RSS

Archives de Tag: Alger/Washington

Fantôme de femme…

 

danish
Vous êtes jeune,belle,talentueuse , insouciante, vous vous appelez Gerda Wegener et vous demandez exceptionnellement a votre mari de poser pour vous en… femme.
Gerda qui vivait de »sketching « de portraits en série sans grand succès, jusque la, vient de bouleverser par un seul geste, la palette chromatique et sa propre vie en déclinant une oeuvre en tiroirs sur « l’être/ femme ».
Le réalisateur Tom Hooper tentera tout au long de son dernier  film « The Danish Girl » de scruter, disséquer,repenser et arpenter le ressenti feminin avec une tendresse et une pertinence désarmantes.
« The Danish Girl » est définitivement une déclaration d’amour a la Femme qui tour a tour aime, souffre, construit et pardonne a fleur de femme si tant il nous est possible de dépeindre l’abnégation infinie de la mère, épouse, amoureuse mais egalement croqueuse d’homme capable du meilleur comme du pire.
Gerda Wegener  qui vit aux premières loges la transformation de son mari en femme, apprendra a mieux connaitre sa rivale Lili dans la douleur et la solitude la plus absolue.
Un portrait en couches successives d’une créature/ maîtresse qui  souffle tout sur son passage a commencer par le mariage de ce jeune couple d’artistes peintres.
Lili optera ainsi, au grand désespoir de Gerda, pour sa toute nouvelle frémissante vie de femme et renoncera a sa vie d’époux et de peintre très prometteuse, pourtant.
02:00 heures de screening,donc,  pour raconter les frontieres fabuleusement
 floues du genre sexuel , la tenacite des archétypes sociaux et l’improbabilité de nos palpitations, celles les plus secrètes.
« The Danish Girl » est un récit sur la férocité des rivalités féminines.  Un panoramique sur le tumulte au milieu duquel s’affrontent violemment deux femmes qui aiment puissamment et qui ne devront leur survie qu’a la disparition de l’une d’entre elle.
Eddie Redmayn -Lili dans le film porte magistralement l’histoire vraie d’Einar Wegener , un peintre à succès et l’une des premières personnes à subir une intervention chirurgicale de changement de sexe- signe avec ce foisonnement de pellicules une sincère introspection dont personne n’est a l’abri  dans cette culture du tout définitif.

Avis du  cinéphile:
A voir  impérieusement pour la sublime direction photo et les nombreux plans filmés sur le mode impressionniste en plus de la prestation bluffante d’Eddy Redman et celle d’ Alicia Vikander pressentis tous les deux pour pour l’oscar 2016.

Fiche technique:
Realisateur:  Tom Hooper.
Directeur musical : Alexandre Desplat
Scénario : Lucinda Coxon.
Avec :Eddie Redmayne, Alicia Vikander, Matthias Schoenaerts, Ben Whishaw, Amber Heard
Durée : 02:00mn
Sortie:
Washington DC: 12 decembre 2015.
Londres: 01 janvier 2016.
Paris: 20 Janvier 2016.

 

 
2 Commentaires

Publié par le 13 décembre 2015 dans A pile et face, Arts Visuels

 

Étiquettes : , , , ,

Vidéo

Fraguements d’un discours dramatique…

Maman,
Comme une émotion qui nous tient debout. Comme un récit sur les temps qui s’affolent. Elle avait coutume de répéter qu’un lien naît de si peu de chose car au fond qu’est ce que 9 mois?.
Suivra un long silence avant de lacher dans une espèce de râle gras, les prémonitions longuement concoctés a l’avance.
Immonde abus qu’est la feminite.
Maman.

