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Archives de Tag: Latifa Kharrat

Un été a la maison…

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Il s’agit essentiellement de fragments autobiographiques que nous calerons entre la fin du mois de juillet et la première semaine du mois d’août de l’année en cours…Du soleil en plusieurs fois vingt quatre heures pour tricoter une résonance,pour faire tinter l’affection,.

Une nappe blanche en lin ,des tasses en fine porcelaine Japonaise et l’odeur des croissants en déclinaison a un infini de possibilités du temps..le but étant celui de dérouler une esthétique a partir des gestes de tous les jours .
l’art de la poésie est un superbe éclat de rire devant sa tasse de café embaumant le parfum de vanille … Les palpitations bienfaisantes habillent l’espace et l’hymne a la vie se joue en famille.
les bonheurs simples en cette saison survolent les options exclusivement binaires du bien et du mal .
Superbes échappées du subtil durant lesquelles l’infime banal prend un sens extrême:
une famille se réunit,une famille se vit et revit… Face aux décalages horaires et aux Aéroports débordants ,des âmes, la devant nous, suivent les chemins des attentions fragiles.

Les vacances d’été ,suprême éclat de rire ,suprême éclat de vie.

 

 
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Publié par le 8 août 2014 dans A pile et face

 

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L’exil ,cet élixir …

dentelle

« La nuance?Un luxe,une impasse face a l’innommable. »
La nuance,ça me connait pourtant et ce depuis le début car il en faut des « peut etre » et par brassée entière pour édulcorer la guerre fratricide,l’exil de la terre première et cet autre de l’âme,plus sournois,celui-ci, car il vous colle a la peau et vous rend sourd au bruit de la maison… la solitude s’épaissit ,s’étoffe, gagne en relief, déborde et se déverse en bribes d’instants intimes …Les lendemains d’apocalypse n’ont rien a raconter.

 
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Publié par le 12 juillet 2014 dans A pile et face

 

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Les pages sermon…

Cela fait 36 ans,jour pour jour,que l’artiste a fait sa révérence. 
De mémoire de lectrice ,Jamais un écrivain Algérien n’aura autant sublimé le verbe…Malek Haddad,puisque c’est de lui dont il s’agit ,déroulait avec une aisance déroutante les variations mémorielles…Il aura tenu en suspens nos déserts et nos orphelinats pour nous conter son Algérie,un pays en prose,un pays de gazelle.
J’avais 15 ans,l’age de tous les émerveillements…J’avais 15 ans donc et pour seule spiritualité le récit d’un homme qui voguait sur les rayons de lune.
Malek ,le sermon muet ,m’apprendra la parole secrète des âmes libres. Malek m’apprendra a parler de cette voix regardeuse et particulièrement pudique ,a l’heure des premiers filets de lumière tremblante du matin.
Et c’est au nom de cette même pudeur que j’en arrive ,presque, a me féliciter aujourd’hui du départ de l’homme aux palpitations débordantes avant les saisons funestes aux consonances du FIS et du FLN.
Malek, si tes premiers pèlerinages se sont cruellement heurtés aux infractions irréparables de l’ignorance , il s’agit en ce 2 juin 2014 de répondre au désir des poètes de ce monde et d’égrener a l’unisson la gratitude de t’avoir connu .
malek Haddad

 
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Publié par le 12 juillet 2014 dans Litterrature

 

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Au carrefour des étymologies…


« Fin novembre 93,les francophones des deux sexes et de diverses professions(journalistes,professeurs,syndicalistes,médecins…) fuirent en désordre leur pays pour la France,le Quebec,un peu comme les Morisques andalous et les juifs de Grenade,après 1492 et par vagues régulières,tout le siècle suivant,s’en étaient allés,un dernier regard tourné vers les rivages espagnoles,pour aboutir-grâce a la langue arabe d’alors -d’abord a Tetouan,a Fes,a Tlemcen et tout le long du rivage maghrébin. Ainsi comme l’arabe avait ensuite disparu dans l’espagne des Rois tres Catholiques- ceux-ci aidés vigoureusement par l’inquisition – est ce que soudain c’était la langue française qui allait disparaître « la-bas »? .
Extrait de « la disparition de la langue française »,Page 271 .
Assia Djebar

Assia Djebar nous aura tour a tour,égaré,secouer, tourner en rond,agacer, émerveiller,étonner jusqu’à nous pousser dans nos ultimes retranchements avant de nous libérer a la page 271 de son roman « la disparition de la langue française ».
Il a fallu retourner au point de départ et me tenir a l’aube de ma vie,en cette année 94, l’année des départs brusques voire brutaux,l’année des malentendus sanglants…Je m’appuie donc sur mes nouvelles rides et ces autres cheveux blancs pour atteindre ce port,jadis,terre d’asile.
Abu Dhabi prend 20 ans plus tard et avec les mots d’Assia ,toute sa valeur symbolique …une méditation salvatrice et presque inespérée. 
« la disparition de la langue française » n’est pas un roman mais plutôt un discours inaugural, un ton confidentiel,une lumière latérale qui se faufile dans les allées d’ombres…les tableaux s’enchaînent avec une fluidité surprenante et l’auteur égrène avec grâce une énergie de couleur et de matière qui scrute,interroge avant de triompher du passé, avec panache  .
Il a fallu toutes ces années pour pouvoir se libérer des lignes rédigées par des barbes traîtresses et ces autres larbins haineux car il faut longtemps se haïr pour préparer la banqueroute des siens…Il faut se haïr sans resserve pour entreprendre cette navigation pathétique et se débarrasser de ses enfants moyennant des alibis fallacieux . 
Les extrémistes excellaient dans l’ordre du mal et cet autre du basculement irréversible.

