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Un ton,un rythme…

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Précisons d’entrée que le but de la déambulation n’est pas celui de disserter sur la periode Byzantine ,je n’en suis pas capable d’ailleurs ,mais plutôt de parler d’une rencontre ,d’un ton et d’un rythme. 
« Heaven and Earth: Art of Byzantium from Greek Collections », un titre prometteur d’une expo ou il est essentiellement question de désir mêlé a ce je ne sais quoi de mystique .
Dans le west building de la National Gallery of Art de washington DC sont accrochées des sortes de mise en page assez impressionnantes qui déroulent sans prétention aucune le 3,4,7,9 et 12e siècle d’une seule coulée et avec une aisance déconcertante devant nos prétentieuses 2013.
c’est l’histoire de ces milliers de mains anonymes qui ont ramassé, sélectionner,mélanger,inventer,travailler,placer,reproduit,sculpter
dessiner,forger,plier,peint,laver,tisser,broder,imprimer et raconter a base de verre, de papier,de tissus,de bois,de marbre,de glaise, des millions et des millions d’histoires aussi incroyables les unes que les autres . 
C’est tous ces petites gens chez qui la nécessité de travailler se conjuguait naturellement avec le geste de foi…A ce titre les différentes mosaïques- pièces maîtresses de l’expo- sont de veritables prières visuelles. 
L’église vue d’ici , de maintenant et a partir de toutes ces pièces semble n’être qu’un raffinement minutieusement psalmodié et s’il y aurait un chemin sous-jacent a toutes les pièces exposées ,il serait celui de l’hymne a la vie. 
L’expo s’écrit par ailleurs sur notre incapacité aujourd’hui a nous positionner dans l’inédit et dans le renouveau et pour preuve la découverte de l’authentique manuscrit de l’Iliade,veritable bijoux de l’art de « l’impression » ou de ces pièces de joaillerie que l’on a connut sous d’autres cieux sous la signature du très respectable « Cartier » .
Un pèlerinage a l’intérieur de plusieurs codes,de plusieurs temps…Nous laissons venir ainsi le récit millénaire comme une partition et nous sortons comme lavés après ce tour de quelque 90mn,lavés de tant d’années de malentendus et de mensonges modernes.

Exposition valable jusqu’au 2 mars 2014 .
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Publié par le 22 janvier 2014 dans Arts Visuels

 

Pause…

Lundi 13 janvier 2014 au soir et un recap s’impose:
Nous avons allumé les bougies, empaqueter les cadeaux, dresser les tables, reçu les convives , honorer les invitations puis déballer les paquets,crier des vœux fluo ,conduire jusqu’à l’aéroport et finir sur son sofa avec une tisane detox entre les mains .
Revenons donc au début et aux récits pieux contre récits raisonnables …le moment pour pour nous de scanner les priorités et d’offrir des nouveaux réveils …comment peut-on faire ?
Nous pouvons également envisager de véritables bouleversement et envisager des « Si » en série..des feuilles aux bouts des branches et des palpitations a grandes brassées.
la passion pour seule excuse et la passion comme unique aspiration… Oui mais encore une fois, comment peut on faire?
C’est pourtant dans nos têtes ,tout est dans nos têtes particulièrement cette histoire de destin et de destinée…une sorte d’expression très peu probable du pouvoir et du vouloir.
Je veux,tu veux,il veut…et 12 mois devant pour affiner les expressivités a deux tons.

Lyy
Photo de Lydia Chebbine.
Recto/verso .New York,2013.

L’illustration d’un New York en noir et blanc est  magnifiquement  exquise  et mes élucubrations du lundi soir ne  rendent pas la vraie lumière de cette géométrie quasi parfaite… le photographe « désembourgeoise  » le gris et met en scène une sorte d’aplat ,de proportions et de perspectives qui donnent du corps et dynamise d’une manière delicate une musicalité a fleur de peau .
Cest très physique et ça vibre comme une envie de respirer très profondément.
Cheers Lydia.

 
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Publié par le 15 janvier 2014 dans A pile et face

 

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A pas de voyageur..

A pas de voyageur..

Il y aurait de ces phrases tramées dans le silence qui raconteraient au mieux les respirations en enfilade des départs voilés.
Il y aurait de ses regards tellement vulnérables a qui l’on oserait pas tout dire..Les temporalités s’entrechoquent et les halls des Aéroports restent discrets sur « les voix » des départs ou de ces autres d’arrivées.
Non,il n’y a pas besoin d’avoir toutes les clefs pour comprendre que la machine humaine est majestueusement sentimentale…
Ce soir je rentre de l’aéroport.
L.K.

Photo de Lydia Chebbine.
Aéroport Dulles .Washington DC.09/01/2014 .

 
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Publié par le 10 janvier 2014 dans A pile et face

 
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Que mes lèvres ne sont-elles des cerises!

Que mes lèvres ne sont-elles des cerises!