 
1 commentaire

Publié par le 21 novembre 2015 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , ,

Summer time…

IMG_3327  Hein? Comment appelle t-on cette histoire?
Le tout avait commencé avec cette femme qui a l’heure du lever du jour, se mettait a ranger une a une ses idées folles au fond de l’imposante armoire en vieux chêne,dressée au milieu de la pièce..
Veiller a ce que rien ne dépasse, pas même l’esquisse d’un pas de cote, d’une rêverie farfelue. d’une unique note de musique, sans parler du mouvement furtif d‘une mèche que l’on dit folle.
Car au fond que serait la vie sans les lourdes armoires en chêne?
Moi,qui ne se lève jamais avec les premiers fils du jour,
Qui n’a pas d’histoire a raconter,
Qui n’a même pas d’idées fantaisistes ne serait-ce que pour tresser l’ombre meme en pointillée, d’une autre femme.
Celle avec d’interminables mains fines qui joueraient de ses battements de cœur comme on jouerait un prélude d’une histoire courant le long des quais de gare.

 
2 Commentaires

Publié par le 30 octobre 2015 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , ,

Perspective suggestive.

                                    

« Agar et Ismaël » par Hocine Ziani.
huile sur toile, 120x150cm, 2015

Comment peut-on transformer des métaphores en oeuvre aussi sublime et presque réelle?.
Solitude,silence,ombres imprécises autant d’éléments qui serviront a détricoter la peur, les interrogations, les bavardages inutiles mais surtout l’art de souligner la fragilité humaine.
Hocine Ziani raconte une mer désertique et le naufrage spirituel coupable des exclusions, les plus insensées.
Extrême privilège,nous somme dans la tête de l’artiste et nous empruntons son regard qui balaye le temps.
Un tableau/bilan qui revient sur l’inconscient collectif sans marquer les conclusions abusives.
Ziani vous libère et vous invite a réécrire l’Histoire mais a plusieurs mains ,cette fois.
Faut il y lire des similitudes avec notre quotidien et un début de réponse a ces guerres fratricides qui secouent plus de la moitie du monde?
« Agar et Ismaël » est,surtout, une toile que nous lisons comme une révélation sur les origines.
Repositionner humblement l’humain et recentrer l’essentiel pour mieux nous comprendre,une vision très romantique du monde propre a Ziani qui appelle a libérer les esprits de toutes les facéties pieuses.

 
2 Commentaires

Publié par le 30 octobre 2015 dans Arts Visuels

 

