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Archives de Tag: Algerie

Les chapelets enroués…

     

Assia Djebar

« ensemencée par les sons et les rythmes de l’origine (…). Oui, ma langue d’écriture s’ouvre au différent, s’allège des interdits paroxystiques, s’étire pour ne paraître qu’une simple natte au dehors, parfilée de silence et de plénitude » Assia Djebar.

Elle les faisait défiler au grès des pages en retenant sa respiration…Sa pudeur était palpable au mal qu’elle avait a prononcer ces noms aux consonances de jasmin et sur lesquels sa langue butait..Sa respiration ne manquait  pas de s’arrêter net au détours de la première syllabe et les voyelles n’offraient jamais ces plages de douce musicalité…la voie et avec elle les voix s’enrouaient.
En langage romanesque cela donnait des héroïnes- princesses aux odeurs de musc,des notes d’ambre se faufilant le long des confusions féminines . Elle hésitait toujours a confesser les râle aux profondeurs rauques des « Re-kia »,des » Na–djia » et de ces autres » Ai-cha » qui peuplaient les nuits  tâtonnantes des vielles ruelles de la Casbah . Comment une femme, Algérienne de surcroît,pourrait- elle raconter les moments de grâce sans déflorer les sermons des vierges aux corps scellés…
Il aurait fallut pour cela,ouvrir jusqu’aux dernières portes des mausolées de ce monde ,il aurait fallut réunir les braseros de la terre entière afin d’y brûler,ce soir,la,tout de suite et avant qu’il ne soit trop tard , tout le saoul des décolletés haletants. La page n’est plus la page et l’encre sombre se livre au chuchotement confus,celui de derrière les longs voilages qui laissera échapper jusqu’aux ultimes et dernières gouttes de chasteté..Qu’importe alors si l’auteur n’est plus l’auteur et qu’importe si l’auteur redevienne toutes ses héroïnes a la fois car ce pèlerinage vaut les infractions irréparables.Elle est écrivain ,donc, jamais plus semblable a toutes les autres femmes d’Alger dans leur appartements…Elle est écrivain et s’appelle A-ssia avec une voyelle  raisonnée qu’elle réussira pourtant a faire dresser comme une vibration devant les récits tues et restés longtemps interdits.

Billet écrit en hommage a l’écrivaine Algérienne,Assia Djebarr.
03/23/2014.

 
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Publié par le 23 mars 2014 dans A pile et face

 

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Vidéo

Correspondance 2014…

3e semaine de janvier 2014, 08:40 du matin a Washington, 14:40 a Alger et 17:41 a Abu Dhabi …C’est des matins fleuris qui répondent a une nécessité vitale…Chaque matin permet quelque chose …chaque matin permet un chemin ,chaque matin permet une lumière.
Avancer ainsi d’un matin a un autre …enjamber les aiguilles de la montre en glissant d’un faisceau horaire a dans un un autre… c’est comme pénétrer le majestueux temple du hors temps, extrême privilège des ames voyageuses…
Je suis ici et la et les mots que j’écris sont destinés aux uns et aux autres mais me sont destinés en premier car ces lettres courbes,allongées,remontantes,débordantes,coulantes, dépassant la réflexion parfois ,devançant les espérances par d’autres,rebelles par ci et extrêmement obéissantes par la quand il s’agit de passer par l’intérieur, quand il s’agit de répondre aux désirs des autres… Comme un jeu périlleux et jubilatoire,quelque chose que l’on détricote pour mieux la redresser ,quelque chose que l’on a envie d’ouvrir et de découvrir comme une révélation, comme une délivrance…
Il y a un endroit dans cette ville ou le soleil se lève avec les palpitations qui parlent de la gratitude d’être ensemble .