Premier et unique chapitre.
Nous commençons par un bijou pictural,un veritable travail d’orfèvre, c’est le détail qui raconte le mieux l’oeuvre avec une capacité d’abandon qui nous séduit et nous laisse perplexes.
Ce n’est pas un bestiaire, ni une histoire sur le rapport a la nature ,ce n’est pas une toile non plus mais une scène hallucinante ,une sorte de récit du mythe fondateur construit sur un plan unique qui puise sa force dans le « non dit » et le » non vu » .
C’est surtout un tableau sous forme de « Storyboard » savamment soigné et résolument moderne.
le cadrage ,le mouvement et les personnages sont en parfait raccord……On y discerne un coté clinique presque maniériste et ce n’est pas qu’un effet d’annonce…le cinéma rallie la peinture a ce moment précis et c’est carrément bluffant .
l’Artiste peintre décline ainsi avec brio l’art de la métonymie dans la peinture ,l’art de la mise en scène du signifiant en somme .
La femme en chair d’une sensualité désarmante dégage cependant une inquiétude pesante …cela se joue a coup de champs/contre champs.
la pureté du trait souligne un érotisme glacé ourlé par un ton bleu décliné sous toutes ses nuances comme des couches de respirations que l’on retient devant le geste premier.
l’oeuvre naît d’une légende et tenterait de résoudre le mythe par le ludique …voir la vie dans le bon sens…Une proposition de façon d’être en fait campé par un paon ,très masculin et très imbu de sa force plastique.
La femme,elle, le tient  » finement « par une cerise rouge…un veritable recueil de l’art de la séduction et des jeux interdits.
L’artiste peintre transforme ,re-malaxe ,re-organise et re-colorie l’intériorité universelle sans verser dans l’anachronisme de la genèse et réussit la performance de de nous recréer sous le ciel et avec les couleurs de L’Algerie .
De la dentelle ,nous sommes en presence d’une très belle dentelle ,c’est forcement une nouvelle naissance et l’imagination nous appartient.

La cerise du Paon.Tableau de L’Artiste Peintre Hocine Ziani.

 
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Publié par le 4 janvier 2014 dans Arts Visuels

 

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100% Raw…

100% Raw...

Elle n’aime pas l’hiver.
Voila c’est dit a 23:11mn.
Oui mais maintenant que c’est dit que peut- on rajouter de plus?

Les portes closes,le thermostat qui s’affole ,la tasse de thé qui déborde,le pyjamas plutôt chic, le hit du mois qui tourne en boucle ,qui tourne en rond,la robe de chambre en boule sur le sofa…C’est vrai que c’est important un sofa dans une pièce puisqu’il peut servir de point d’encrage:
Sofa/point d’encrage=l’évidence.
Veillée de weekend donc et elle s’installe devant l’écran lumineux ,une sorte de parodie boiteuse du très sérieux dactylographe :
Parodie/sérieux=oxymore.
Elle se lève au bout de 5mn,se prépare un toast,s’attarde sur l’étiquette du pot de miel :
100% Raw- Active 12+ =Argument marchand.
Le tel sonne.
le tel sonne toujours dans ces cas la…Soho chancelle sous les airs jazzy et l’image qui lui parvient via « facetime » raconte la littérature qui fête ses 20 ans,un soir d’hiver en Amérique:
Littérature/20 ans=Ego excessif d’un pseudo écrivaillon.
On oublie les tweets, la page Fb, les mails et tout le bla,bla,bla …
Elle se remet a l’endroit.
Ce soir elle racontera le non dit,les voix off,les hors champs ,les dépressions cardiaques mais pas que…
Bref, elle racontera des choses entre deux lignes ,elle déroulera l’invisible dans une tentative de cerner le visible:
Assez trivial comme démarche mais quelque peu tordue= jeux d’ellipse.
Il y a du vécu,une construction dans l’historique,de la rigueur ,des champs visuels qui se déclinent en larges panneaux ,du grattage,du frottage,du collage ,les couleurs ne viennent qu’en 2e temps et on décape les légendes.
On cueille les secondes,on charge les minutes…une proposition de façon d’être prend forme et cela donne des récits de vie que l’on accroche a un cintre.
Qui a dit que l’imaginaire est un voyage dans les profondeurs…

 
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Publié par le 19 décembre 2013 dans A pile et face

 

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Les amours voilés…

 Les amours voilés...

