyants .
Restée seule dans sa tête ou il est de plus en plus aisé de faire de grands ronds tellement qu’elle était vide cette satanée tête, elle renouvelait l’exercice mental
qu’elle s’imposait depuis des semaines. Commencer scrupuleusement par suivre la courbe du déroulé de la journée. Les battements de son cœur affolaient ses tympans et de la sueur au gout de souffre  lui en tombait par paquets jusqu’en bas dan le dos. Son trouble s’accentuait, se découplait  pour finir par inonder la pièce plongée dans la pénombre.
Tremblante, elle avançait tout essoufflée dans les dédales mentals. Poings serrés, yeux écarquillés, elle tentait  de retenir la moindre broutille, de s’accrocher a la bribe d’un détails.

Retours a la case départ
Voyons ce que je devais faire aujourd’hui ?
Les lacunes sont de plus en plus notoires surtout qu’elle a passé tout l’après-midi a suivre ses programmes préférés en mode replay.
On a parlé philosophie, des djihadistes, de la maison Gallimard puis  du film de ce jeune réalisateur Britannique dont le nom lui échappait et lui échappera encore pendant les plusieurs heures a venir.

Irritée au plus haut point ,elle ouvre précipitamment la porte du frigo afin d’ y retirer de l’eau
Et…
Le frigo, était impeccablement, totalement, rageusement vide.
C’était donc cela.,elle avait magistralement oublié de faire les courses de la semaine.
-Ça va maman, tu sembles soucieuse?.
La voix était avenante , douce . Elle se retourne pour balbutier d’une voix confuse a l’oreille de sa princesse:
-C’est la journée des courses, tu m’y accompagnes,dis?

 
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Publié par le 13 décembre 2015 dans A pile et face

 

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Fantôme de femme…

 

danish
Vous êtes jeune,belle,talentueuse , insouciante, vous vous appelez Gerda Wegener et vous demandez exceptionnellement a votre mari de poser pour vous en… femme.
Gerda qui vivait de »sketching « de portraits en série sans grand succès, jusque la, vient de bouleverser par un seul geste, la palette chromatique et sa propre vie en déclinant une oeuvre en tiroirs sur « l’être/ femme ».
Le réalisateur Tom Hooper tentera tout au long de son dernier  film « The Danish Girl » de scruter, disséquer,repenser et arpenter le ressenti feminin avec une tendresse et une pertinence désarmantes.
« The Danish Girl » est définitivement une déclaration d’amour a la Femme qui tour a tour aime, souffre, construit et pardonne a fleur de femme si tant il nous est possible de dépeindre l’abnégation infinie de la mère, épouse, amoureuse mais egalement croqueuse d’homme capable du meilleur comme du pire.
Gerda Wegener  qui vit aux premières loges la transformation de son mari en femme, apprendra a mieux connaitre sa rivale Lili dans la douleur et la solitude la plus absolue.
Un portrait en couches successives d’une créature/ maîtresse qui  souffle tout sur son passage a commencer par le mariage de ce jeune couple d’artistes peintres.
Lili optera ainsi, au grand désespoir de Gerda, pour sa toute nouvelle frémissante vie de femme et renoncera a sa vie d’époux et de peintre très prometteuse, pourtant.
02:00 heures de screening,donc,  pour raconter les frontieres fabuleusement
 floues du genre sexuel , la tenacite des archétypes sociaux et l’improbabilité de nos palpitations, celles les plus secrètes.
« The Danish Girl » est un récit sur la férocité des rivalités féminines.  Un panoramique sur le tumulte au milieu duquel s’affrontent violemment deux femmes qui aiment puissamment et qui ne devront leur survie qu’a la disparition de l’une d’entre elle.
Eddie Redmayn -Lili dans le film porte magistralement l’histoire vraie d’Einar Wegener , un peintre à succès et l’une des premières personnes à subir une intervention chirurgicale de changement de sexe- signe avec ce foisonnement de pellicules une sincère introspection dont personne n’est a l’abri  dans cette culture du tout définitif.

Avis du  cinéphile:
A voir  impérieusement pour la sublime direction photo et les nombreux plans filmés sur le mode impressionniste en plus de la prestation bluffante d’Eddy Redman et celle d’ Alicia Vikander pressentis tous les deux pour pour l’oscar 2016.

Fiche technique:
Realisateur:  Tom Hooper.
Directeur musical : Alexandre Desplat
Scénario : Lucinda Coxon.
Avec :Eddie Redmayne, Alicia Vikander, Matthias Schoenaerts, Ben Whishaw, Amber Heard
Durée : 02:00mn
Sortie:
Washington DC: 12 decembre 2015.
Londres: 01 janvier 2016.
Paris: 20 Janvier 2016.

 

 
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Publié par le 13 décembre 2015 dans A pile et face, Arts Visuels

 

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