Chanson du grand chanteur Algerien Idir.
Le titre « Ay lxiṛ-inu » est interprété librement par la talentueuse soprano Amel Brahim-Djelloul-.
Il ne s’agit ,en fait ,pas seulement d’une chanson mais d’un passage de flambeau a double sens. Le féminin /masculin se décline sous une rare respiration apaisée et apaisante.
Traduction de Fadhma Izri que je remercie vivement.
Mon bonheur est accompli
Mes pleurs ont taris
Le grenadier a porté des fruits
Une brise de bonheur berce mon cœur
Laissez-moi donc, je vous en conjure !
Ne m’en voulez pas si je vous injure !
Refrain
Partageons la joie de notre heureux béni
De la maison haute, j’ai perçu un gémissement
J’ai entendu les cris d’un enfant remplir les environs
Les sourires se dessinent sur les visages
Et nous fêterons notre joie comme d’usage
A travers les forêts, les monts et les plaines
Une brise douce délie les visages
Préparez donc le henné de notre bien aimé
Refrain
Les sourires se dessinent sur les visages
Et nous fêterons notre joie comme d’usage
A travers les forêts, les monts et les plaines
Une brise douce délie les visages
Préparez donc le henné de notre bien aimé
Kahwa Wel latay ,une k’cida qui a été chantée des les début de la chanson chaabi par chiekh zarbout et hadj mrizeq ( la version la plus connu ) . Chaque maitre lui a donné ses couleurs d’ou la pluralité des versions et du public
Musicalement parlant cette k’acida peut être jouée en sihli , en mouel ,en zidane et meme en sika avec des rythmes differents goubahi ,bourjila ,berwali et avec différents air aussi selon le gosto ou mrgreen du moment.
La chanson dit ceci :
Oh homme sensé, écoute mon histoire et comprend la !
Par une belle matinée printanière de l’an mille dans la lumineuse ville de Cordoue, se présentèrent devant le juge, deux éternels rivaux ; le café et le thé.
faut il préciser que dans la langue arabe , le mot café se prononce : Qahwa qui est une connotation féminine.
Ainsi dans cette sublime ville qu’était Cordoue, ville de la connaissance des sciences et des arts, ville où la civilisation islamique était à son summum, ville éclairant l’Europe de son savoir, existait un juge très connu pour son impartialité et sa probité ; c’était le juge Omar Ben Haq.
Dans la hadra du juge Omar ou toutes les franges de la société étaient présentes.
La salle était pleine à craquer. Habits de soie et habits de toile, senteurs de jasmins émanant des belles andalouses et odeurs de sueurs se mélangeaient dans un énorme brouhaha. Toute la ville était là, personne ne voulait rater l’audience.
Le juge entra dans la salle, majestueux dans sa robe de satin, d’un vert olive, le turban posé fièrement sur la tête , prit place ,intima à l’assistance le silence et d’un signe de tête il ordonna aux deux protagonistes d’exposer leurs griefs.
EL Qahwa (le café) et le thé arrivés devant le Qadi (juge) le saluèrent par ces propos :
– Oh Qadi respectable, nous te considérons comme arbitre équitable, car tu es Incorruptible, tu ne te laisse acheter ni ne prend aucune décision à la légère, grâce au Seigneur, tu jugeras avec succès notre différent car DIEU t’a confié une partie de ses pouvoirs.
Le Cadi, agacé par tant de verbiages leur répondit en ces termes :
– Je vous écoute, trêve de bavardage, si vous avez quelque chose à dire, parlez sans inquiétude ; celui qui a raison l’emportera, et bien entendu, le perdant acceptera le verdict.
Le thé prit le premier la parole se faisant son propre avocat.
– Aujourd’hui, il est permis de me boire, dit ‘il, je n’ai rien de commun avec le vin, je suis la boisson des hommes honorables, en moi se trouve une vertu contre toutes les maladies que je rencontre à l’intérieur du corps de celui qui me boit. Je dissipe douleur et tristesse.
Continuant sa plaidoirie, le thé dit :
– Je facilite la digestion de tous les aliments lourds, je guéris les personnes souffrantes et aux hommes de bien, qui me boivent, j’apporte détente et repos.
– Je contiens un brin de fragrance de menthe et de gingembre. Pour me préparer on utilise une théière ressemblant à une tiare, posée sur un brasero rempli de braises ardentes et on utilise un plateau ciselé reposant sur un trépied en bois précieux sur lequel sont délicatement posés des verres aux couleurs chatoyantes ajoutant ainsi, à mon miroitement. Alors comment ? toi, servante, voilà que tu veux rivaliser d’éclat envers moi, lança t’il en direction d’El qahwa.
– Pourquoi élever le ton avec moi, tu n’es qu’une pauvre servante, après tout !
Tu ne procures ni extase, ni n’exhales aucun parfum, tu n’es pas digne des tasses de solennités et d’apparat, ce qui te convient, ce sont des tasses de pierre ou des bols d’argile vendus au poids, termina t’il ainsi sa longue diatribe
– DIEU récompensera tes injures comme il se doit, répliqua el qahwa, abrège tes propos et ne te proclame pas licite car c’est ma médecine à moi, qui est renommée, je guéris le malade de ses longues maladies. Aux hommes de bien qui me boivent, continua el qahwa, j’apporte détente et repos, je dissipe migraine et douleur.
Et les soirées avec moi peuvent durer longtemps, je facilite la digestion de tous les aliments lourds. Et, sarcastique, el qahoua dit au thé :
– Lorsque les veillées se multiplieront, oh esprit subtil, aucun courtier ne t’achètera au marché car tu es bon pour les chameaux et lesbœufs puisque tu es pareil à l’indigo ; tu n’es qu’une herbe colorée.
Après avoir écouter attentivement les plaidoiries d’el qahoua et du thé, el cadi leur répondit, en lissant pensivement sa petite barbe blanche, en ces termes :
– Cessez, nobles gens ! Certes, vous êtes tous deux des remèdes efficaces, mais le thé possède des vertus plus nombreuses car toi ; el qahoua, tu es bon marché et accessible par tous, le thé, quant à lui est fait pour le divertissement des gens de bonne compagnie qui se savent se délecter de ce nectar béni. En effet, continua le cadi, le thé ajoute son charme à la quiétude et à la joie des réceptions, Dieu Tout Puissant l’a créé ainsi et l’a doté d’un aspect splendide.
Debout ,seule devant la fenêtre , elle s’assurait que le monde vivait sa vie de dehors a peu prés correctement…
Cela devenait de plus en plus fréquent cette manie qu’elle avait de s’enfermer chez elle , plusieurs jours par semaine , avec pour seule compagnie les voix nues et rondes de la radio et c’est toujours la même station et les mêmes programmes qui laissent parler les saisons…
La , ils en sont au début de l’automne…une copine disait d’ailleurs qu’il neigeait en ce moment même a Winnipeg … Heureusement qu’ici il fait encore beau et drôlement beau en tout cas … Cette explosion de rayons de soleil ,elle la vit comme un pied de nez que l’on ferait aux bulletins de météo savants et très effrontés … »Des bulletins de météo effrontés » l’expression aurait plu a l’autre Monsieur debout depuis un moment déjà ,sur le quai de cette gare Parisienne vide, a attendre l’arrivée de la gazelle … Elle sourit tendrement au souvenir du Monsieur, de la gare Parisienne et de la gazelle puis s’empresse de signer le message dans lequel elle explique a son collègue qui ne savait pas ou il était possible de trouver de bons mille-feuilles en ville …Ici ,on les appelle les Napoléons.
« je t’invite a partager un Napoléon . » dirait l’autre . Et tandis qu’elle habillait sa dernière phrase en imaginant un visage voire une allure a son auteur. Le téléphone sonna et c’est son frère a l’autre bout de la ligne , a l’autre bout du monde.
» Allô ,il est quelle heure chez toi ,il est pas tard j’espère… écoute bon anniversaire surtout ». -« Ohhh , » manqua t-elle de s’étouffer pendant qu’il continuait à parler toujours a l’autre bout de la ligne et de l’autre bout du monde : » c’est toi qui m’a envoyé un mail pour me dire de ne pas oublier ton annif…voila s’est fait ,bon annif ma vielle. » Quoi? mais son anniversaire est dans deux jours…Mais qu’est ce qu’ils ont tous a se tromper de saison?
Tableau d’Édouard Manet datant de 1862-1863, d’abord intitulé Le Bain, puis La Partie carrée . Il a provoqué un scandale lorsqu’il a été proposé au Salon de Paris. Il entra dans le patrimoine publique en 1906 grâce à la donation du collectionneur Étienne Moreau-Nélaton .
La toile représente la modèle préférée de l’artiste, Victorine
Meurent, vêtue d’un déshabillé très correct, tenant à la main un petit bouquet de violettes et accompagnée d’un perroquet. Il s’agit probablement, dans l’œuvre de Manet, du portrait de Victorine Meurent contenant les tonalités les plus douces et les plus sages.
Le tableau est en réalité un clin d’œil à une toile homonyme de Gustave Courbet représentant une femme nue avec un perroquet.
Si je devais revenir dans une autre vie ,c’est dans la peau de Giorgio Armani que je me réincarnerai. C’est comme cela ou rien.lol …
C’est donc dans une ambiance de poudre d’etoile que Giorgio déroule la collection printemps-été 2013 .
Des silhouette androgynes en slippers à fines rayures dorées, ou en ballerines couleur argent à lanière autour de la cheville arpentaient le runway du bout de de leurs chaussures pointues.
les superpositions,le mix- and -match semblent avoir de long jours devant eux avec les tuniques droites qui se se portent sur les pantalons courts et les tailleurs quasiment tous dépareillés. Le tout coupé
dans de la soie et de l’organza, pour une collection très soir.
la collection aurait pu être déclinée en total grey. Les premiers passages le laissaient présager. Mais d’autres couleurs sont venues l’égayer comme le noir, le turquoise, le jade, le bleu clair et le blanc. Le bleu nuit, pour le soir, est réveillé par un imprimé cosmique.
Un detail cependant :
les perles et autres cristaux qui viennent orner les robes du soir. Majestueux.
Collection 2013 inedite dites-vous ? le créateur pioche dans l’univers masculin. Il récupère des bretelles, que l’on croise à l’avant, sous une veste lilas, bleu ciel et rose saumon.
Il opte aussi pour une bretelle unique, portée en travers de la silhouette et attachée à une ceinture large à nœud.
Verdict:
A la fois , délicieux, décontracté et sans effort ,j’ai nommé le Sieur Giorgio Armani.
Trois choses a savoir sur Camille Saint Saens :
Il a écrit douze opéras, dont le plus connu est Samson et Dalila (1877).
il occupe une place particulière dans l’histoire du septième art puisqu’il est, en 1908 le tout premier compositeur de renom à composer une musique spécialement pour un film, L’Assassinat du duc de Guise.
And at last and not least son œuvre fut liée à l’Algérie où il fit dix neuf séjours et où il mourut .
flashback:
C’est en 1873 et a l’âge de 38ans que Camille Saint-Saens fit la connaissance d’Alger et s’y installa a la pointe Pescade dans une villa mauresque .
Saint Saens sortait souvent le soir et poussait la déambulation jusqu’à la casbah afin de s’abreuver de musique Algérienne . Au hasard de ses promenades , le compositeur entendit dans un des cafés populaires de l’époque une « tawchiyat Zidan » du répertoire Andalous qu’il reprit intégralement dans une de ses plus célèbres compositions, le 3e acte de « Samson et Dalila » .
Saint Saens l’Algerien:
«Ma douce Algérie, quelle volupté que celle de respirer le parfum de ses orangers !» . C’est en ces termes que Saint Saens parlait de l’Algerie dont il était tombé profondément amoureux au point de lui consacrer l’une de ses plus emblématique composition «Suite Algérienne op. 6o, avec la Rêverie du Soir à Blida et la Rapsodie mauresque . Son répertoire Algérien compte aussi Caprice arabe op. 96 pour deux pianos dont le rythme évoque l’accompagnement de derboukas.
Saint Saens mourut a Alger le 16 décembre 1921,la terre qu’il n’a jamais cesse d’aimer ..
Un Boulevard fut bâtit en son nom a l’epoque,le boulevard Saint-Saëns présentement baptisé boulevard Mohamed 5..
Combien de jeunes gens aujourd’hui en Algérie ont appris a estimer le maestro et son œuvre ? je n’ose attendre une réponse mais je vous demande amicalement de prêter une oreille attentive du haut de l’avenue Saint Eugene et vous entendrez surement les notes du maitre encore chanter ..
Video sonore de Camille Saint Saëns – « Rêverie du soir » from « Suite algérienne » Op.60
Video sonore de Camille Saint Saëns – « Rêverie du soir » from « Suite algérienne » Op.60
Il y a des jours comme cela…Tu te réveilles en synchrone avec la poésie magique et qu’importe si c’est en plein milieu de la semaine.
Porté par la lumière, pour toi c’est déjà l’automne et tu ne prêtes ,ne serait-ce qu’une seconde, attention a ce que prédisent toutes les études météorologiques et autres frivolités de l’équinoxe.Non, pas plus que ça.
Tu foules de tes pieds nus la terre encore légèrement mouillée du jardin parsemé des premières feuilles automnales a point jaunies …Les feuilles craquent sous tes pas au même moment ou tu cliques sur ton appareil photo…Cela fait un bout de temps que les citadins ne marchent plus pieds nus…Cela fait un bout de temps que l’érosion cerne la métaphore poétique.
Scène fictive ou réelle ? Qu’importe ,puisque cette aventure tactile te permet de continuer le voyage et de creuser l’obsession.
On dit que les âmes au lever du jour se laissent invariablement assiéger par l’enfance et te voila libre d’arpenter la magie …
C’est l’histoire d’un voyage ds le temps et ds l’espace , une question de vouloir et même excessivement vouloir sauter d’une île a une autre dans l’espace méditerranéens .
Flash back: la nouvelle est insolite et tellement » fun » pour nous autres Algériennes : Pour son édition 2013, le Petit Robert fait de la place à plusieurs définitions nouvelle génération dont « le makrout » ou « makroud ».Makrout donc selon le petit Robert est : » Pâtisserie du Maghreb adulée en Algérie, Tunisie notamment, se compose de semoule de blé dur, et d’un coeur de pâte de dattes, parfois de figues ou d’amandes, recouverte d’un sirop de sucre et de citrons. « Le voyage est tout annoncé et notre histoire de bouche se voulait aussi surtout une histoire d’intimité et de soleil . « L’atelier cuisine des Algeriennes a Washington DC » a donc vu le jour en déclinant l’authentique recette du « Makroud el koucha » ou Makrout « ainek Mizanek » pour les connaisseuses.lol.
Séquences instantanées: le beurre ,l’eau de fleur d’oranger,les dattes en pâte et le fameux et indispensable « Taba3 », ce sont la les notes de notre symphonie Algérienne .. C’est en croisant les fous rires , les anecdotes puisées dans le vécu de ces femmes pétillantes que l’on réinvente El Djazair a coup de losanges aux dattes trempés dans du miel chaud parfumé au « mazzhar » et c’est beau et c’est tellement bon. Cheers.
« La mode se démode, le style jamais. » disait la célébrissime Coco Chanel..
Un style c'est donc une respiration , un certain regard, sur la vie .
Un style c'est un savant mélange de pulsions, de poésie et de panache...
Réinventer les lieux et dérouler une sorte de mélodie sans toutefois bouder le fun et oser un chouïa d'excentricité ...