Le rideau se lève sur un spectacle très dépouillé , c’est comme si l’artiste remettait petit a petit les choses essentielles en place …il nous conte le temps et nous épargne la surcharge malgré la richesse et le foisonnement des formes géométriques .
Le faiseurs d’images égrènera les rectangles,triangles,carrés,cercles,courbes
,lignes très marquées ou des angles fermés en une construction superposée favorisant une adéquation quasi parfaite avec le récit dramaturgique car il ne s’agit surtout pas d’une scène de nature morte mais ,vous l’aurez compris , Il s’agit d’une méditation sur l’univers féminin Berbère.
le pinceau se lâche avec grâce et réussit la performance de décrire l’enferment en désamorçant l’angoisse a coup de lumières transversales et de jeux d’ombres très fouillés qui arrivent par des ouvertures savamment suggérées…Déconstruire des tension par la douce chaleur du foyer et libérer les lignes a coup de flammes bleuâtre ,une autre performance visuelle a laquelle nous sommes particulièrement sensibles.
De la transparence du tamis et tous ce qu’il laissera passer de la pureté d’un vécu en passant par les grenades, essentiellement symbole du charnel, pour arriver au plateau contenant  d’ancestrales  figues, la tendance est au naturel,au désir,a la gourmandise et a la miséricorde .
Le féminin/ masculin ,autre espace de réconciliation avec nous même , cohabitent en parfaite symbiose dans cette scénique et le burnous accroché au mur jouera avec aisance la jonction entre le dehors et le dedans dans un glissement d’une fluidité inouïe .
L’Artiste continuera ses interrogations sur le quotidien en empruntant cette fois de l’énergie aux matières et aux couleurs …Un homme rencontre un univers et c’est le coup de foudre …L’enchaînement des images et des situations qui traverseront la temporalité Berbère avec pudeur raconteront les amours voilés .
Nous sommes tout simplement devant une représentation du virtuose.

 
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Publié par le 12 décembre 2013 dans Arts Visuels

 

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« le petit ».

C’est l’histoire d’un tour de passe passe banal ,sans éclat et particulièrement mesquin dont le héros ,que nous appellerons « le petit » afin d’épargner ,vous l’aurez compris « l’âme » tourmentée de cette chose et que nous lui apprêterons pour des raisons charitables sans plus.
Un univers glauque,donc qui reposerait sur une série d’échecs en tous genres ,a s’y perdre d’ennui,a s’y perdre de nullité.
Le petit,n’en pouvant plus de sa vie de rat des villes décide un jour de s’octroyer tout ce dont il a manqué depuis le commencement:la virtuosité.
Il jette ici et la des regards en oblique ,se replie sur la triche ,bafouille,bave,ment et arbore une démarche cousue de pas traîtres ,de pas étouffés,de regards fuyards et d’un aplomb aux senteurs d’égouts.
Des égouts aux gueules béantes qui vomissaient de sombres vagues de haine sur les grands boulevards éclaboussant tout sur leur chemin.
A partir de la rien ne l’arrêtera et telle une araignée boiteuse, il tissera son noir ,froid et gluant dessein autour de facebook city.
Il en choisit une niche .
Se l’octroie avidement au premières lueurs imprécises du jour.
En éloigne les auteurs a coup de chantage,de jérémiades et autres vilenies.
Et commence alors une œuvre infâme d’une longue série d’histoires d’usurpation.
Au final ce petit n’est même pas un vrai PETIT.

PS:
Bien qu’inspirée en partie de faits réels, les personnages et situation décrits dans ce billet sont purement fictifs.

 

 
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Publié par le 3 décembre 2013 dans A pile et face

 

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D’éblouissement et de prière…

D’éblouissement et de prière...

La scène s’ouvre sur une toile qui raconterait les saisons flottantes…des saisons solubles dans nos histoires de bouches et d’intimité.
Il arrive que des villes entières nous habitent depuis le premier  jour ,nous parlons ici d’une sorte de nomadisme architectural qui tour a tour dévoile nos âmes et déroule nos rêves les plus intenses au point de voir danser au loin des minarets puis des clochers.
Cela fait des siècles qu’elle se tenait la.
Debout devant ce tableau.
Le lyrisme visuel éclate a ses pieds en arrondi de dalles,en courbes pleines et en ces autres brisées franchissant des arcs qui a leur tours dévoilaient des chemins insoupçonnés finissant sur le seuil de Babylone,toute en eau.
Des compositions foisonnantes de portes,d’alettes,de moucharabiehs,d’opus de colonnes ,de meurtrières de voûtes et d’arcatures ornaient la place… elle accélère le mouvement pour emprunter une enfilade  d’arcades et se laisse aller au charme des variations de tempo des ornements de peinture, sculpture, gravure, mosaïque répétant a l’infini les motifs évoquant les lumières.
le trait pur,ample, fin ,précis et plein de grain fait lever en elle un infini torrent de visages,de gestes et de voix.
Faut il voir dans cette naissance fragile de l’aube un signe du destin ?
Sa ville est en soie.
Sa ville est en eau.
Venise est à portée de main.
La ville qu’elle a coutume de traverser durant ses nuits fiévreuses s’ouvre sur des passages initiatiques ,s’ouvre sur des atmosphères argentées ,s’ouvre sur tous les jardins du désirs
comme une ultime et dernière prière.
Il y a un endroit dans cette ville ou le soleil se lève avec les palpitations dorées et au delà il n’y a plus rien.
Un moment d’éblouissement humain.

Aqua Alta.
Tableau de l’Artiste Peintre Algerien,Hocine Ziani.

 
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Publié par le 26 novembre 2013 dans A pile et face, Arts Visuels

 

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