Étiquettes : , , , , ,

Je ne peux rien dire…

FullSizeRender (67)       Qui des deux, la lumière ou l’été indien raconterait-il au mieux l’étincellement des arrières saisons?. Une question a laquelle tentait de répondre, le silence du matin si peu bavard de lui.
Prise a partie par ses mutismes en tiroirs, elle décida très vite d’éluder sa solitude. Étrange idée que celle de vouloir détricoter le vide, de s’y mesurer, de le fixer droit dans les yeux. Encore une de ses pensées farfelues car la solitude est tout sauf un regard partagé.
L’a t-il jamais aimé, du-moins selon ses perspectives très organisées?.
– Mais bien entendu qu’il est impératif d’accorder un rythme a nos vérités, enfin .
– Tu compliques les choses ma chérie, Essaye de te détendre, plutôt.
Ce serait donc cela un homme, une série de décontractions maladroites , une proposition physique du vaste subjectif pour ne pas dire un regard raide très plongeant.
– Tu n’as même pas ouvert ton paquet. La relançait-il mi- taquin  mi- boudeur.
Il ne la quittait pas des yeux, en bras de chemise, la cravate desserrée, sa barbe de la veille lui donnait des airs d’adolescent joueur. Elle nota avec satisfaction que le papier d’emballage etait recyclable avant de découvrir l’écrin en velours bleu nuit.
Le souffle court,elle fit délicatement glisser l’incroyable pochette du vinyle 33 tours qui s’avère être un collector du débuts des sixties.
– C’est une folie. Cette chose est juste un incroyable bluff.  Mais, enfin, ou as tu trouvé cette merveille ?
– J’ai parlé a « my people » en pensant que cela te ferait plaisir. Répondit-il un brin cabochard.
– C’est FA. DE. LA . Un collector de Fadela . Ça doit coûter une fortune.
– Écoutons, plutôt, ton disque, hein, ma chérie.
Mettre en musique une vie de frontières, c’était l’ultime combat de ce mi- Dieu mi-Corsaire. Qu’a t-il offert en échange de cet inestimable objet et qui se cache derrière son sonore « My people » qu’il évoquait souvent pour ne pas donner de précisions sur ses innombrables vols long courrier?.
Et puis, il y’avait l’agenda sur lequel il surlignait  trop fréquemment une géographie friable.  L’Afghanistan, Jérusalem, Moscou , l’Iran, le Yémen, Jalal Abad, autant parler de volcan improbable, de magma politico/militairo/financier très controversé, coupable trop souvent de bien des malheurs.
– Tu as promis de me faire confiance.
Annotation personnelle ,
Ses yeux cherchaient inlassablement un démentit. Elle qui n’avait pas l’habitude d’emprunter les chemins les plus simples, s’accommoderait ce soir, des pirouettes d’un jeune homme, a peine plus vieux que 50 ans qui cultivait avec un plaisir évident le gout pour la fable.
La gravure,
Le cadre reposait sur un principe relativement simple: Un homme rencontre une femme ou une femme prend la peine de regarder un homme. Peu importe les définitions , ce qui comptait c’était le soins porté aux premiers instants. ceux avant d’initier la pensée , de pénétrer l’anti-chambre,  d’apprivoiser les intériorités. La gageure étant celle de faire entendre les voix divergentes afin de neutraliser les tourbillons multiples.
Une vie a deux dépendra souvent de la texture des cordes vocales, de leur capacité a évoluer dans les nuances et  jouer la partition a quatre mains .
– As tu parlé de notre ami?
-Je crains qu’il ne s’agisse d’un grand et inextricable incident international.
– Des allégations, c’est une somme d’allégations recueillie auprès du chauffeur personnel de son épouse.
– Tu noteras que c’est le chauffeur de l’ambassade, en premier lieu.
– Supposons que ce soit vrai, que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre .
– Fréquenter un diplomate Français de haut rang quand on est l’épouse de l’ambassadeur d’Algérie aux Etats Unis  n’est pas une erreur mais une déclaration de guerre .
– C’est un guet-apens. Il y’ a a parier que tout cela ait  été concocté dans les cabinets noirs pour  le castrer professionnellement . Il avait subjugué le tout New York. Rappelle-toi, on fulminait, a l’epoque, du coté de Rabat.
Quelque chose d’expressionniste se jouait dans cette pièce,il y avait de l’intelligence et de la féerie dans la manière de surnager  la petitesse humaine. Il y ‘avait une éblouissante capacité a transmettre de nouvelles conception du temps.– Cela reste jouable a condition que l’on s’arme de patience, d’une infinie patience. Ton thé a refroidi, je vais réchauffer  ta tasse.                                               En attendant la chute,
Sa lutte discrète  pour le jeune diplomate est un combat romanesque et révolutionnaire.Elle est tellement peu de ce monde.
Et après?
Apres il fut question d’autres chose.

 
2 Commentaires

Publié par le 24 octobre 2015 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , ,

Oncques…

IMG_3545
La solitude est un silence bleu, un luxe dans l’urbanité fouineuse, inquisitrice, creuse par moments, pas assez pleine a d’autres, alors, rarement comme nous l’aurions voulu.
Dans une autre vie, les éclats, les fulgurances, les éblouissements seront exclusivement bleus.
le corps, l’âme, les rencontres avec, contre et malgré l’autre n’obéiront plus a l’ordre humain mais a ce quelque chose d’imperceptible situé juste en dessous du divin et a hauteur du surhumain.
Point de bascule.
Les matins fériés sont un vaste champs des temporalités plurielles.
– Tu prendrais un café, dis?
– Accompagneras-tu les enfants au cinéma?
– Tu n’oublieras pas de te raser,hein?
– Tu nous fais ton moelleux au chocolat?
– Tu me manques, tu es beau, tu es belle, tu m’énerves.
Bleu.
Bleu se dit : »Des lèvres bleues de froid » ou « le noyé était tout bleu ».
C’est a ne plus se penser qu’en blabla bleu dans le vaste labyrinthe du peuplement pourtant la mer est parfaitement bleue puis le ciel est bleu sans nuage.