En quelques 16 lignes et avec une élégance extrême ,Assia Djebar me réhabilite et avec moi tous les autres exilés. 
« la disparition de la langue française » est un roman qui réinvente le désir de se réapproprier une histoire,un pays,une langue et.. la Vie. 
Djebar dans « la disparition de la langue française » écrit sur le contemporain ,dénoue les méprises,ouvre les fenêtres et dépose délicatement ,des sourires sur nos âmes encore meurtries. 
Nous sommes,avec Assia ,des journalistes,professeurs,syndicalistes,médecins qui n’ont pas,contrairement a ce qui s’est dit ,raté le chemin de l’héroïsme mais nous sommes,ceux qui ont refusé l’amour déformé.

 
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Publié par le 20 Mai 2014 dans A pile et face, Litterrature

 

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Les superpositions…

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« Beaucoup de gens disent : je suis homo aussi, mais je n’ai pas besoin de barbe et de robe pour l’exprimer. Je peux simplement dire à ceux qui ne se rendent pas encore compte s’ils sont homos ou pas que je ne veux pas les effrayer »

Conchita Wurst ex Thomas « Tom » Neuwirth tente de calmer le jeu en ces termes après le concert de contestations qu’elle a suscité avec son look quelque peu original,on va dire,lors de l’eurovision 2014,une sorte de niveau maximum d’inadéquation entre le visuel et le concept.
Au delà de sa performance musicale consacré(e),Conchita/Tom recrée un « gender » nouveau: « une femme/homme » féminisée,masculanisé et tellement érotisé.
Une esthétique sans précédent qui retouche en profondeur et remodèle la légende de « la belle et la bête ».
Conchita gratte a la pelle de fer les fondements d’une société très normée en usant et abusant d’un mélange de peur ,de fascination et de cran.
Elle ne lâche rien,pas l’once d’une concession et récupère l’espace visuel de la citée ,celui la même qui se rétrécie chaque jour un peu plus devant « l’heterosexuellement correct ».
Conchita se revendique des deux genres et jette avec cruauté le trouble sur nos frontières physiques .
Nos cases sociales se surchargent et nous sommes désormais devant un avant et un après Conchita .

 
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Publié par le 19 Mai 2014 dans musiques et videos

 

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Chanel fait son souk…



Chanel fait son marché dans nos souks et nous renvoie la marchandise via la rue Combon.
Sarouel Algerois,robe palestinienne,keffieh,shmegh Khalidji et la célébrissime babouche d’Ali Baba ,toutes les textures etaient labelisée made in « Bariz »et revendues aux Sheikhettes de Dubai…
J’entends deja les « PR « dire que le « lâcher prise design » etait vital afin de mieux répondre aux notes orientales et aux voix multiples de la femmes Chanel ,croisiere 2014. .
PS:
J’adore ce qu’ils ont fait du keffieh-kouffia- Palestinienne.la version transparante est Waouw!, 

 
 

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les civilités de l’écriture …

voi

 

Elle avait coutume de glisser son livre de chevet dans son sac et le promener ainsi de la maison au bureau,puis du bureau au super marché,ext,ext..
Le livre allait partout.
Il sillonnait la ville et assistait,a longueur de semaine,a des concerts.
Il visionnait des movies.
Il faisait de longues promenades dans des jardins français.
Il poussait,contre toute attente la fantaisie jusqu’à rentrer dans des librairies,question de se mesurer aux autres reliures…
Elle aimait a penser que ce mille-feuille en papier avait besoin de prendre l’air de temps a autre.

Elle était également persuadée que les livres la regardaient.
Toutes ces lignes suaves,ces courbes érotisées a certaines heures de la journées ,ces aiguës parfumés,ces hauteurs,ces durées,ces variations mémorielles bavardes comme des pies ,scrutaient ses moindres gestes,pariaient sur ses réactions et se jouaient de ses émotions au rythme de la ponctuation.
Ah,les points virgules qui ne sont la que pour marquer l’hésitation et entrecouper le souffle…Souvent c’est a quelques « points » prés que vous prenez conscience de ce que vous désirez et n’avez pas…
le rideau se lèvera ,bien des fois,au détour d’une série de petits points,sur une temporalité annonciatrice de long duels entre celui qui possède,l’auteur et cet autre qui désire,vous..

Les livres lui parlent également,non pas de cette voix du narrateur mais d’une toute autre palette vocale ,celle d’une couche cosmique qui déjoue nos calculs.
Bon ,je vous explique :
Non,plutôt,
Elle nous explique qu’au dessus de la voix de l’auteur et juste avant celle du héros, il y a tous ces autres non- dits.Toutes ces voix- off qui sont la véritable parole,le hors champs qui s’épaissit ,s’étoffe, gagne en relief, déborde pour finir par constituer le véritable socle de la romance qu’aucun livre ne saura raconter ni empêcher. .

Elle aimait a répéter que l’écriture, au fond ,est un acte solitaire.
l’auteur n’a pas besoin de l’autre pour se raconter…L’auteur n’a pas besoin du lecteur tellement il se voit en lui.
l’écriture est un acte spirituel,un lieu d’abstraction figuratif…l’ecriture est le point final de l’auteur car une fois le mot couché, la devant ,sur une feuille ,il ne lui appartiendra plus et deviendra l’apanage du lecteur et de ses multiples interprétations.

21:45,la nuit est encore longue…elle tend la main vers la table de chevet et s’empare d’une des trois bouteilles d’eau disposées de façon soigneuse et un rien obsessionnel. Tout est dit dans cette simple forme du récit…le délice de l’arrondie de cette main qui se replie sur la bouteille et non sans rappeler l’intention qui vient de l’intérieur…

23:06,une autre rasade d’eau qui viendrait interrompre l’exercice du récit, ce silence a solitude …elle essaye,au fond ,de gagner du temps et puise dans les civilités de l’écriture afin d’épargner son lecteur et lui éviter les bouleversements de la vie …du-moins pour cette nuit.

 
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Publié par le 7 Mai 2014 dans A pile et face

 

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Ma fille, google et moi…

Carnet de bord d’une maman endimanchée,

Un wee-kend avec sa fifille ,a l’allure et au ton New-New-yorkais confirmés,est en quelque sorte un panorama enthousiaste et flamboyant de ce qu’est la vie a 20 ans.
Ouais,je vous l’accorde il y a surtout le doublé I phone/laptop mais entre deux cliques on arrive a construire une sorte de littérature qui tient sa promesse de tendresse et de « fun ».
La scène principale s’ouvre donc sur une jolie table avec nappe blanche et cristal d’usage… Voila, maman -trop sérieuse,au gout du narrateur- faisant face au fruit de ses entrailles ,sa bataille -dixit cheb Daniel Balavoine-.
Les yeux gourmands de l’une et de l’autre parcouraient les heureuses proportions du sucré/ salé: une volaille farcie d’un savant dosage de fruits/amande et rôtis a point,conjuguée a une entrée /bourek – un feuilleté a la mode Algerienne aux crevettes/sauce béchamel-.
-« Cela remonte aux années 89,ton papa couvrait a l’époque la rencontre inédite du président Algerien Chadli Ben Djedid avec le roi du Maroc Hassan 2 a l’endroit dit « Zoudj Bghel « les deux mules »,inédit dans le texte et dans l’Histoire ».
le joyeux vagabondage verbal me servait surtout d’alibi afin de parler d’une mythologie culinaire a la base de tous mes fantasmes gustatifs jusque la .
J’avais ,en effet,demandé ce jour la ,le menu de la table présidentialo-Royale sur quoi mon mari me répondit d’un air détaché qu’il y avait entre autre , un TADJIN AUX FRAISES.
Tadjin /fraises ,deux mots pour bouleverser irrémédiablement mon dico/cuisine et sublimer une table a laquelle je n’étais pas convié…Un vrai choix dans la surenchère du sensuel …Que de fois n’ai je pas pensé goulûment a cette exubérance goûteuse…cet impératif cuisino/esthétique a longtemps hanté mes casseroles …C’est même devenu ,au fil du temps,un parfum emblématique du raffinement de la table,un plat de jouvence,au final.
C’est alors a cet instant précis de l’enivrement récital que ma fille brandit contre toute attente son I Phone et « google » fatalement le fameux plat.
Le visage rayonnant elle m’envoie cruellement d’un pianotement de doigt, son crochet droit fatidique :
« C’est un coulis de fruits rouges, maman ,un coulis de fraise avec une glace.Voila ,tu as la recette de ton Tadjin en détail. Simple ,non? ».
Commence alors pour moi le voyage tragique … toute ma mémoire fictionnelle était en lambeaux devant l’amère résultat :
« Google contre Latifa /KO technique a la faveur de google et ce du premier round. »
Assez saisissant ce coté non concernée que prenait Lydia en choisissant délicatement dans l’assiette, l’un des feuilletés croquants …En fait elle venait de dérouler ses exigences de contemporanéité devant mes croyances folkloriques.
Mes avis de rêveries s’avèrent dérisoires devant la froide logique de google,l’invité de dernière minute et surtout indésirable a ma table, ce soir la.
Cheers.

 
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Publié par le 4 Mai 2014 dans A pile et face

 

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