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Archives de Tag: latifa

Scène totale…

                                                        photo (69)
La tentation d’aborder cet accordéon de lignes parfaitement parallèles,traversées  par des façades calibrées, identifiées, numérotées en faisant fi du temps,  l’amusait énormément.

 Elle plissait les yeux très souvent, peut être même trop souvent, pour accentuer  l’effet d’abstraction .
    D’un battement de cil, elle retouchait les obsessions architecturales, ourlait les  nuages
 d’un trait de lumière et enfilait les étoiles une a une sur du fil de soie. C’est vous  dire combien l’ébauche était farfelue.
Par un matin d’hiver ,il y a de cela un siècle ,le destin l’avait conduit vers New York et il ne fallait pas le contredire .

Photo de Lydia Chebbine,

 
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Publié par le 9 avril 2015 dans A pile et face

 

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Conte d’Algerie …

Préface des Contes des trois rives.Mourad Djebel .

 Mourad Djebel fait partie de ces nouvelles plumes algériennes qui restent profondément marquées par le chaos et la descente en enfer de l’Algérie dans les années 1990.
Comme beaucoup d’autres il a commencé à écrire en exil, avec de la douleur, de la rage et de la révolte, il a élaboré une écriture neuves, bouleversées mais virtuose.
« Ma génération est habitée par une révolte incommensurable, affirme Mourad Djebel, né en 1967, Nous sommes nés après l’indépendance et nous avons connu une sorte de dictature. Notre passage de l’adolescence à l’âge adulte a été ponctué par des explosions – celle des étudiants en 1986, celle de 1988, puis celle qu’on nomme « les événement ». Nous vivions alors la peur au ventre. » Mourad Djebel .

Pas la peine de crier.par Marie Richeux. France culture.16/03/2012

 
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Publié par le 16 mars 2012 dans Litterrature

 

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Variations sur un bougeoir…

C’est un bougeoir que l’on trouve aisément dans les magasins de déco..Au départ il est destiné a enjoliver vos tables de jardin et éclairer vos soirées barbecue…Nous le récupérons pour notre table de salon et nous le déclinons en trois versions:
En bougeoir pour une touche romantique. En porte fruits pour prolonger les soirées entre amis ou alors en porte douceurs en ignorant le calcul fastidieux des calories…
Pour celles qui sont aux States vous trouverez l’objet de tous les désirs chez « Pottery  Barn »  pour un  peu moins de 30$. Cheers!
Photo: Lydia Chebbine.

 
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Publié par le 11 mars 2012 dans Mode & Art de vivre

 

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le “Rimbaud de la sculpture”…Camille Claudel

10 mars 1913 : Pétant les plombs à cause de Rodin, Camille Claudel est jetée à l’asile.

La sculptrice passe les 30 dernières années de sa vie enfermée, ignorée par son frère Paul Claudel, trop préoccupé par sa carrière.

Ce 10 mars 1913, un fourgon tiré par des chevaux tourne sur le quai Bourbon de l’île Saint-Louis, à Paris. Les fers résonnent violemment sur le pavé. Le véhicule s’arrête devant le numéro 19. Les rares passants assistent à un véritable enlèvement. Deux infirmiers musclés forcent les portes de l’atelier où vit Camille Claudel. Ils peinent à pénétrer, tout est barricadé. Alors, ils passent par la fenêtre. Une fois à l’intérieur, ils sont stupéfaits de tant d’immondices, de tant de puanteur. Ils ont peine à croire qu’on puisse vivre dans un tel capharnaüm plongé dans l’obscurité et l’humidité. Des chats circulent autour de plusieurs sculptures brisées. Celles que Camille s’applique autant à modeler qu’à détruire comme une furie, à coups de marteau.

La sculptrice est bien dans sa tanière, crasseuse au possible, qui vocifère. À 48 ans, elle en paraît dix de plus. Elle est comme une bête meurtrie au fond de son antre, isolée du monde, emportée par la folie, comme possédée. Les infirmiers la balancent dans le fourgon, direction l’asile de Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne. Elle ne reverra jamais son atelier.
 Sa famille la prétend incapable de s’occuper d’elle-même et affirme qu’il faut donc la soigner. Mais c’est à se demander si elle ne cherche pas plutôt à s’en débarrasser. La demande d’internement de Camille intervient seulement une semaine après que son père qui la protégeait a rendu son dernier souffle. C’est la propre mère de Camille qui a manigancé son internement en demandant un certificat au docteur Michaux – qui loge au-dessus de son atelier – et qui a poussé son frère Paul, le poète et écrivain de renom, à agir. Sa fille est un boulet, une erreur de la nature. Elle n’en veut pas ! Qu’on la balance dans un asile et qu’elle lui foute la paix.

Paul a consenti. Et cette mauviette n’a même pas eu la force de venir sur place pour assister à l’exécution de ses ordres. Sans doute en a-t-il marre des fabulations de sa soeur, de ses crises d’hystérie, de ses délires de persécution. Elle va jusqu’à accuser publiquement le grand Rodin de vouloir lui voler ses oeuvres. La famille Claudel a une réputation à protéger. Qu’elle dégage !
 Si Camille accuse Rodin de tous les maux de la terre, c’est qu’il l’a laissé tomber comme une vieille chaussette. Voilà tout.

Tension entre amants

Pourtant, leur rencontre avait été si belle. La jeune femme a 20 ans quand elle devient l’élève du sculpteur de 24 ans son aîné. Non seulement elle est jeune, belle, mais, pour ne rien gâcher, elle est dotée d’un talent rare pour la sculpture. Ce vieux libidineux met ce talent à profit, fait d’elle son inspiratrice, sa collaboratrice, et bien sûr sa maîtresse. Il aurait tort de s’en priver. Camille ne demande pas mieux, quitte à se tuer à la tâche pour l’aider. Son succès à lui va grandissant, elle, reste dans l’ombre. À son tour, elle veut exister, elle travaille comme une dingue, ose des sculptures qui lui amènent les éloges de la presse. Son talent est bientôt reconnu. La tension monte entre les amants, car Rodin a une maîtresse « officielle », Camille ne le supporte pas. En 1898, après presque quinze ans d’attente et plusieurs ruptures, elle comprend qu’il ne l’épousera jamais. C’est la rupture, définitive.

Pour Camille, la blessure de la séparation reste vive, même si, au fil des années, elle parvient à s’affranchir de l’influence artistique de Rodin. Elle mange de la vache enragée : peu de soutiens financiers, peu de commandes, les factures s’accumulent, elle ne s’en sort pas. Elle commence à penser que Rodin est derrière tout ça. Elle se referme sur elle-même, ne fait plus confiance à personne, refuse les soirées mondaines, les déjeuners avec des personnes influentes. Elle se sent persécutée. Rodin monte tout le monde contre elle, pour lui nuire, c’est obligé. Camille bascule dans un délire de persécution. 


Relation incestueuse

Impossible de trouver du réconfort auprès de son frère, « mon petit Paul », comme elle dit. Lui aussi lui fausse compagnie. Pourtant, ils ont toujours eu des relations gémellaires, fusionnelles, incestueuses, diront certains. Tous les deux étaient animés de la même soif créatrice et fascinés l’un par l’autre, jusqu’à ce que Paul transforme cette fascination en une forme de répulsion. A-t-il peur que le génie de sa soeur surpasse le sien ? En se mariant, il a comme rompu avec elle. Depuis lors, il se voue à la religion, à l’écriture et, d’abord, à sa réussite sociale. Et voilà ce qu’elle est devenue, sa soeur chérie, pendant qu’il jouait les égoïstes : une folle. Une folie dans laquelle il aurait pu lui-même basculer. Il l’avoue : « J’ai tout à fait le tempérament de ma sœur, quoiqu’un peu plus mou et rêvasseur, et sans la grâce de Dieu, mon histoire aurait sans doute été la sienne ou pire encore », écrit-il dans une lettre-confession datée du 26 février 1913, avant « l’incarcération » de Camille.

Une fois à Ville-Evrard, on limite à Camille les visites, les courriers, on l’isole. La guerre éclate, les hôpitaux sont réquisitionnés et les internés de Ville-Evrard transférés à Montdevergues, dans le Vaucluse. La famille Claudel s’en réjouit certainement : plus la folle est loin, mieux elle s’en trouve. À la libération, tous les malades transférés regagnent Paris ; bizarrement, pas Camille. On la tient à l’écart, on ne veut plus que ses scandales salissent la prestigieuse famille Claudel.

Indifférence générale

En 1919, l’état de santé de Camille s’est amélioré, elle pourrait sortir. Pas question ! Non, non, non ! Sa mère refuse violemment dans les courriers adressés au directeur de Montdevergues, elle hait sa fille au plus haut point. Bel instinct maternel. Jusqu’à la mort de sa mère en 1929, Camille l’implore de la sortir de là, lui exposant sa sordide condition, criant à l’injustice, jurant de se tenir tranquille. En vain. La bougresse ne répond pas et n’ira même jamais la voir à l’asile. Après 1929, c’est à Paul qu’elle adresse ses lettres désespérées. Lui non plus n’y répond pas, se contentant de lui rendre de rares visites. Une quinzaine en trente ans ! Qu’elle reste à Montdevergues jusqu’à sa mort !

C’est ainsi qu’après trente ans d’incarcération, Camille Claudel s’éteint le 19 octobre 1943 dans l’indifférence générale. Sans doute meurt-elle de faim, comme huit cents autres pensionnaires sur les deux mille que contient l’asile. La nourriture étant réquisitionnée par les Allemands, la direction n’a plus les moyens de nourrir ses aliénés. Pendant que l’estomac de sa sœur crie famine, Paul s’offre un domaine somptueux. Il ne se déplace même pas pour les obsèques, ni personne d’autre de la famille. Pas de temps à perdre, un chèque suffira. La dépouille de Camille est jetée dans la fosse commune. 
Paul dira : « … J’ai abouti à un résultat, elle n’a abouti à rien… » Rien, sinon Les causeuses, L’abandon, La valse, et tant d’autres œuvres majeures de Camille Claudel. Et si le véritable génie de la famille, c’était elle, et pas son frère ? Certains la surnommeront le « Rimbaud de la sculpture ». Artiste maudite. « Avons-nous fait, les parents et moi, tout ce que nous pouvions ? » écrit Paul un mois avant le décès de Camille. Il ne manque vraiment pas de toupet.

le Point.fr- Publié le 10/03/2012  .

 
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Publié par le 10 mars 2012 dans Arts Visuels

 

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Vidéo

Paris / Hermes Prêt-à-Porter Automne/Hiver 2012/13

Un dressing urbain, chic, , net, un brin sec emprunt d’une austérité presque douce .
Christophe Lemaire chez Hermès a travaillé cette élégance discrète avec les matières les plus nobles.
Des vestes aux couleurs foncées sont moulées dans un cachemire travaillé sans couture. Le poncho tricoté est obtenu grâce un tissage de cuir et de cachemire. Des pantalons larges miroitent comme une panne de velours noire, c’est en fait du veau moiré extrêmement souple chargé de pigments (rouille, cannelle, safran, vert sapin) absolument sublime.
Ailleurs, une parfaite jupe droite dé-zippée en daim noir distille un sex-appeal qui reste sous contrôle .
Mon avis:
Perso je regrette La maison Hermès sous l’égide du magicien Jean Paul Gautier ,  l’époque  
  la femme Hermès, pratiquait  le luxe comme une attitude .Cheers!

 
 

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