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Archives de Tag: Andalousie

Elégante,douce débauche…

 Esquisse  de l'artiste Chafik Kadi

Esquisse de l’artiste Chafik Kadi

Un trait pur doublé d’un souci de l’esthétique très avéré, l’artiste Chafik Kadi revisite a sa manière la mémoire Algérienne.
Le sujet est sensible, le noir et blanc s’impose,donc , naturellement pour ne pas heurter et favoriser la confidence.
l’artiste égrène en douceur les fragments des moments intimes,des gestes langoureux et une sensualité trop longtemps tue.
L’ambiance est au voilé/ dévoilé…laisser Le hors champs restituer l’essentiel des
palpitations joyeuses et les amours tus a l’ombre de la Médina .
Le travail du détail qui pourrait faire penser,dans un premier temps, a un gout pour l’exotisme n’est en fait qu’une volonté de mettre en avant le récit conjugué au romantisme féminin.
Nous sommes face au bonheur de l’artiste qui » croque » joyeusement des Algériennes belles,affranchies et dotées d’une rare capacité a nous faire rêver.
Cela sent le jasmin et les notes andalouses.
Encore Bravo.

Esquisse de l'artiste  Chafik Kadi

Esquisse de l’artiste Chafik Kadi

Esquisse de    squisse de l'artiste  Chafik Kadi .

Esquisse de l’artiste Chafik Kadi .

 
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Publié par le 11 avril 2015 dans Arts Visuels

 

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Alcazar…

Grisée par la magie du keyboard, je tapais frénétiquement des mots, toute sorte de mots, une façon d’habiller le vide, une façon de me perdre dans les dédales de l’absence…

 » Silence », « ombre », » ambiguïté » , »lumière ». Je voguais ainsi sans but précis jusqu’à ce que je tombe sur cette photo, plutôt étourdie par la trouvaille, je plissais les yeux devant cette bourrasque « émotionnelle ». j’avais du mal a déchiffrer ce sentiment de la lumière…
Mon enfance me prend par la main et l’on avance prudemment vers cette maison mauresque qui me faisait fremir depuis l’age de neuf ans. Les douces matinées de mes commencements me revenaient et j’avançais ainsi vers mon école primaire en dévisageant avec gourmandise l’étendue de la corniche. La plage Saint Cloud a Annaba n’est pas une plage comme les autres, c’est surtout un second souffle pour les riverains.
Nous passions par saint Cloud pour aller chez son médecin, pour rejoindre son travail et pour aller acheter ses croissants le matin… Nous passions par Saint Cloud pour rejoindre son amoureux, ou promener son enfant. Nous passions par Saint Cloud parce que c’était ainsi et que nous n’y pouvions rien.
Moi, je passais par Saint cloud pour retrouver la maison mauresque.
Mes petites camarades la disaient hantée. D’autres parlaient de trois locataires, vielles filles barbues aux mœurs obscures, qui ne sortaient jamais… Moi je n’avais de yeux que pour la noble pierre au parfum oriental .
Je tendais l’oreille chaque fois a travers cette forêt de colonnes et d’arcades, pour déchiffrer la complainte berbero – Andalouse qui me parvenait de derrière les moucharabiehs abîmés par le temps…
Ma maison était parée de profondes rides sur les murs et les herbes folles lui couraient dans tous les sens. Ma maison était différentes des autres villas européennes du quartier, tournées vers le soleil exhibant ainsi leur trop plein de terrasses et de balcons.
Ma maison, elle, manipulait avec nonchalance et non sans malice le visuel entre plein et vide, lisse et rugueux, courbe et droite et se drapait au bout d’ombres et de lumières dans un foisonnement éclectique de préaux et de patios…
A quelle voix répondait donc cette petite fille de 9, 10, 11, 12 ans en restant accrochée a ce langage magique d’architecture mauresque sans pour autant oser pousser un jour le portillon du merveilleux.

 

 

 

La maison mauresque a la plage  Saint Cloud .Annaba. Algérie.

 
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Publié par le 2 août 2012 dans A pile et face

 

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Nizar,l’autre pays…

  • J’essaie de dessiner des pays…
    Avec un Parlement de jasmin…
    Avec un peuple aussi délicat que le jasmin…
    Où les colombes sommeillent au dessus de ma tête
    Et où les minarets dans mes yeux versent leurs larmes
    J’essaie de dessiner des pays intimes avec ma poésie
    Et qui ne se placent pas entre moi et mes rêveries
    Et où les soldats ne se pavanent pas sur mon front
    J’essaie de dessiner des pays…
    Qui me récompensent quand j’écris une poésie
    Et qui me pardonnent quand déborde le fleuve de ma folie…

    • « Quand annoncera-t-on la mort des Arabes ? »Par Nizar Kabbani (1994)
      Traduction : Abdelaziz Ben Daoud.
      Merci a Nachida.
    • Photos Lydia Chebbine. Andalousie . Été  2011.
      Musique Algerienne.Kawthar. 

      Biographie:

      Nizar Kabbani, ou Qabbani   né le 21 mars1923 a Damas en  Syrie et mort le 30 avril 1998 a Londres , était un poète syrien, dont la poésie casse l’image traditionnelle de la femme arabe et invente un langage nouveau, proche de la langue parlée et riche de nombreuses images empruntées au monde de l’enfance. Nizar est considéré comme l’un des plus grands poètes contemporains de langue arabe.
      Des fanatiques s’opposeront a ce qu’on lui rende un dernier hommage a la mosquée de Londres lors de son  décès ,l’accusant de « Kofr ».
      Triste aventure et blasphème a l’encontre d’un grand poète,

 
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Publié par le 20 juin 2012 dans musiques et videos

 

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Vidéo

Sur les pas de Ziryab…

Quelques points de repère:
Pour évoquer les origines de la musique arabo-andalouse, il convient de parler de l’arrivée de Zyriab, originaire de Bagdad, à la Cour du calife de Cordoue en 822.
Musicien de génie, Zyriab de son vrai nom Ali Ibn Nafa était un artiste d’exception, aurait ajouté une cinquième corde au luth, serait l’inventeur du plectre, et aurait composé près de 10.000 chansons tout en créant une méthode d’enseignement du chant. Il aurait défini la structure de la nouba, suite instrumentale et vocale. Celle-ci constitue une des formes principales de la musique arabo-andalouse.
Il existait à l’origine 24 noubat, chacune composée dans un mode défini. Il n’en reste actuellement plus que 11 au Maroc, 16 en Algérie (dont 4 inachevées) et 13 en Tunisie. Chaque nouba correspondait à une période de la journée et se divisait en une suite de plusieurs pièces de rythmique différente. En général, les mouvements de la nouba s’enchaînent en accélérant progressivement le tempo, jusqu’à la dernière pièce, plus lente, destinée à l’apaisement.
La musique a évidemment évolué grâce aux échanges importants entre les centres culturels du Maghreb et d’Andalousie. Ces centres étaient concentrés autour de Tripoli, Quirouan, Béjaia, Tlemcen et Fès . Le retour des musulmans vers le Maghreb a permis l ‘installation de trois écoles principales :  Celle de Grenade au Maroc. Celle de Cordoue en Algérie et celle de Séville en Tunisie et a l’est  de l’Algérie .
Index:
le plectre:Du latin plectrum, stylet pour pincer les cordes de la lyre.

 
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Publié par le 28 mars 2012 dans musiques et videos

 

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