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Photo de Lydia Chebbine.
Le temps est un jardin.Washington 2014.
Vivaldi – Complete Cello Concertos

 
 

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الأسود يليق بك ….Ahlam Mosteghanemi

lui

Parler des livres de  l’ecrivain Algerienne ,Ahlem Moustaghenmi sans dire qu’elle est la femme écrivain la plus lue dans le monde arabe serait un manquement aux règles élémentaires de la politesse .
Parler de Ahlem Moustaghenmi sans rappeler qu’elle a été classée par le magazine Americain Forbes comme la meilleure écrivain femme en langue Arabe, sans citer son livre « mémoire de la chair » nommé par l’Union des écrivains arabes comme l’un des 100 meilleurs livres en arabe dans le siècle dernier,serait franchement faire preuve de mauvaise foi .
Ahlem remet ça et signe fin 2012 une nouvelle assez particulière « le noir te va si bien. » 
Quelques 331 pages donc pour raconter une histoire d’amour comme il en a toujours existé  mais le tour de force restera celui de réinventer le conte de Cendrillon  avec un prince qui n’est pas si prince que cela et une fille banale en apparence mais tellement princesse ,a y regarder de prés.
Ahlem s’acquittera de la tache avec brio et j se jouera plusieurs fois de nos croyances et supputations hâtives  de lecteurs,pourtant ,avertis. 

Ahlem gratte a la pelle de fer une société très normée en se préservant toutefois de tomber dans le jugement moral et tout y passe :les islamistes,le pouvoir Algerien éradicateur, l’antagonisme  riche/pauvre ,la societe Arabe ,la malice et la couardise Orientale ,la naïveté des femmes Algériennes et L’amour avec un grand A.
L’auteur procède par une construction littéraire classique,des phrases essentiellement descriptives …un bouquet pictural avec une recherche formelle indéniable qui donnera au final une musicalité et une variabilité de la langue dont Ahlem est coutumière mais  nous lui reprochons de puiser  sans modération dans la  métonymie et autres figures de style par pécher de facilité et manquer par la même une recherche plus fournie sur le caractère des personnages.
« le noir te va si bien » sombrera  ainsi et a bien des moments dans le mièvre , dans le décors chargé mais comment  faire autrement quand il s’agit d’orient . D »ailleurs la légende dit que la tulipe si présente dans la nouvelle viendrait de Perse et la fleur très présente au sein des contes de Mille et une nuit …
Nous aurons droit a d’autres  clichés narratifs dont le défilé  de quelques  villes mythique tels que Paris,Vienne  ,Damas ,Beyrouth mais pas celle des années 70,celle des poètes, des écrivains et autres créateurs mais Beyrouth des années 2000 , celle de la luxure,des hommes d’affaires véreux ,du monde artistique glauque et du show off dégoulinant.
« le noir te va si bien » est en quelque sorte une confidence d’une écrivain fatiguée par les sollicitations d’un monde contemporain mensonger …
Ahlem tentera d’inscrire son récit dans un mouvement historique ,réaliste et cherchera a remettre au goût du jour la sincérité ,la simplicité ,bref, l’Alg
érianité selon la définition de l’auteur et cela m’enchante et cela me va.

Index:
La nouvelle  « Le noir te va si bien », publié en novembre 2012 par Hachette-Antoine, a vendu plus de 200,000 exemplaires en deux mois.

Biographie de l’auteur:

Ahlem est née à Tunis pendant la guerre de libération algérienne
Dans les années 70, Ahlem, lycéenne, devient déjà célèbre à 17 ans en Algérie en présentant l’émission quotidienne poétique Hammassat (Chuchotements) à la radio nationale.
Elle rencontre à Alger Georges El Rassi, un journaliste libanais  qu’elle épousera   en 1976 à Paris, où ils s’installent.
Elle poursuivra alors ses études universitaires à la Sorbonne, d’où elle obtient en 1982 son doctorat en sociologie sur le thème de l’image de la femme dans la littérature algérienne, dans une tentative de comprendre, à partir de la littérature, le malaise de la société algérienne dans le rapport d’homme à femme. Ce doctorat se fera sous la direction du fameux orientaliste Jacques Berque, qui le préface.
Pendant les quinze années qu’elle passera à Paris, Ahlem contribuera à divers magazines, et, du temps qu’elle volera de sa vie de mère élevant trois garçons en bas âge, se mettra durant quatre années à écrire des fragments d’un texte qui s’avérera un roman. Ahlem dira au sujet du passage de la poésie au roman : « Quand on perd un amour on écrit un poème, quand on perd une patrie on écrit un roman ».
L’Algérie, en effet, n’a jamais quitté Ahlem, qui dira aussi : « Il y a des pays qu’on habite et d’autres qui nous habitent ».

Œuvres

  • Ala Marfa Al Ayam (Au havre des jours), 1973.
  • Kitaba Fi Lahdat Ouray (Écriture dans un moment de nudité), 1976.
  • Algérie, femmes et écriture, préface de Jacques Berque, 1985, réédité chez Harmattan en 2000.
  • Zakirat El Jassad (Mémoires de la chair), publié par Dar Al Adab en 1993, Prix Naguib Mahfouz et Prix Nour de la meilleure œuvre féminine en langue arabe, traduit chez Albin Michel en 2002.
  • Fawda El Hawas(Le Chaos des sens), publié chez Dar Al Abad en 1997, traduit chez Albin Michel, 2006.
  • Aber Sarir (Passager d’un lit), publié chez Dar Al Adab en 2003.
  • Nessyan.com (L’Art d’oublier), publié chez Dar Al Adab en 2009.
  • El aswad yalikou biki (Le Noir te va si bien), Hachette-Antoine2012.
 
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Publié par le 10 février 2014 dans Litterrature

 

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Sur le bazar des représentations…

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Il la voyait s’arracher avec difficulté de ses bras … son regard encore brillant trahissait les folles expansions du désir au masculin …il se cale dans ses coussins en désordre ,place les bras derrière la tête avant de la voir disparaître dans un halo de vapeur d’eau chaude,de nuage de parfum et autres partitions féminines…
Elle se lave minutieusement ,longuement ,s’attarde sur les chemins des caresses,contourne malicieusement les bouches de volcan,ajuste la pomme de la douche et laisse couler l’eau sur sa tête pendant que ses pensées tournoyaient dans le sens contraire des aiguilles d’une montre …
Il est vrai qu’elle ne fait jamais les choses comme tout le monde.
Elle s’habille,se coiffe sans un regard pour lui ,sans un mot et s’installe devant l’ordinateur,puisqu’il y a toujours un ordinateur dans les histoires modernes…C’est toujours fascinant de voir une femme vous prendre par la main et semer ainsi des petites histoires, des saillies ,des peut être mais…
Elle travaille pendant une petite heure avant d’enfiler son manteau et mettre la clé de contact…C’est emblématique comme geste que celui de faire démarrer une voiture ,c’est de ce geste que procède l’émancipation des femmes …maîtriser la bête dirait même ma voisine sourde de 98 ans ,capable de vider méticuleusement trois bouteilles de champagne en un seul après-midi.
Laissez -moi deviner ,vous trouvez la digression maladroite , limite inutile et pourtant c’est aussi cela un récit , des surprises, des ruptures, on improvise des postures ,on invente des phares de voiture sur les boulevards ou il y régnait ,ce soir la comme un malaise a commencer par l’absence totale des quidams ,la neige sale étouffait les trottoirs et soulignait durement l’absence d’exubérance…les devantures des magasins exhibaient des mannequins a moitié nus, claquants des dents dans des short et des robes courtes avec voile transparent …Elle mit la radio,une manière de déjouer cette confusion temporelle tellement énorme ,tellement inhumaine puis fait demi tour et monte les escaliers du perrons quatre a quatre ,court vers l’ordinateur dont l’écran affichait le contact skype « absent » et un message: « A dans une poignée d’heure ma chérie ,tu me manques tellement, je t’aime.  »
Ainsi vont les histoires d’amour électroniques…
De palpitations en messages tremblants
De décalage horaire en silence angoissant.
De soupçons en fabulations.
D’incompréhensions en désespoir.
De peur en terreur de voir tout disparaître …
Son regard se pose lourdement sur la poignée de la porte ,l’oreille se tend …la suite ne vient pas.
Un champs de mine s’ouvre ,on inaugure les ravages …il faudra pourtant tenir la rampe au moins jusqu’à la poignée d’heures a venir.

 
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Publié par le 22 janvier 2014 dans A pile et face

 

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Pause…

Lundi 13 janvier 2014 au soir et un recap s’impose:
Nous avons allumé les bougies, empaqueter les cadeaux, dresser les tables, reçu les convives , honorer les invitations puis déballer les paquets,crier des vœux fluo ,conduire jusqu’à l’aéroport et finir sur son sofa avec une tisane detox entre les mains .
Revenons donc au début et aux récits pieux contre récits raisonnables …le moment pour pour nous de scanner les priorités et d’offrir des nouveaux réveils …comment peut-on faire ?
Nous pouvons également envisager de véritables bouleversement et envisager des « Si » en série..des feuilles aux bouts des branches et des palpitations a grandes brassées.
la passion pour seule excuse et la passion comme unique aspiration… Oui mais encore une fois, comment peut on faire?
C’est pourtant dans nos têtes ,tout est dans nos têtes particulièrement cette histoire de destin et de destinée…une sorte d’expression très peu probable du pouvoir et du vouloir.
Je veux,tu veux,il veut…et 12 mois devant pour affiner les expressivités a deux tons.

Lyy
Photo de Lydia Chebbine.
Recto/verso .New York,2013.

L’illustration d’un New York en noir et blanc est  magnifiquement  exquise  et mes élucubrations du lundi soir ne  rendent pas la vraie lumière de cette géométrie quasi parfaite… le photographe « désembourgeoise  » le gris et met en scène une sorte d’aplat ,de proportions et de perspectives qui donnent du corps et dynamise d’une manière delicate une musicalité a fleur de peau .
Cest très physique et ça vibre comme une envie de respirer très profondément.
Cheers Lydia.

 
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Publié par le 15 janvier 2014 dans A pile et face

 

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Que mes lèvres ne sont-elles des cerises!

Que mes lèvres ne sont-elles des cerises!

Premier et unique chapitre.
Nous commençons par un bijou pictural,un veritable travail d’orfèvre, c’est le détail qui raconte le mieux l’oeuvre avec une capacité d’abandon qui nous séduit et nous laisse perplexes.
Ce n’est pas un bestiaire, ni une histoire sur le rapport a la nature ,ce n’est pas une toile non plus mais une scène hallucinante ,une sorte de récit du mythe fondateur construit sur un plan unique qui puise sa force dans le « non dit » et le » non vu » .
C’est surtout un tableau sous forme de « Storyboard » savamment soigné et résolument moderne.
le cadrage ,le mouvement et les personnages sont en parfait raccord……On y discerne un coté clinique presque maniériste et ce n’est pas qu’un effet d’annonce…le cinéma rallie la peinture a ce moment précis et c’est carrément bluffant .
l’Artiste peintre décline ainsi avec brio l’art de la métonymie dans la peinture ,l’art de la mise en scène du signifiant en somme .
La femme en chair d’une sensualité désarmante dégage cependant une inquiétude pesante …cela se joue a coup de champs/contre champs.
la pureté du trait souligne un érotisme glacé ourlé par un ton bleu décliné sous toutes ses nuances comme des couches de respirations que l’on retient devant le geste premier.
l’oeuvre naît d’une légende et tenterait de résoudre le mythe par le ludique …voir la vie dans le bon sens…Une proposition de façon d’être en fait campé par un paon ,très masculin et très imbu de sa force plastique.
La femme,elle, le tient  » finement « par une cerise rouge…un veritable recueil de l’art de la séduction et des jeux interdits.
L’artiste peintre transforme ,re-malaxe ,re-organise et re-colorie l’intériorité universelle sans verser dans l’anachronisme de la genèse et réussit la performance de de nous recréer sous le ciel et avec les couleurs de L’Algerie .
De la dentelle ,nous sommes en presence d’une très belle dentelle ,c’est forcement une nouvelle naissance et l’imagination nous appartient.

La cerise du Paon.Tableau de L’Artiste Peintre Hocine Ziani.

 
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Publié par le 4 janvier 2014 dans Arts Visuels

 

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« le petit ».

C’est l’histoire d’un tour de passe passe banal ,sans éclat et particulièrement mesquin dont le héros ,que nous appellerons « le petit » afin d’épargner ,vous l’aurez compris « l’âme » tourmentée de cette chose et que nous lui apprêterons pour des raisons charitables sans plus.
Un univers glauque,donc qui reposerait sur une série d’échecs en tous genres ,a s’y perdre d’ennui,a s’y perdre de nullité.
Le petit,n’en pouvant plus de sa vie de rat des villes décide un jour de s’octroyer tout ce dont il a manqué depuis le commencement:la virtuosité.
Il jette ici et la des regards en oblique ,se replie sur la triche ,bafouille,bave,ment et arbore une démarche cousue de pas traîtres ,de pas étouffés,de regards fuyards et d’un aplomb aux senteurs d’égouts.
Des égouts aux gueules béantes qui vomissaient de sombres vagues de haine sur les grands boulevards éclaboussant tout sur leur chemin.
A partir de la rien ne l’arrêtera et telle une araignée boiteuse, il tissera son noir ,froid et gluant dessein autour de facebook city.
Il en choisit une niche .
Se l’octroie avidement au premières lueurs imprécises du jour.
En éloigne les auteurs a coup de chantage,de jérémiades et autres vilenies.
Et commence alors une œuvre infâme d’une longue série d’histoires d’usurpation.
Au final ce petit n’est même pas un vrai PETIT.

PS:
Bien qu’inspirée en partie de faits réels, les personnages et situation décrits dans ce billet sont purement fictifs.

 

 
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Publié par le 3 décembre 2013 dans A pile et face

 

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D’éblouissement et de prière…

D’éblouissement et de prière...

La scène s’ouvre sur une toile qui raconterait les saisons flottantes…des saisons solubles dans nos histoires de bouches et d’intimité.
Il arrive que des villes entières nous habitent depuis le premier  jour ,nous parlons ici d’une sorte de nomadisme architectural qui tour a tour dévoile nos âmes et déroule nos rêves les plus intenses au point de voir danser au loin des minarets puis des clochers.
Cela fait des siècles qu’elle se tenait la.
Debout devant ce tableau.
Le lyrisme visuel éclate a ses pieds en arrondi de dalles,en courbes pleines et en ces autres brisées franchissant des arcs qui a leur tours dévoilaient des chemins insoupçonnés finissant sur le seuil de Babylone,toute en eau.
Des compositions foisonnantes de portes,d’alettes,de moucharabiehs,d’opus de colonnes ,de meurtrières de voûtes et d’arcatures ornaient la place… elle accélère le mouvement pour emprunter une enfilade  d’arcades et se laisse aller au charme des variations de tempo des ornements de peinture, sculpture, gravure, mosaïque répétant a l’infini les motifs évoquant les lumières.
le trait pur,ample, fin ,précis et plein de grain fait lever en elle un infini torrent de visages,de gestes et de voix.
Faut il voir dans cette naissance fragile de l’aube un signe du destin ?
Sa ville est en soie.
Sa ville est en eau.
Venise est à portée de main.
La ville qu’elle a coutume de traverser durant ses nuits fiévreuses s’ouvre sur des passages initiatiques ,s’ouvre sur des atmosphères argentées ,s’ouvre sur tous les jardins du désirs
comme une ultime et dernière prière.
Il y a un endroit dans cette ville ou le soleil se lève avec les palpitations dorées et au delà il n’y a plus rien.
Un moment d’éblouissement humain.

Aqua Alta.
Tableau de l’Artiste Peintre Algerien,Hocine Ziani.

 
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Publié par le 26 novembre 2013 dans A pile et face, Arts Visuels

 

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