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Archives d’Auteur: Jasmins de nuit

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À propos de Jasmins de nuit

« La mode passe, le style reste. » Merci Coco Chanel pour la punchline intemporelle. Ici, on ne parle pas que de fringues ou de tendances. On parle d’un regard. D’une manière de marcher dans le monde. D’un souffle — un peu poétique, un peu politique, un peu fou. Le style, c’est une humeur. C’est ce petit twist entre panache, pulsion et poésie. C’est l’art de réinventer les lieux, de faire swinguer le quotidien sans jamais oublier de s’amuser. 🇩🇿🇺🇸 Bienvenue dans un espace à mi-chemin entre Alger et Washington, où les vibes s’entremêlent, où l’on cause, l’on rit, l’on observe, l’on ose. J’espère que ce blog vous parlera. Mieux : j’espère que vous y laisserez vos battements de cœur, vos doutes, vos idées, vos cris et vos rires. Parce qu’un style, ça ne se porte pas seul. À vous de jouer. Cheers .
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100% Raw…

100% Raw...

Elle n’aime pas l’hiver.
Voila c’est dit a 23:11mn.
Oui mais maintenant que c’est dit que peut- on rajouter de plus?

Les portes closes,le thermostat qui s’affole ,la tasse de thé qui déborde,le pyjamas plutôt chic, le hit du mois qui tourne en boucle ,qui tourne en rond,la robe de chambre en boule sur le sofa…C’est vrai que c’est important un sofa dans une pièce puisqu’il peut servir de point d’encrage:
Sofa/point d’encrage=l’évidence.
Veillée de weekend donc et elle s’installe devant l’écran lumineux ,une sorte de parodie boiteuse du très sérieux dactylographe :
Parodie/sérieux=oxymore.
Elle se lève au bout de 5mn,se prépare un toast,s’attarde sur l’étiquette du pot de miel :
100% Raw- Active 12+ =Argument marchand.
Le tel sonne.
le tel sonne toujours dans ces cas la…Soho chancelle sous les airs jazzy et l’image qui lui parvient via « facetime » raconte la littérature qui fête ses 20 ans,un soir d’hiver en Amérique:
Littérature/20 ans=Ego excessif d’un pseudo écrivaillon.
On oublie les tweets, la page Fb, les mails et tout le bla,bla,bla …
Elle se remet a l’endroit.
Ce soir elle racontera le non dit,les voix off,les hors champs ,les dépressions cardiaques mais pas que…
Bref, elle racontera des choses entre deux lignes ,elle déroulera l’invisible dans une tentative de cerner le visible:
Assez trivial comme démarche mais quelque peu tordue= jeux d’ellipse.
Il y a du vécu,une construction dans l’historique,de la rigueur ,des champs visuels qui se déclinent en larges panneaux ,du grattage,du frottage,du collage ,les couleurs ne viennent qu’en 2e temps et on décape les légendes.
On cueille les secondes,on charge les minutes…une proposition de façon d’être prend forme et cela donne des récits de vie que l’on accroche a un cintre.
Qui a dit que l’imaginaire est un voyage dans les profondeurs…

 
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Publié par le 19 décembre 2013 dans A pile et face

 

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Les amours voilés…

 Les amours voilés...

Le rideau se lève sur un spectacle très dépouillé , c’est comme si l’artiste remettait petit a petit les choses essentielles en place …il nous conte le temps et nous épargne la surcharge malgré la richesse et le foisonnement des formes géométriques .
Le faiseurs d’images égrènera les rectangles,triangles,carrés,cercles,courbes
,lignes très marquées ou des angles fermés en une construction superposée favorisant une adéquation quasi parfaite avec le récit dramaturgique car il ne s’agit surtout pas d’une scène de nature morte mais ,vous l’aurez compris , Il s’agit d’une méditation sur l’univers féminin Berbère.
le pinceau se lâche avec grâce et réussit la performance de décrire l’enferment en désamorçant l’angoisse a coup de lumières transversales et de jeux d’ombres très fouillés qui arrivent par des ouvertures savamment suggérées…Déconstruire des tension par la douce chaleur du foyer et libérer les lignes a coup de flammes bleuâtre ,une autre performance visuelle a laquelle nous sommes particulièrement sensibles.
De la transparence du tamis et tous ce qu’il laissera passer de la pureté d’un vécu en passant par les grenades, essentiellement symbole du charnel, pour arriver au plateau contenant  d’ancestrales  figues, la tendance est au naturel,au désir,a la gourmandise et a la miséricorde .
Le féminin/ masculin ,autre espace de réconciliation avec nous même , cohabitent en parfaite symbiose dans cette scénique et le burnous accroché au mur jouera avec aisance la jonction entre le dehors et le dedans dans un glissement d’une fluidité inouïe .
L’Artiste continuera ses interrogations sur le quotidien en empruntant cette fois de l’énergie aux matières et aux couleurs …Un homme rencontre un univers et c’est le coup de foudre …L’enchaînement des images et des situations qui traverseront la temporalité Berbère avec pudeur raconteront les amours voilés .
Nous sommes tout simplement devant une représentation du virtuose.

