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Archives d’Auteur: Jasmins de nuit

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À propos de Jasmins de nuit

« La mode passe, le style reste. » Merci Coco Chanel pour la punchline intemporelle. Ici, on ne parle pas que de fringues ou de tendances. On parle d’un regard. D’une manière de marcher dans le monde. D’un souffle — un peu poétique, un peu politique, un peu fou. Le style, c’est une humeur. C’est ce petit twist entre panache, pulsion et poésie. C’est l’art de réinventer les lieux, de faire swinguer le quotidien sans jamais oublier de s’amuser. 🇩🇿🇺🇸 Bienvenue dans un espace à mi-chemin entre Alger et Washington, où les vibes s’entremêlent, où l’on cause, l’on rit, l’on observe, l’on ose. J’espère que ce blog vous parlera. Mieux : j’espère que vous y laisserez vos battements de cœur, vos doutes, vos idées, vos cris et vos rires. Parce qu’un style, ça ne se porte pas seul. À vous de jouer. Cheers .

Je vous dérange?

C’est la vie.
C’est une grande ville.
Il y a un homme.
Il y a une femme.
Il y a deux « keyboard »
C’est le soir chez l’un d’eux.
C’est la grande banalité des bavardages d’été.
Une parole lâchée,c’est aussi un sermon

Je ne sais pas ce que c’est qu’écrire mais j’ai appris et ce depuis cinquante ans a parler et dans la foulée avaler plusieurs langues. J’abuse de figures de style, d’ellipses, des nuances et des « re-departs ». J’avoue avoir réussi pas mal de pirouettes,comme ça a l’instinct. J’en fais même un genre .
Un homme ajuste ses lunettes devant son écran d’ordinateur.
Une femme est la, devant, penchée sur son « Aie-phone ».Elle fait genre,tres intéressée par l’échange de voix et ponctue ses phrases par des onomatopées aiguës.

On ne voit que ses cheveux.

– Je t’avais dit que je passerai te prendre.
– j ‘ai une grippe. Je ne contrôle pas mes paupières, beaucoup de mal a les garder ouverts. j’ai reçu ton message en retard.
– Montre moi tes paupières.
-Heu, valaaaaaaa.
-Tu lis quoi en ce moment?
– C’est l’heure du crépuscule,par ici…j’hésite a allumer la lumière,il fait si doux.
– Pas trop le temps pour les pauses lectures .C’est une période assez chargée.je lis beaucoup de trucs copiés par mes étudiants sur internet. Faudrait penser a soulager tes yeux,mets un peu de lumière.
Rire.
– Autrement dit, tu écris un chapitre a la Zola…Du réalisme au réveil,a midi et a l’heure du coucher,en sommes.
– Toi,tu lis quoi?
– Je switch entre Marguerite Duras et un autre écrivain British,Une lecture croisée.
-Et Modiano alors?
– Heu,Modiano? Trop beau,trop précis voire pointilleux. il écrit a la manière d’une broderie ancienne avec un fil très serré, Je ne sais pas si tu vois cela?.
– Tu as donc lu son dernier ouvrage?
– J’y reviens de temps a autre comme on le fait avec un ancien album de photos de famille. Je crois te l’avoir deja dit, je commence par les premiers. J’y vais par ordre chronologique. Envie de le connaitre comme dans la vraie vie,depuis le début.

Et c’est la que l’histoire commence…
                                       kou

 
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Publié par le 21 Mai 2015 dans A pile et face

 

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Friday,May 08, 2015..

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Il  aimait les commencements,tout comme ces matins d’été qui sentaient le café en dedans et les pivoines en dehors.
– « Nous sommes le 8 mai,n’est ce pas?.  »
-« Effectivement mais nous sommes aux States. »
Il continuait calmement a servir le liquide brûlant dans les tasses posées sur la table dressée.Une brise arrivait par la fenêtre ouverte sur le glissement des rames du métro…A coté, une ombre,elle, passait sur les souvenances des débuts.
Le regard fixe,il se tourne, fit une brève halte sur la mer d’Alger puis revint dans la petite cuisine.
Il la regarde, ils se regardent.
Soixante dix ans,
Soixante dix ans et un 8 mai pour esquisser les prémices d’une mémoire tourmentée.
-« Pas de sucre pour moi, ce matin, merci ».
Le ciel est limpide,les voici revenus. De nouveau ils se remettent a l’heure Américaine.

 
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Publié par le 8 Mai 2015 dans A pile et face

 

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Il en serait comme de votre sourire…

A une ville en béton plus de soleil que de jours en une vie entière
Il a fallu pour cela beaucoup de décolletés impatients, autant de jolies jambes nues et des tonnes de tulipes sur les artères en travaux, même que Marie Antoinette en perdait ses froufrous sur la 5e avenue.Fiou,fiou,les livres a 3000$ qui chantaient le printemps.
Et aussi bien que la ville s’appelait New York et que l’excès soit a la base, Américain.
Quelques fois,l’après-midi a l’heure ou le soleil était plus doux, les riverains reprenaient l’histoire de ces promeneurs fantastiquement ivres de sublime, ceux la mêmes qui calaient leur existence entre deux couleurs d’un seul tableau:
La notre de vie.