 
5 Commentaires

Publié par le 17 octobre 2015 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , ,

Les temporalités meurtrières…

Ecrire dans l’anguleux , le sombre, le rugueux , n’est pas écrire.
C’est se tenir sur un pont jeté sur l’improbabilité de notre monde au milieux d’hordes humaines compactes, déformées, mutilées et cruellement tailladées jusqu’a dans la peau de la peau.
De l’extrême orient jusqu’aux rives du vieux continent la degeometrisation du temps ne se fait que par le malheur. Le triomphe est, désormais, du cote de la nature artificieuse, de l’inconsistant, du manque de perspective, du recroquevillement sur le désenchantement.
Ces croisades froides, meurtrières, déterministes, déterminantes ne cesseront de glisser dangereusement, méthodiquement , pernicieusement dans nos têtes afin de nous extirper et de manière irrémédiable du grand roman originel.
Nos malédictions dévoilent et par vague entière les nouveaux apatrides de l’imaginaire: la légèreté, le solaire, le céleste le translucides plieront et très vite sous la ténacité de l’inobservance.
Ecrire, cette forme du devenir, perd jusqu’à sa raison d’être puisque l’humain n’est plus l’humain mais juste un réfugié du tout de suite et du maintenant.
henna

 
4 Commentaires

Publié par le 11 octobre 2015 dans A pile et face

 

Étiquettes : ,

le deuxième temps…

                                                    Processed with VSCOcam with m5 preset


Susciter des émotions, au moins ça, elle sait y faire.

Le récit des matins de fin d’été se construit sur des palpitations en forme de bulles de savon rondes, lisses, harmonieuses, intimes, nouvelles. La brise courait le long de l’enfilade des fenêtres ouvertes sur la lumière des premières heures, douce, infiniment douce.
Une poupée oubliée au coin du jardin, l’oiseau qui se pose dans un bruissement d’ailes sur le bord de la chaise en toile bleu Klein.
la peau exquisement dorée  était  encore tiède au sortir du lit sous le pyjamas coupé dans un délicat et onctueux cachemire blanc. Elle passait, plusieurs fois la main dans ses cheveux courts, très courts, coupés jusqu’au dessus des oreilles puis tente de lisser son regard en tapotant doucement sur ses paupières. Elle empruntait le procédé a une vielle science japonaise, le « taikyoku ken » qui veut dire littéralement « boxe avec l’ombre ». Elle appuyait ainsi légèrement sur sa rétine comme on jouait sur un tempo tres lent, libre, tranquille. A l’etage, l’accord était parfait entre l’odeur du premier café, la radio qui grésillait et le telephone qu’on laissait sonner un moment avant de décrocher.
– Allo,disait la voix, encore ensommeillée, a l’autre bout du monde.
– Bonjour, je te rajoute un peu de lait? Miel ou sucre?
Les harmonies étaient forcement légères, on jouait les retrouvailles a distance sur une musique minimaliste pour mieux parler de l’émotion qui nous tient debout.
– Tu m’entends ma chérie?
la voix basse, caressante, un rien poivrée égrenait, au delà des bornes kilométriques, un ordonnancement du merveilleux face au monde.
-Tu rentres quand?.
– Franchement,je ne sais pas. C’est encore plus compliqué que nous le pensions.
Le timbre de la voix se voile légèrement, un nuage passe. les intonations en deviennent obliques de peur de réveiller les obsessions des corps qui ont coutume de se mélanger.
– Je dois y aller. Je te rappelle dans la journée. Je t’embrasse.

Clic du téléphone, les accords s’embrouillent, la valse ne reprend pas à l’identique. Processed with VSCOcam with b5 preset


Photo de Lydia Chebbine.
Jefferson memorial.Washington DC.September 2015.

 
4 Commentaires

Publié par le 7 septembre 2015 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , ,