RSS

Tentez-vous d’exister?

 

Chacun sent qu’il a peu de chance d’exister s’il ne procède en ce sens à quelque tentative plus ou moins décisive. Mais l’usuelle difficulté de s’y résoudre, jointe à toutes les pesanteurs qui nous rendent si volontiers immobiles, nous enseignent invariablement que rester au bord du temps est la plus sûre façon de le voir partir sans nous. Il est vrai que celui qui tente ne risque rien, tant qu’il échoue. Certains s’obstineront dans leur désir d’existence, mais ils sous estiment les difficultés. Car qui sait que tenter pour exister ? Et ou opérer la tentative d’existence ? Et qu’est-ce que tenter ? Suffit-il de se laisser tenter ? Suffit-il d’échouer une fois ? Voir une bonne fois pour toutes ? A moins qu’il ne se trouve embarqué malgré lui dans quelque transport qu’il aurait oublié de rater, et qu’il se voit contraint d’ouvrir grand ses poumons…

Jean-Paul Galibert

Exister au dela des malentendus…
je voulais partager cette reflexion de Jean Paul avec mes amis-es-.

 
Poster un commentaire

Publié par le 18 juin 2012 dans Litterrature

 

Étiquettes : , , , , , ,

Tu…

Ce diaporama nécessite JavaScript.


Tu te réveilles le matin et tu prends conscience que tu es en vacance…Tu te détends et tu te concentres sur ton plateau du petit déjeuner version soleil…jus de fruit ,des tranches de melon ,un pot de miel,du beurre allégée-lol- la corbeille de viennoiseries qui ignore royalement le régime suivi religieusement  tout au long de l’année,une
Une théière  embaumant le parfum delicat de la fleur d’orchidée et petit a petit le monde qui t’entoure s’estompe…
De l’autre cote les postes de télé continuent a parler de désastre planétaire ,les taxieurs bravent les limitations de vitesses et les patrons de tous bords font semblant de travailler ,l’oreille collée en permanence a leurs téléphones.
Face a la piscine tu prends la position la plus confortable qu’importe si c’est sur  un transat ,sur une serviette a même la terre  ou sur une chaise longue ..Tu te laisses  aller au doux bruit que fait l’eau  et a cet ultime tableau de mosaïque bleu qui tapisse le fond de la piscine….Tu allonges les jambes que tu ne sens plus tellement  elles  sont  légeres sans chaussettes ni chaussures lacées… Vêtu du simple maillot de bain tu te dis comment as-tu pu vivre jusque la avec toutes ces couches de pulls , bonnets,gants  ,manteaux et tu étouffes sous leurs poids rien qu’en y pensant…la brise soulève  les mèches de  tes cheveux et tu te laisses aller a cette délicieuse sensation de légèreté…
Tu reviens a l’eau et tu repenses sérieusement a l’idée que le corps humain est composé  de près des  2/3 d’eau.Du coup la communion est totale  avec le bassin  qui s’étend  sous tes pieds .
Ton émotion est a l’extrême ..que dis-je tu nages -pour rester synchrone avec l’eau- tu nages donc dans le nirvana a l’idée de découvrir a l’instant le sens de ta vie: Tu es fait de liquide et c’est dans le liquide que tu retrouveras  ton âme .
Tu jubiles et tu cherches a partager ton extase , tu lèves les yeux et…
Devant toi ,sur cet immeuble de 74 étages, 3 a 4  silhouettes fragiles a peine visibles… des  travailleurs que l’on défini  comme « laveurs de carreaux » ,s’adonnaient a la tache …lourdement vêtus,dangereusement soutenus par d’hypothétiques fils même s’ils sont en acier sous un soleil de plomb de 45 degres …
Secoué  et assez gêné ,tu ne sais pas quoi penser au début…. Effrayé dans un second temps  tu te refugies dans les lois de l’offre et la demande et les théories , les plus vils, du marché du  travail pour ensuite te barricader  dans ton obsessionnelle idée « refuge »: Tu es en vacance et mieux vaut ne penser a rien d’autre.

 
4 Commentaires

Publié par le 7 juin 2012 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , ,

Chronique d’une derive douce…

Ce diaporama nécessite JavaScript.


Elle avait une robe noire et ses cheveux blonds ,presque blancs dénotaient drôlement avec le reste. Elle jouait »what a wonderfull World » sur une harpe…  Le voyage a » l’Hotel Emirates Place » passe par cette errance sonore.
Passé ,présent ,réel et imaginaire ne font qu’un et l’exaltation se décline en une  déferlante de luxe,d’extravagance presque naturelle pour les lieux…
Cette histoire de bouche et d’intimité ,je voudrai la commencer par un délicieux gâteau noix caramel couvert d’une fine  feuille d’or 24 carats…c’est ce que nous appelons rentrer dans une communauté ..lol .
Tout en buvant le café doux et aromatique  , je tentais  de deviner  l’état d’âme  de la citée  en observant le travail plastique des artisans venus d’un peu partout   ..Hors ces murs c’est le début d’une histoire de fous: celle d’un désert de béton ou comment réinventer son destin…enfin, c’est selon.
Les frontières architecturales de nos jours  semblent être si floues d’un continent a un autre  qu’il nous est difficile de comprendre dans quel monde nous sommes..La globalisation de la pierre s’avère être désormais un ennemi et non des moindres  de « l’ivresse nomade » tant  promise par les brochures touristiques 
.

 
4 Commentaires

Publié par le 2 juin 2012 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Vidéo

C’est toi que j’aime.Niuver

Soirée agréable , presque estivale…la brise se joue des rideaux aux fenêtres….Et voila la maison qui se prend pour un bateau….ça swingue sur les vagues. Cheers!

Niuver  Trasnochando, nouvel album- sortie septembre 2012

 
Poster un commentaire

Publié par le 22 Mai 2012 dans musiques et videos

 

Polaroid…

 Neuf heure du matin ,une journee commence….A priori il n’y a pas une grande difference: se réveiller,mettre la radio, prendre une douche,vérifier le courrier, s’habiller ,monter dans la voiture,faire attention au feu ….Non il n’y a aucun revirement jusqu’au moment ou je pousse la porte du nouveau café du centre ville « Paul » .
la ville apparaît un cran en dessous et c’est week-end,du moins pour moi..Et puis il y a du soleil et le soleil c’est cadeau…


Café noir,viennoiseries,cliquetis des cuillères dans les tasses… le fleuve Potomac n’est pas loin et les fleuves sont toujours porteur d’histoires surprenantes .
 Elle est arrivée très en retard,un peu essoufflée, des cheveux blonds très courts,plutôt jeune,une robe portefeuille en lin et des sandales hautes en cuir naturel…elle sort deux téléphones portables de son grand sac ainsi qu’un Ipad Elle se laisse tomber sur la chaise non sans se confondre en excuses.
Il ne répond pas et se contente de faire signe à la serveuse… Ils se regardent et commencent a manger en silence.
Lui, la quarantaine largement entamée,cheveux grisonnants et une peau hâlée par le soleil . Ses gestes sont précis et une certaine élégance dans sa manière de couper le croissant.

je redemande un thé cette fois en plus d’un assortiment de macarons et me laisse aller au mode de l’atelier intime  devant ce chapitre inédit et délectable qui se joue a deux.
j’opte pour un angle ample,généreux et plein de grains qui fait lever en moi un infini de visages,de gestes et de voix…
La littérature permet l’exagération et c’est tant mieux car cela m’évitera de me brouiller avec ma journée.

 
2 Commentaires

Publié par le 17 Mai 2012 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , , , , ,

D’ici et d’ailleurs…

Quoi qu’il soit aujourd’hui devenu un élément central de la vie sociale au Maghreb, le thé à la menthe est, en fait, historiquement assez récent. On pense qu’il trouve son origine dans la volonté qu’ont eu  les Britanniques de trouver, au … 19e  siècle, de nouveaux marchés pour le thé, dont ils avaient développé la culture dans leur empire des Indes.   La fermeture des marchés slaves après la Guerre de Crimée avait en effet entraîné une grave crise de débouché. Cela les conduisit à chercher de nouveaux marchés pour leur produit, dont, en particulier, le Maghreb. Les habitants du Maghreb se sont rapidement emparé du thé, qu’ils ont ajouté aux infusions de menthe ou d’absinthe qu’ils buvaient alors. Ils ont ainsi inventé une nouvelle boisson : le thé à la menthe.
 » Wikipedia ».

the

La terre de Yixing est un matériau incomparable. Son extraordinaire porosité fait dire en CHINE qu’une théière en terre de Yixing « sucre le thé ». En effet, en préparant régulièrement une même gamme de thé  dans votre théière, vous améliorerez nettement la qualité de l’infusion. Votre théière s’ imprégnera progressivement des parfums de vos thés favoris et les restituera en arrondissant vos infusions.

 
1 commentaire

Publié par le 12 Mai 2012 dans Mode & Art de vivre

 

Étiquettes : , , , ,

Un tableau, une tonalite…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Re- New York et re-Manhattan…33 étage de l’hôtel  inter continental..Je fixe la rivière Hudson et ses bleus  qui alternent  avec d’étranges verts .Une sorte de  voix qui raconte l’extravagance de « the city » , Une maniere de bouger le corps et de s’exprimer …c’est très puissant et cela veut dire forcement quelque chose…
Le lobby,le jardin Japonais et les touristes très « business class » …un peu plus  loin dans le lounge on trinque  a la sante du printemps…
On me sourit de part et d’autre ,j’essaye de rendre la politesse un peu éberluée par cet éclat de couleurs ,de voix et de mouvements  dans la rue..Le monde entier s’est donné  rendez- vous a Soho en ce weekend du mois de mai..
Des touristes ,encore eux ,mitraillent de leur flash les agents du FBI qui ont bloqué une rue .
Non ce n’est pas le tournage d’une série a la mode mais il s’agit d’une enquête sur une  double  affaire 
saugrenue de kidnapping et de meurtre.
Grrrrrrrrr, ce n’est décidément pas dans l’esprit de ma  flânerie qui porte essentiellement sur le gout pour la poésie .je m’éloigne au plus vite en suivant les rayons du soleil dans une tentative de trouver la tonalité du tableau..
Soho se « francise » a une grande vitesse…On varie et le tempo et le timbre et Les enseignes se disputent les noms de Loulou, Kiki de Montparnasse et autres frivolités du genre .
Le poème, m’a-t-on dit , n’a pas  boudé  cette distraction : il a traversé la limite de la géographie avec panache et s’est drapé  tantôt de ballots asiatiques,tantôt de notes made in  » Moulin rouge » .
A New York , je ne m’aperçois de rien; et je le dis lentement, répétant à voix basse toutes ses contradictions.

 
3 Commentaires

Publié par le 12 Mai 2012 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , ,

Recit nomade…

Qu’est ce qui serait plus bavard qu’une porte fermée? un livre , un miroir?.
Que devient le récit quand ces trois éléments se donnent rendez-vous au même endroit?
Des mots sur des pages ou des mots en images et des mots qui se tapissent derrière des portes closes…Les maisons sont ainsi faites avec beaucoup de mots, des silences volontaires et d’autres imposés …. Une sorte d’éloges des vagabonde a n’en plus finir…
Tous les matins en ouvrant la porte de ma chambre j’ai le sentiment d’écrire une histoire nouvelle qui enrichira a la tombée du jour la collection de livres qui ornent les étagères.
Au fil de l’Histoire nous pouvons ainsi voir que ce nouveau commencement était « nous » et lorsque la lumière du jour se transforme en obscurité nocturne,c’est aussi et toujours  » nous ».
Autofiction , littérature du nombrilisme ou rentrer de plein pied dans le grand bazar … Ce nomadisme du récit est quelque part  la face ludique et puérile de la vie… 

 
1 commentaire

Publié par le 3 Mai 2012 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,