 
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Publié par le 30 avril 2015 dans A pile et face

 

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Elégante,douce débauche…

 Esquisse  de l'artiste Chafik Kadi

Esquisse de l’artiste Chafik Kadi

Un trait pur doublé d’un souci de l’esthétique très avéré, l’artiste Chafik Kadi revisite a sa manière la mémoire Algérienne.
Le sujet est sensible, le noir et blanc s’impose,donc , naturellement pour ne pas heurter et favoriser la confidence.
l’artiste égrène en douceur les fragments des moments intimes,des gestes langoureux et une sensualité trop longtemps tue.
L’ambiance est au voilé/ dévoilé…laisser Le hors champs restituer l’essentiel des
palpitations joyeuses et les amours tus a l’ombre de la Médina .
Le travail du détail qui pourrait faire penser,dans un premier temps, a un gout pour l’exotisme n’est en fait qu’une volonté de mettre en avant le récit conjugué au romantisme féminin.
Nous sommes face au bonheur de l’artiste qui » croque » joyeusement des Algériennes belles,affranchies et dotées d’une rare capacité a nous faire rêver.
Cela sent le jasmin et les notes andalouses.
Encore Bravo.

Esquisse de l'artiste  Chafik Kadi

Esquisse de l’artiste Chafik Kadi

Esquisse de    squisse de l'artiste  Chafik Kadi .

Esquisse de l’artiste Chafik Kadi .

 
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Publié par le 11 avril 2015 dans Arts Visuels

 

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Un cœur en prose…

On aurait vu une ville se traverser a patins a roulettes. Elle slalomait avec grâce au milieu des bouquets d’arbres et retraçait pour ainsi dire le lyrisme en coulées de lumières…Aller chercher ses fleurs jusqu’au japon est une manières de raconter l’humilité puisqu’il fallait attendre a chaque fois 350 naissances du jour pour pouvoir dissoudre les nuages et réunir un a un tout ce qui permettrait la gravure…Les jardins auront raison des souffles urbains et ce soir le monde entier surveillera l’éclosion du printemps sous les cerisiers en fleurs.
Tres belle fête de hanami a vous tous.

 
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Publié par le 11 avril 2015 dans musiques et videos

 

Scène totale…

                                                        photo (69)
La tentation d’aborder cet accordéon de lignes parfaitement parallèles,traversées  par des façades calibrées, identifiées, numérotées en faisant fi du temps,  l’amusait énormément.

 Elle plissait les yeux très souvent, peut être même trop souvent, pour accentuer  l’effet d’abstraction .
    D’un battement de cil, elle retouchait les obsessions architecturales, ourlait les  nuages
 d’un trait de lumière et enfilait les étoiles une a une sur du fil de soie. C’est vous  dire combien l’ébauche était farfelue.
Par un matin d’hiver ,il y a de cela un siècle ,le destin l’avait conduit vers New York et il ne fallait pas le contredire .

Photo de Lydia Chebbine,

 
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Publié par le 9 avril 2015 dans A pile et face

 

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Négoce citadin…

Une ville,disons New York a l’heure du crépuscule.
L’heure n’est jamais une coïncidence fortuite mais plutôt une sorte de cahier des charges de l’intime…une ambiguïté qui ne saurait expliquer l’exaltation du regard qui se pose sur un détail et non un autre…Que cède t-on a ce moment précis de l’émerveillement solitaire en terme de rencontre,d’échange,de révélation,bref d’inédit?.
Et me voila, a jamais et pour toujours, en l’espace d’une énergie, a jouer mes fouillis, mes exubérances, mes triomphes et mes tragédies…Encore un tour de mon double ,cet autre miroir résolument moderne.
[                            

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Publié par le 9 avril 2015 dans A pile et face

 

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En sursis…

                                          Carte citadine.
   New York déroule ses compositions foisonnantes et un brin désordonnés .
 Des bennes a ordure pour faire le printemps, motif a controverse ou une  manière de fluidifier le jeu citadin ?.
  » Une jubilation urbaine ». répétait-il .
 Tiens,elle le regardait différemment ce matin. Il est vrai que vu sous cet angle  de lumière fragile de 07:00h du matin, il paraissait plus aérien, moins ramassé  sur lui même.
  Elle voulait ,comment dire, fixer la voix veloutée qui venait se superposer et  sur son tympan et sur le bruit de leur pas, ou le contraire d’ailleurs.
 Dans le vaste 5e avenue,deux bruits essayaient de se superposer, de se  dédoubler,de disparaître l’un dans l’autre pour n’en faire qu’un.
 Une voix en guise de pas et un pas se calant sur une voix réécrivaient par ce matin d’avril, les respirations a tout ouïe .
« Tu sais quoi ?. »
Sans attendre sa réponse ,il continuait a déclamer sa manière de penser, confortablement,la vulnérabilité de la nature.
Sa barbe naissante parsemée de poils blancs lui donnait, paradoxalement, des airs de…
 » D’adolescent. »se disait elle.
Elle essayait de se concentrer sur sa parole,cela fait quelques cinquante ans deja, qu’elle s’était laissée embarqué par ce timbre de voix tres particulier. Parier sur un tempo pour un demi siecle de vie,c’est…
-« Tres risqué comme pari pictural. » ajoutait-il en scrutant le feuillage et les fleurs agrémentant ces espèces d’immenses vases/poubelle étalés, la devant.
Elle continuait son errance mentale en silence et toujours a ses cotés, sur ce trottoirs qui longeait le Washington parc.
Elle suivait lentement l’ombre de son profile harmonieux aux traits réguliers et s’attardait sur le rivage blanc que présentaient ses tempes de jeunes quinquas.
– » Dis,te rappelles-tu de ta première expo?.
Bouleversée,c’était le mot.
Elle était, profondément bouleversée et voulait surtout l’entendre égrener le récit des vivants.
Hier en mettant de l’ordre dans le bureau ,elle était tombée et c’est peu dire, sur un rapport médical…Une sentance, tragiquement, catégorique.
Il l’avait soigneusement caché sous un fatras de postures qu’il empruntait depuis un moment.
– Votre vie est un langage,un titre tellement kitsch. lâcha t-il en riant et en pressant le pas vers…
-Un café ma chérie? tiens arrêtons nous la. »

Photo de Lydia Chebbine.

 
 

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