 
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Publié par le 12 décembre 2013 dans Arts Visuels

 

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« le petit ».

C’est l’histoire d’un tour de passe passe banal ,sans éclat et particulièrement mesquin dont le héros ,que nous appellerons « le petit » afin d’épargner ,vous l’aurez compris « l’âme » tourmentée de cette chose et que nous lui apprêterons pour des raisons charitables sans plus.
Un univers glauque,donc qui reposerait sur une série d’échecs en tous genres ,a s’y perdre d’ennui,a s’y perdre de nullité.
Le petit,n’en pouvant plus de sa vie de rat des villes décide un jour de s’octroyer tout ce dont il a manqué depuis le commencement:la virtuosité.
Il jette ici et la des regards en oblique ,se replie sur la triche ,bafouille,bave,ment et arbore une démarche cousue de pas traîtres ,de pas étouffés,de regards fuyards et d’un aplomb aux senteurs d’égouts.
Des égouts aux gueules béantes qui vomissaient de sombres vagues de haine sur les grands boulevards éclaboussant tout sur leur chemin.
A partir de la rien ne l’arrêtera et telle une araignée boiteuse, il tissera son noir ,froid et gluant dessein autour de facebook city.
Il en choisit une niche .
Se l’octroie avidement au premières lueurs imprécises du jour.
En éloigne les auteurs a coup de chantage,de jérémiades et autres vilenies.
Et commence alors une œuvre infâme d’une longue série d’histoires d’usurpation.
Au final ce petit n’est même pas un vrai PETIT.

PS:
Bien qu’inspirée en partie de faits réels, les personnages et situation décrits dans ce billet sont purement fictifs.

 

 
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Publié par le 3 décembre 2013 dans A pile et face

 

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D’éblouissement et de prière…

D’éblouissement et de prière...

La scène s’ouvre sur une toile qui raconterait les saisons flottantes…des saisons solubles dans nos histoires de bouches et d’intimité.
Il arrive que des villes entières nous habitent depuis le premier  jour ,nous parlons ici d’une sorte de nomadisme architectural qui tour a tour dévoile nos âmes et déroule nos rêves les plus intenses au point de voir danser au loin des minarets puis des clochers.
Cela fait des siècles qu’elle se tenait la.
Debout devant ce tableau.
Le lyrisme visuel éclate a ses pieds en arrondi de dalles,en courbes pleines et en ces autres brisées franchissant des arcs qui a leur tours dévoilaient des chemins insoupçonnés finissant sur le seuil de Babylone,toute en eau.
Des compositions foisonnantes de portes,d’alettes,de moucharabiehs,d’opus de colonnes ,de meurtrières de voûtes et d’arcatures ornaient la place… elle accélère le mouvement pour emprunter une enfilade  d’arcades et se laisse aller au charme des variations de tempo des ornements de peinture, sculpture, gravure, mosaïque répétant a l’infini les motifs évoquant les lumières.
le trait pur,ample, fin ,précis et plein de grain fait lever en elle un infini torrent de visages,de gestes et de voix.
Faut il voir dans cette naissance fragile de l’aube un signe du destin ?
Sa ville est en soie.
Sa ville est en eau.
Venise est à portée de main.
La ville qu’elle a coutume de traverser durant ses nuits fiévreuses s’ouvre sur des passages initiatiques ,s’ouvre sur des atmosphères argentées ,s’ouvre sur tous les jardins du désirs
comme une ultime et dernière prière.
Il y a un endroit dans cette ville ou le soleil se lève avec les palpitations dorées et au delà il n’y a plus rien.
Un moment d’éblouissement humain.

Aqua Alta.
Tableau de l’Artiste Peintre Algerien,Hocine Ziani.

 
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Publié par le 26 novembre 2013 dans A pile et face, Arts Visuels

 

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Une lignée de femmes a la fenêtre…

Il disait que le sac des femmes le fascinait car on y mêlait les choses précieuses aux choses futiles. 
Il disait encore que son boulot c’est écouter Le goût des autres. 
Il disait toujours « c’était mieux avant » et avait cette façon de bouger le corps,d’ajuster la tonalité d’un tableau avec… rien.
Il est brillant. 
Il est troublant de clairvoyance et de noirceur et la chronique permet l’exagération de tout cela.
L’histoire,toute l’histoire commence par une caresse,par une magie qui s’impose. 
C’est donc votre éclat que je salue sur le seuil des villes que j’ai coutume de traverser de toute part a la recherche de ceux dont les yeux pensifs contemplaient la vie.
Et justement il en faisait partie et justement il en était l’incarnation.
Vous n’en pouvez plus de promener ces deux mondes ,l’un dans la tête et l’autre dans les rues…Ce n’est pourtant pas faute d’avoir porter la mélodie jusqu’au bout.
En effet c’est l’histoire de ceux que l’on porte a l’intérieur de nous de façon intense,de façon irréversible… 
Une lignée de femmes a la fenêtre,le visage collé a la vitre..L’heure est aux connotations troubles et colorées.

 

 
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Publié par le 24 novembre 2013 dans A pile et face

 

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Palpitations en Noir et Blanc…

Palpitations en Noir et Blanc.Photo de Lydia Chebbine.

Entre deux désirs…
Nous avons longtemps rêvé devant les pages blanches, devant les villes invisibles,devant la pénombre de nos vies..
l’intime a ses moments de prédilection et c’est devant les valises qui débordent,qu’il retrouve son lyrisme…
Il n’y a pas mieux que les valises des voyageurs pour raconter les palpitations disait le Baladin…
Non,il n’y a pas mieux que les maisons pour raconter l’ultime moment de l’ivresse des espérances, répondaient les dunes qui couraient le soleil..
Des dunes qui rêvent de maison…
C’est en fait, l’histoire de ces maisons ouvertes sur les équilibres fragiles que l’on a vu prendre le large pour mieux défier les certitudes…
La vie est un immense casino et tous les jeux sont permis pourvu qu’ils donnent le bla,bla,bla …
A l’aube d’une Vie ,a l’entre deux désirs,Dieu se tenait parfois la ,entre deux grains de sable…l’un noir et l’autre blanc.
L.K

Photo de Lydia Chebbine.

 
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Publié par le 13 novembre 2013 dans A pile et face

 

Ceux qui venaient de loin…

Ceux qui venaient de loin…

07:45 ,Canal Street peinait a garder ses yeux ouverts sous le poids des épaisses couches de brumes qui ourlaient le ciel  encore trop noir et encore trop bas en ce matin de novembre, automnal.
les conducteurs New-yorkais désespéraient devant les annonces de bouchons et rien ne dissipaient leur malaise ,ni les gobelets de café trop chauds ni les bulletins de meteo , a peine, enthousiastes que déversaient les stations de radios locales.
la longue rivière de lumière artificielle que composaient les phares des voitures collées les unes aux autres, coulaient pratiquement sous le trop plein de pluie serrée et lourdement soutenue par les grondements du fleuve Hudson…
Au fil des minutes,la ville se liquéfiait et avec elle disparaissaient les grattes ciel…
Une  jeune étudiante en critique d’art, tend machinalement la main vers son Ipad, déposé sur le siège  d’à côté, et fait défiler les pages de son exposé en attendant patiemment le passage des feux au vert…
Les pages électroniques sentant les oasis et les colliers d’ambres prirent de cours le lyrisme hivernal de ce début de journee et amorcèrent au quart de tour ,le voyage fulgurant vers les espaces infinis du…
« la-bas ».
Et Dieu seul sait comme c’est grand « la-ba » avec ses dunes infinies.

Arrêt sur image:
voyons ,voyons nous avions une jeunes Américaine qui venait de très loin, d’Algérie précisément ,se noyant dans ses pensées et dans sa voiture par une matinée automnal qui avait du mal a s’extraire de la nuit, quelque part sur canal Street a New York city ..

le songe du désert:
La reine Tin hinan ,l’ancêtre des Touaregs, a quelques brassées d’années en arrière , commençait le rituel de sa toilette matinale en presence de sa fidele servante Takamat dans le désert des déserts en plein cœur d’Abalessa dans le grand Hoggar d’Algerie.
La reine bougeait son émouvante silhouette suivant les mouvements lestes et précis de la servante qui laissa glisser le long du corps mince et gracile la robe de riche soie composée de deux étoffes d’un dégradé de bleu aérien.
Et la couleur azure reflétait a merveille la mer profonde qui s’était glissée dans les yeux de l’aïeule royale, il y a de cela 17 siècles …
la longue et épaisse chevelure tressée fut serrée sous un lourd bijoux en Argent qui rappelait les tons de l’imposant collier qui lui tombait sur la poitrine .Takamat fait glisser,par la suite, avec douceur deux bracelets sur le poignet gauche de sa reine et un autre sur celui de droite.
Le peintre racontera ,par la suite,le pari fou de cette reine, que la légende voulait, éprise de liberté et qui courait les dunes a dos de chamelle blanche a la rencontre des levers de soleil…
La métaphore prend corps et le pinceau parlera longuement de la reine mère dont le nom en tamachek veut dire « celle qui vient de loin. »

De l’Amérique a Alger…
Il faudra attendre le vingtième siècle et le moment ou deux archéologues, dont l’un était Américain , entrèrent dans une immense nécropole et découvrirent la sépulture de la reine du désert morte.
Elle était jeune,
Elle était belle,
Elle avait fui le nord du pays berbère pour parcourir le désert des déserts et aller encore plus loin que les légendes .
Le peintre fut alerté de l’histoire ainsi que notre jeune étudiante New-yorkaise a quelques intervalles espace-temps, a une légende et a un rêve prés.
Scène fictive ou réelle qu’importe puisqu’elle nous permet de continuer le pèlerinage ,de creuser les tonalités et de tracer le périple des âmes voyageuses…
Sur le chemin d’une vie ,il y a parfois l’occasion majuscule qui prend l’apparence de trois visages…
la Reine qui venait de loin , le Peintre deja bien loin et la jeune étudiante encore plus éloignée dans le lointain …
D’Abalessa a Alger,d’Alger a Strasbourg,de Strasbourg a New york,ils furent de toutes les partitions du voyage, de toutes les jubilations intelligentes comme une preuve de reconnaissance visible et lisible d’une Algérie qui n’a pas livré tous ses poèmes .
Femmes d’Alger dans vos appartement veuillez donner ce qu’il réclame a ce brave baladin …
veuillez lui rendre de l’émerveillement et des chapelets d’ambre autrefois retrouvés dans les fonds de malles de la reine d’Alabessa.
L.K.

[to be continued]

La reine Tin Hinan par l'Artiste Peintre Algerien Hocine Ziani.

La reine Tin Hinan par l’Artiste Peintre Algerien Hocine Ziani.

La reine Tin Hinan par l’Artiste Peintre Algerien Hocine Ziani.

 
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Publié par le 9 novembre 2013 dans A pile et face, Arts Visuels

 

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« Es-Stouh »cash…

C’est l’histoire d’un espace de 2 millions 400 mille km²,de 38 millions de palpitations et d’une camera qui procède a une sorte de retour aux fondamentaux .
« Es-Stouh » (Les terrasses), le dernier film de Merzak Allouache déroule une société algérienne qui retient son souffle et nous parle d’une anarchie qui s’autogénère et se multiplie désespérément a l’infini.
« Es-stouh » c’est surtout un constat très sévère ,un regard cru,une lumière blafarde qui met a nu tous ce que nous essayons de taire dans l’Algérie post-années 90.
Le réalisateur filme cash la mal-vie,le règne de l’argent sale,les rapports extrêmement durs,hommes/hommes d’abord puis par glissement hommes/femmes,l’homosexualité,la pédophilie, la schizophrénie religieuse ,l’obscurantisme, les incompréhensions sociétales et l’hypocrisie generalisee…bref tout y passe.
Merzak Allouache ne fait aucune concession et procède a la manière d’une tronçonneuse qui déchiquette dans le vif une capitale qui finit par devenir un seul quartier…
les terrasses des immeubles de Bab El Oued, Belcourt,Chevalet..,
5 quartiers en tout, nous content la respiration de toute une population.
Une respiration très difficile ,éraillée, rocailleuse,étouffée et étouffante…
le film déroule en 24 heures chrono une vie présente /absente , ponctué par l’appel du Muezzin aux 5 prières.
Décomposer la vie en 5 moments ,l’ordre du montage branché /connecté par le son d’une voix frêle,sereine qui parle d’amour et de partage, creuse cruellement le fossé entre le réel glauque d’une société et une spiritualité très « ritualisée « .
Nous assistons ainsi tout au long du film a une sorte de jeu de miroirs déformant qui nous renvoie une image infiniment alarmante de …
Nous même .
Pourquoi monter si haut pour filmer tout ce qui est bas ?
Une question légitime, a mon sens, a moins que ce ne soit le Dieu tout haut qui nous regarde, nous ,qui avons touché le fond.
Les larmes de Merzak Allouache a la fin de la représentation diront le reste.
Elles diront sa souffrance d’aimer comme un fou ,comme un malade,comme un désespéré une Algérie qui nous glisse entre les mains…
Et dans les yeux du réalisateur miroitait, la peur de tout un peuple qui ne se reconnaissait plus dans son quotidien.
« Es-Stouh »,Une promenade du funambule a bout portant d’une camera qui tentait désespérément de maintenir en équilibre les espoirs de toutes les femmes Algeroises tremblantes , ce soir la ,dans leur appartement.

 
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Publié par le 31 octobre 2013 dans Arts Visuels

 

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