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El Kahwa wel latay…

Kahwa Wel latay ,une k’cida qui a été chantée des les début de la chanson chaabi par chiekh zarbout et hadj mrizeq ( la version la plus connu ) . Chaque maitre lui a donné ses couleurs d’ou la pluralité des versions et du public
Musicalement parlant cette k’acida peut être jouée en sihli , en mouel ,en zidane et meme en sika avec des rythmes differents goubahi ,bourjila ,berwali et avec différents air aussi selon le gosto ou mrgreen du moment.

La chanson dit ceci :

Oh homme sensé, écoute mon histoire et comprend la !
Par une belle matinée printanière de l’an mille dans la lumineuse ville de Cordoue, se présentèrent devant le juge, deux éternels rivaux ; le café et le thé.
faut il préciser que dans la langue arabe , le mot café se prononce : Qahwa qui est une connotation féminine.
Ainsi dans cette sublime ville qu’était Cordoue, ville de la connaissance des sciences et des arts, ville où la civilisation islamique était à son summum, ville éclairant l’Europe de son savoir, existait un juge très connu pour son impartialité et sa probité ; c’était le juge Omar Ben Haq.
Dans la hadra du juge Omar ou toutes les franges de la société étaient présentes.
La salle était pleine à craquer. Habits de soie et habits de toile, senteurs de jasmins émanant des belles andalouses et odeurs de sueurs se mélangeaient dans un énorme brouhaha. Toute la ville était là, personne ne voulait rater l’audience.
Le juge entra dans la salle, majestueux dans sa robe de satin, d’un vert olive, le turban posé fièrement sur la tête , prit place  ,intima à l’assistance le silence et d’un signe de tête il ordonna aux deux protagonistes d’exposer leurs griefs.

EL Qahwa (le café) et le thé arrivés devant le Qadi (juge) le saluèrent par ces propos :
– Oh Qadi respectable, nous te considérons comme arbitre équitable, car tu es Incorruptible, tu ne te laisse acheter ni ne prend aucune décision à la légère, grâce au Seigneur, tu jugeras avec succès notre différent car DIEU t’a confié une partie de ses pouvoirs.

Le Cadi, agacé par tant de verbiages leur répondit en ces termes :
– Je vous écoute, trêve de bavardage, si vous avez quelque chose à dire, parlez sans inquiétude ; celui qui a raison l’emportera, et bien entendu, le perdant acceptera le verdict.
Le thé prit le premier la parole se faisant son propre avocat.

– Aujourd’hui, il est permis de me boire, dit ‘il, je n’ai rien de commun avec le vin, je suis la boisson des hommes honorables, en moi se trouve une vertu contre toutes les maladies que je rencontre à l’intérieur du corps de celui qui me boit. Je dissipe douleur et tristesse.

Continuant sa plaidoirie, le thé dit :
– Je facilite la digestion de tous les aliments lourds, je guéris les personnes souffrantes et aux hommes de bien, qui me boivent, j’apporte détente et repos.

– Je contiens un brin de fragrance de menthe et de gingembre. Pour me préparer on utilise une théière ressemblant à une tiare, posée sur un brasero rempli de braises ardentes et on utilise un plateau ciselé reposant sur un trépied en bois précieux sur lequel sont délicatement posés des verres aux couleurs chatoyantes ajoutant ainsi, à mon miroitement. Alors comment ? toi, servante, voilà que tu veux rivaliser d’éclat envers moi, lança t’il en direction d’El qahwa.

– Pourquoi élever le ton avec moi, tu n’es qu’une pauvre servante, après tout !
Tu ne procures ni extase, ni n’exhales aucun parfum, tu n’es pas digne des tasses de solennités et d’apparat, ce qui te convient, ce sont des tasses de pierre ou des bols d’argile vendus au poids, termina t’il ainsi sa longue diatribe

– DIEU récompensera tes injures comme il se doit, répliqua el qahwa, abrège tes propos et ne te proclame pas licite car c’est ma médecine à moi, qui est renommée, je guéris le malade de ses longues maladies. Aux hommes de bien qui me boivent, continua el qahwa, j’apporte détente et repos, je dissipe migraine et douleur.

Et les soirées avec moi peuvent durer longtemps, je facilite la digestion de tous les aliments lourds. Et, sarcastique, el qahoua dit au thé :
– Lorsque les veillées se multiplieront, oh esprit subtil, aucun courtier ne t’achètera au marché car tu es bon pour les chameaux et lesbœufs puisque tu es pareil à l’indigo ; tu n’es qu’une herbe colorée.

Après avoir écouter attentivement les plaidoiries d’el qahoua et du thé, el cadi leur répondit, en lissant pensivement sa petite barbe blanche, en ces termes :
– Cessez, nobles gens ! Certes, vous êtes tous deux des remèdes efficaces, mais le thé possède des vertus plus nombreuses car toi ; el qahoua, tu es bon marché et accessible par tous, le thé, quant à lui est fait pour le divertissement des gens de bonne compagnie qui se savent se délecter de ce nectar béni. En effet, continua le cadi, le thé ajoute son charme à la quiétude et à la joie des réceptions, Dieu Tout Puissant l’a créé ainsi et l’a doté d’un aspect splendide.

 
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Publié par le 12 octobre 2012 dans musiques et videos

 

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Le modèle du maître Manet…

 Les trois tableaux sont l’oeuvre du peintre impressionniste Edouard manet . Oui ça vous le savez déjà mais ce qu’ignorent nombres d’entre nous c’est qu’il s’agit du même modèle féminin.
En effet la femme nue du « déjeuner sur l’herbe » n’est autre que Victorine Louise Meurent (18 février 1844 – 17 mars 1927) . C’est une artiste française restée célèbre pour avoir été le modèle le plus fréquemment utilisé par le peintre des élégantes Parisiennes.
Elle est le modèle de quelques onze toiles majeures du peintre, subjugué par cette flamboyante rousse Parisienne .
On raconte également que son insolence native de fille du peuple ne devait pas non plus déplaire au peintre.
« La femme au perroquet » ,un tableau mythique et rare trône aujourd’hui au grand musée métropolitain de New York ou l’on peut admirer une grande collection des peintures impressionnistes .

Tableau d’Édouard Manet datant de 1862-1863, d’abord intitulé Le Bain, puis La Partie carrée .
Il a provoqué un scandale lorsqu’il a été proposé au Salon de Paris. 
Il entra dans le patrimoine publique en 1906 grâce à la donation du collectionneur Étienne Moreau-Nélaton .

Avec Olympia, Manet réinvente le thème traditionnel du nu féminin par le jeu d’une peinture franche et sans compromis.
Le sujet autant que le langage pictural expliquent le scandale que l’oeuvre provoqua au Salon de 1865.
le thème de l’odalisque à l’esclave noire traduit chez Manet avant tout picturalement la froideur et le prosaïsme d’un sujet bien contemporain. La Vénus est devenue une prost
ituée qui défie de son regard le spectateur
ituée qui défie de son regard le spectateur.
Face à cette remise en cause du nu idéalisé, fondement de la tradition académique, la violence des réactions fut considérable. Les critiques vilipendèrent « cette odalisque au ventre jaune » dont la modernité fut pourtant défendue par quelques contemporains avec à leur tête Zola.

 La toile représente la modèle préférée de l’artiste, Victorine
Meurent, vêtue d’un déshabillé très correct, tenant à la main un petit bouquet de violettes et accompagnée d’un perroquet. Il s’agit probablement, dans l’œuvre de Manet, du portrait de Victorine Meurent contenant les tonalités les plus douces et les plus sages.
Le tableau est en réalité un clin d’œil à une toile homonyme de Gustave Courbet représentant une femme nue avec un perroquet.
 
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Publié par le 29 septembre 2012 dans Arts Visuels

 

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Senac l’Algerien…


Il l’avait lui-même écrit pourtant , avec une étrange prémonition :
« Je mourrai assassiné comme Lorca, et ils feront croire à une affaire de moeurs. »
Yahia El Ouahrani , poète Algérien d’expression française (1926-1973) né en 1926, à Béni-Saf, près d’Oran, d’une mère célibataire d’origine espagnole.
 Les critiques diront que cette naissance bâtarde marquera son œuvre et sa vie. 
Il est d’abord instituteur, puis il se rapproche du monde culturel algérien dont il partagera les interrogations et les luttes. 
Cet algérien blessé,  jeté en pâture aux oubliettes par l’Algérie indépendante n’est autre que le poète Jean Senac. 
Sénac n’aura pas profité de la « baraka » de l’Algérie ,le pays qu’il a tant aimé puisqu’il sera assassiné au 2, rue Élisée .
Au sous-sol de son taudis ,  Sénac gisait, les bras en croix. Le poète ne pouvait  plus voir les étoiles : ses yeux s’étaient fermés. Son corps était froid. Il avait cinq entailles à la poitrine.

Retour sur un destin pas comme les autres:
Il fonde l’Union des écrivains algériens dont il est le secrétaire général ; crée la « Galerie 54 » qui abritera la première exposition de peinture de l’Algérie indépendante, crée egalement  
 la revue « Novembre » , devient membre du comité international pour la reconstruction de la Bibliothèque nationale d’Algérie dévastée par l’OAS.
Une rencontre décisive en 1963  avec Che Guevara et Senac écrira le célèbre vers, souvent critiqué,
« Tu es belle comme un comité de gestion » en souvenir de leur visite commune d’un débit de boissons,  proche de sa maison .
Pour les « Fêtes du 1er novembre », il prépare et préface anonymement une exposition  autour du noyau des peintres qui sont devenus ses proches et opère un rassemblement plus large de 18 artistes 
 Le poete bouillonne et anime  a la radio algérienne les émissions: Le poète dans la cité (1964-1965) puis Poésie sur tous les fronts(1967-1971) tandis que Gallimard publie Avant-Corps en 1968.  
Il fait de nombreuses conférences sur la nouvelle poésie algérienne de langue (« graphie », préfère-t-il dire) française, organise des récitals et publie plusieurs anthologies mais n’en continue pas moins d’accompagner de ses textes les expositions de ses amis peintres, inventant notamment à propos de Benanteur l’expression  « Peinture du signe »  qui s’imposera pour désigner l’un des courants les plus originaux de la peinture Algerienne contemporaine.
 
La descente aux enfers:
              « Je dis que je suis algérien et ils me rient tous au nez. O dérision ! »
Après le 19 juin 1965, date du coup d’État de Houari Boumedienne, commence la désillusion pour Jean Sénac. Bien sûr, le poète a chanté la Révolution. Il a cru au socialisme à visage humain  mais 
les émissions poétiques de Sénac sont interdites en janvier 1972.
Le jugeant menacé, certains de ses amis le pressent de quitter Alger.
Ce qui est clair, c’est que non seulement  Sénac n’était plus utile au nouveau régime dirigé par Boumediene,  mais qu’il était devenu un élément perturbateur et trop ostensiblement critique vis-à-vis des nouvelles orientations prises par le pouvoir en place.  
Ce Pied-noir,  ce Français non musulman, ostensiblement homosexuel, ne peut  continuer a  dénoncer, et avec  autant de  violence, les dérives totalitaires de l’Algérie de l’époque . 
 Le journal El Moudjahid , l’organe central du pouvoir en place ne signale que par quelques lignes la disparition brutale du « poète qui signait d’un soleil » dans la nuit du 29 au 30 août 1973.
On arrêtera cependant un petit délinquant, qui avouera être l’auteur du crime pour un vol qui aurait mal tourné. Il semble que ce coupable providentiel aurait été discrètement remis en liberté quelques temps plus tard.
Le poème de Senac dira longtemps après   la souffrance de cet Algerien écorché vif qui a aimé l’Algerie comme rare l’ont fait les humains.
 «Jeunes gens ne demandez pas d’autographe au poète.
Il y a si longtemps que je n’écris plus au stylo mais à la bouche !
Je ne sais plus signer que d’un baiser avide.
Les mots dans mes doigts

Saignent (…)»

Index:
 Conformément au testament de Jean Sénac les archives de son œuvre se trouvant à Alger ont été remises à la Bibliothèque nationale d’Alger  Une autre partie de ses archives est déposée aux Archives de la Ville de Marseille. 

Ouvrages:
1. Le Soleil sous les armes. Éléments d’une poésie de la résistance algérienne, éd. Subervie, Rodez, 1957 . 
2. Pour une terre possible, poèmes et autres textes inédits, éd. Marsa, Paris, 1999 . 
3. Pour Jean Sénac, ouvrage collectif, éd. Rubicube, Alger, septembre 2004 .  

 
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Publié par le 25 septembre 2012 dans Litterrature

 

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Camille Saint Saens l’Algerien…

Trois choses a savoir sur Camille Saint Saens :
Il a écrit douze opéras, dont le plus connu est Samson et Dalila (1877).
il occupe une place particulière dans l’histoire du septième art puisqu’il est, en 1908 le tout premier compositeur de renom à composer une musique spécialement pour un film, L’Assassinat du duc de Guise.
And at last and not least son œuvre fut liée à l’Algérie où il fit dix neuf séjours et où il mourut .

flashback:
C’est en 1873 et a l’âge de 38ans que Camille Saint-Saens fit la connaissance d’Alger et s’y installa a la pointe Pescade dans une villa mauresque .
Saint Saens sortait souvent le soir et poussait la déambulation jusqu’à la casbah afin de s’abreuver de musique Algérienne . Au hasard de ses promenades , le compositeur entendit dans un des cafés populaires de l’époque une « tawchiyat Zidan » du répertoire Andalous qu’il reprit intégralement dans une de ses plus célèbres compositions, le 3e acte de « Samson et Dalila  » .

Saint Saens l’Algerien:
«Ma douce Algérie, quelle volupté que celle de respirer le parfum de ses orangers !» . C’est en ces termes que Saint Saens parlait de l’Algerie dont il était tombé profondément amoureux au point de lui consacrer l’une de ses plus emblématique composition «Suite Algérienne op. 6o, avec la Rêverie du Soir à Blida et la Rapsodie mauresque . Son répertoire Algérien compte aussi Caprice arabe op. 96 pour deux pianos dont le rythme évoque l’accompagnement de derboukas.
Saint Saens mourut a Alger le 16 décembre 1921,la terre qu’il n’a jamais cesse d’aimer ..
Un Boulevard fut bâtit en son nom a l’epoque,le boulevard Saint-Saëns présentement baptisé  boulevard Mohamed 5..

Combien de jeunes gens aujourd’hui en Algérie ont appris a estimer le maestro et son œuvre ? je n’ose attendre une réponse mais je vous demande  amicalement de prêter une oreille attentive du haut de l’avenue Saint Eugene et vous entendrez surement les notes du maitre encore chanter ..

Video sonore de Camille Saint Saëns – « Rêverie du soir » from « Suite algérienne » Op.60

Video sonore de Camille Saint Saëns – « Rêverie du soir » from « Suite algérienne » Op.60

 
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Publié par le 11 septembre 2012 dans musiques et videos

 

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Une histoire de makrout et de beaucoup d’affinité…

C’est  l’histoire d’un voyage ds le temps et ds l’espace , une question de vouloir et même excessivement vouloir sauter d’une île a une autre dans l’espace méditerranéens .

Flash back:
la nouvelle est insolite et tellement » fun  » pour nous autres Algériennes :  Pour son édition 2013, le Petit Robert fait de la place à plusieurs définitions nouvelle génération dont « le makrout » ou « makroud ». Makrout donc selon le petit Robert est :   » Pâtisserie du Maghreb adulée en Algérie, Tunisie notamment, se compose de semoule de blé dur, et d’un coeur de pâte de dattes, parfois de figues ou d’amandes, recouverte d’un sirop de sucre et de citrons. « 
Le voyage est tout annoncé  et notre histoire de bouche se voulait aussi  surtout une histoire d’intimité et de soleil . « L’atelier cuisine des Algeriennes a Washington DC »  a  donc vu le jour en déclinant l’authentique recette du « Makroud el koucha » ou Makrout « ainek Mizanek » pour les connaisseuses.lol.

Séquences instantanées:
le beurre ,l’eau de fleur d’oranger,les dattes en pâte et le fameux et indispensable « Taba3 », ce sont la les notes de notre symphonie Algérienne .. C’est en croisant  les  fous rires , les anecdotes puisées dans le vécu de ces femmes pétillantes  que l’on réinvente El Djazair  a coup de losanges aux dattes trempés dans du miel chaud parfumé au « mazzhar » et c’est beau et c’est tellement bon. Cheers.

 

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Publié par le 31 août 2012 dans Mode & Art de vivre

 

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La Soprano Algerienne…


Villa Lobos – Bachiana nº 5 – Amel Brahim

C’ est dans le grand Alger que la sublimissime Amel Brahim-Djelloul débute son apprentissage musical par l’étude du violon avec le grand maitre Abdelhamid Belferouni, avant de commencer le chant.le maitre Abdelhamid Belferouni formé a l’école Russe et qui connait l’opera de bout en bout ,la repére donc et l’encourage a traverser la mediterrannee .
 Amel fera son entree en 98 au conservatoire supérieur de musique, le CNSMD, a Paris ou elle décroche une bourse d’études.

Une soprano est née ,

Reconnue comme une personnalité musicale d’exception, appréciée pour  la qualité de sa voix et la palette multicolore et ensoleillée qu’offre son timbre,la soprano Amel Brahim-Djelloul retrouve en 2011-2012 la scène du Palais Garnier à Paris pour chanter ,les noce de figaro,Servilia et Rossini .
Elle connaitra les scènes les plus prestigieuses, tant en France Qu’a Lausanne, Bruxelles, Washington, New-York , Londres, Madrid, et le Théâtre National d’Alger.
Nous la verrons ensuite aux cotes du pianiste Nicolas Jouve autour des mélodies populaires ou avec l’Ensemble Amedyez pour le programme « Souvenirs d’El Andalus ».

Souvenir d’Andalousie ,

C’est l’Album avec un grand A ,celui ou Amel décline différents styles de musiques du Maghreb et du Levant issues de l’âge d’or de la musique d’Andalousie après que les juifs et les arabo-musulmans en aient été chassés à partir du XIIIème siècle.
Notre vedettes de l’opéra mondial propose des pièces du patrimoine arabo-andalous,  composé de suites musicales consacrées à la musique arabo-andalouse du Maghreb, Kabyle, Séfarade de Salonique, Grecque, Turque  adaptées par son frère, le violoniste et musicologue Rachid Brahim-Djelloul accompagnee par l’ensemble Amedyez.

Amel Chante La Méditérranée

Amel Brahim-Djelloul, chant
Ensemble Amedyez : Rachid Brahim-Djelloul, violon et direction ; Noureddine Aliane, ud-mandole ; Dahmane Khalfa, derbouka, percussions ; Sofia Djemai, mandoline ; Achour Oukacha, guitare

 
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Publié par le 14 août 2012 dans musiques et videos

 

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Nulle part dans la maison de mon père…

-« toute seule, en le précédant. Il ne me prend pas la main, comme le matin, ou plutôt comme les deux premières années, quand j’étais plus petite. Je marche les yeux baissés ; nous passons devant la mairie, le long du kiosque à musique. Il n’y a que des hommes dans la rue. Les pères français, non plus, ne donnent pas la main à leurs fillettes, mais celles-ci au moins n’ont pas déjà honte de leurs jupes plissées qui leur arrivent aux genoux. Moi, si. Les regards des hommes arabes, sur l’autre trottoir, me visent seule. Pour les oublier, je me répète la sourate du jour afin de la débiter à ma mère, en rentrant. Elle en sera fière. Dans une semaine, je lui montrerai ma planchette ornée de mes dessins, dont j’aurai clos le texte appris. Elle invitera la femme du caïd et ses trois filles plus âgées que moi, qui viendront, toutes voilées, et se risqueront à pousser des youyous pour honorer mon savoir. » (…) Assia Djebar

Teachers and Algerian children at Blida, c1856

 

 
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Publié par le 9 août 2012 dans Litterrature

 

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Alcazar…

Grisée par la magie du keyboard, je tapais frénétiquement des mots, toute sorte de mots, une façon d’habiller le vide, une façon de me perdre dans les dédales de l’absence…

 » Silence », « ombre », » ambiguïté » , »lumière ». Je voguais ainsi sans but précis jusqu’à ce que je tombe sur cette photo, plutôt étourdie par la trouvaille, je plissais les yeux devant cette bourrasque « émotionnelle ». j’avais du mal a déchiffrer ce sentiment de la lumière…
Mon enfance me prend par la main et l’on avance prudemment vers cette maison mauresque qui me faisait fremir depuis l’age de neuf ans. Les douces matinées de mes commencements me revenaient et j’avançais ainsi vers mon école primaire en dévisageant avec gourmandise l’étendue de la corniche. La plage Saint Cloud a Annaba n’est pas une plage comme les autres, c’est surtout un second souffle pour les riverains.
Nous passions par saint Cloud pour aller chez son médecin, pour rejoindre son travail et pour aller acheter ses croissants le matin… Nous passions par Saint Cloud pour rejoindre son amoureux, ou promener son enfant. Nous passions par Saint Cloud parce que c’était ainsi et que nous n’y pouvions rien.
Moi, je passais par Saint cloud pour retrouver la maison mauresque.
Mes petites camarades la disaient hantée. D’autres parlaient de trois locataires, vielles filles barbues aux mœurs obscures, qui ne sortaient jamais… Moi je n’avais de yeux que pour la noble pierre au parfum oriental .
Je tendais l’oreille chaque fois a travers cette forêt de colonnes et d’arcades, pour déchiffrer la complainte berbero – Andalouse qui me parvenait de derrière les moucharabiehs abîmés par le temps…
Ma maison était parée de profondes rides sur les murs et les herbes folles lui couraient dans tous les sens. Ma maison était différentes des autres villas européennes du quartier, tournées vers le soleil exhibant ainsi leur trop plein de terrasses et de balcons.
Ma maison, elle, manipulait avec nonchalance et non sans malice le visuel entre plein et vide, lisse et rugueux, courbe et droite et se drapait au bout d’ombres et de lumières dans un foisonnement éclectique de préaux et de patios…
A quelle voix répondait donc cette petite fille de 9, 10, 11, 12 ans en restant accrochée a ce langage magique d’architecture mauresque sans pour autant oser pousser un jour le portillon du merveilleux.

 

 

 

La maison mauresque a la plage  Saint Cloud .Annaba. Algérie.

 
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Publié par le 2 août 2012 dans A pile et face

 

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