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Photo de Lydia Chebbine,
Toucher,saluer,caresse,.taper,malaxer, façonner .la main résume l’humain ….cela rejoint l’amour,le rêve,les déceptions et les exaltations et tout ce qui échappe au regard…toutes ces chambres intérieures que nous ne comprenons pas forcement ,Bref c’est pour cette raison que souvent nous laissons tomber les mains.
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La robe Kabyle n’a pas toujours eu la forme qu’elle a aujourd’hui, autrefois, on parlait de Taqendurt.
L’ancienne robe Kabyle été taillée dans de la laine blanche tissée en une seule pièce ouverte par une fente sur la poitrine. Les anciennes robes Kabyles n’avaient pas de manches, mais étaient assez amples pour recouvrir les bras. La robe Kabyle était accompagnée de ce qu’on appelait axellal, une sorte de manteau d’hiver qui protégeait la femme Kabyle du froid. Axellal n’était pas cousue, il était simplement accroché aux épaules et sur le devant par des fibules (Tabzimt). elles le rattachaient par une ceinture faite de laine et enroulé une dizaine de fois autour de la taille.
Au 20e siècle, le style vestimentaire de la femme Kabyle a connu beaucoup de changements, le tissu industriel de coton imprimé a remplacé la laine, la robe Kabyle est née.
Cousue à la machine à partir de plusieurs pièces à présent, elle peut avoir des manches courtes ou longues comme elle peut être sans manches, Elle est fendue par devant et décorée sur le dos et le bas de la jupe avec des rubans qu’on appel Zigga.
Une partie du corsage nommé iciwi sert de poches aux femmes kabyles qui s’en servent pour cacher leurs économies.
La jupe est recouverte d’une fouta (lfoudha), un tissu multicolore (souvent noir, rouge et jaune) noué au niveau de la taille.
Les femmes Kabyles portent leurs plus belles robes en soie pour celles qui en ont les moyens les jours de mariages accompagnées de bijoux Kabyles ,ultime signe de richesse.
Anes Tina
PS:
Ce sujet a été suggéré par mon amie Baya que je remercie vivement .Voici ce qu’elle m’a envoyé .
-Coucou Latifa, je me suis dit que tu pourrais peut etre ajouter cette piece a la collection de tenues algeriennes? le texte est bien ecrit, riche et informatif.
bises et a bientot inchaallah .
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Chacun sent qu’il a peu de chance d’exister s’il ne procède en ce sens à quelque tentative plus ou moins décisive. Mais l’usuelle difficulté de s’y résoudre, jointe à toutes les pesanteurs qui nous rendent si volontiers immobiles, nous enseignent invariablement que rester au bord du temps est la plus sûre façon de le voir partir sans nous. Il est vrai que celui qui tente ne risque rien, tant qu’il échoue. Certains s’obstineront dans leur désir d’existence, mais ils sous estiment les difficultés. Car qui sait que tenter pour exister ? Et ou opérer la tentative d’existence ? Et qu’est-ce que tenter ? Suffit-il de se laisser tenter ? Suffit-il d’échouer une fois ? Voir une bonne fois pour toutes ? A moins qu’il ne se trouve embarqué malgré lui dans quelque transport qu’il aurait oublié de rater, et qu’il se voit contraint d’ouvrir grand ses poumons…
Exister au dela des malentendus…
je voulais partager cette reflexion de Jean Paul avec mes amis-es-.
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Tu te réveilles le matin et tu prends conscience que tu es en vacance…Tu te détends et tu te concentres sur ton plateau du petit déjeuner version soleil…jus de fruit ,des tranches de melon ,un pot de miel,du beurre allégée-lol- la corbeille de viennoiseries qui ignore royalement le régime suivi religieusement tout au long de l’année,une Une théière embaumant le parfum delicat de la fleur d’orchidée et petit a petit le monde qui t’entoure s’estompe…
De l’autre cote les postes de télé continuent a parler de désastre planétaire ,les taxieurs bravent les limitations de vitesses et les patrons de tous bords font semblant de travailler ,l’oreille collée en permanence a leurs téléphones.
Face a la piscine tu prends la position la plus confortable qu’importe si c’est sur un transat ,sur une serviette a même la terre ou sur une chaise longue ..Tu te laisses aller au doux bruit que fait l’eau et a cet ultime tableau de mosaïque bleu qui tapisse le fond de la piscine….Tu allonges les jambes que tu ne sens plus tellement elles sont légeres sans chaussettes ni chaussures lacées… Vêtu du simple maillot de bain tu te dis comment as-tu pu vivre jusque la avec toutes ces couches de pulls , bonnets,gants ,manteaux et tu étouffes sous leurs poids rien qu’en y pensant…la brise soulève les mèches de tes cheveux et tu te laisses aller a cette délicieuse sensation de légèreté…
Tu reviens a l’eau et tu repenses sérieusement a l’idée que le corps humain est composé de près des 2/3 d’eau.Du coup la communion est totale avec le bassin qui s’étend sous tes pieds .
Ton émotion est a l’extrême ..que dis-je tu nages -pour rester synchrone avec l’eau- tu nages donc dans le nirvana a l’idée de découvrir a l’instant le sens de ta vie: Tu es fait de liquide et c’est dans le liquide que tu retrouveras ton âme .
Tu jubiles et tu cherches a partager ton extase , tu lèves les yeux et…
Devant toi ,sur cet immeuble de 74 étages, 3 a 4 silhouettes fragiles a peine visibles… des travailleurs que l’on défini comme « laveurs de carreaux » ,s’adonnaient a la tache …lourdement vêtus,dangereusement soutenus par d’hypothétiques fils même s’ils sont en acier sous un soleil de plomb de 45 degres …
Secoué et assez gêné ,tu ne sais pas quoi penser au début…. Effrayé dans un second temps tu te refugies dans les lois de l’offre et la demande et les théories , les plus vils, du marché du travail pour ensuite te barricader dans ton obsessionnelle idée « refuge »: Tu es en vacance et mieux vaut ne penser a rien d’autre.
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Neuf heure du matin ,une journee commence….A priori il n’y a pas une grande difference: se réveiller,mettre la radio, prendre une douche,vérifier le courrier, s’habiller ,monter dans la voiture,faire attention au feu ….Non il n’y a aucun revirement jusqu’au moment ou je pousse la porte du nouveau café du centre ville « Paul » .
la ville apparaît un cran en dessous et c’est week-end,du moins pour moi..Et puis il y a du soleil et le soleil c’est cadeau…

Café noir,viennoiseries,cliquetis des cuillères dans les tasses… le fleuve Potomac n’est pas loin et les fleuves sont toujours porteur d’histoires surprenantes .
Elle est arrivée très en retard,un peu essoufflée, des cheveux blonds très courts,plutôt jeune,une robe portefeuille en lin et des sandales hautes en cuir naturel…elle sort deux téléphones portables de son grand sac ainsi qu’un Ipad Elle se laisse tomber sur la chaise non sans se confondre en excuses.
Il ne répond pas et se contente de faire signe à la serveuse… Ils se regardent et commencent a manger en silence.
Lui, la quarantaine largement entamée,cheveux grisonnants et une peau hâlée par le soleil . Ses gestes sont précis et une certaine élégance dans sa manière de couper le croissant.
je redemande un thé cette fois en plus d’un assortiment de macarons et me laisse aller au mode de l’atelier intime devant ce chapitre inédit et délectable qui se joue a deux.
j’opte pour un angle ample,généreux et plein de grains qui fait lever en moi un infini de visages,de gestes et de voix…
La littérature permet l’exagération et c’est tant mieux car cela m’évitera de me brouiller avec ma journée.
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Re- New York et re-Manhattan…33 étage de l’hôtel inter continental..Je fixe la rivière Hudson et ses bleus qui alternent avec d’étranges verts .Une sorte de voix qui raconte l’extravagance de « the city » , Une maniere de bouger le corps et de s’exprimer …c’est très puissant et cela veut dire forcement quelque chose…
Le lobby,le jardin Japonais et les touristes très « business class » …un peu plus loin dans le lounge on trinque a la sante du printemps…
On me sourit de part et d’autre ,j’essaye de rendre la politesse un peu éberluée par cet éclat de couleurs ,de voix et de mouvements dans la rue..Le monde entier s’est donné rendez- vous a Soho en ce weekend du mois de mai..
Des touristes ,encore eux ,mitraillent de leur flash les agents du FBI qui ont bloqué une rue .
Non ce n’est pas le tournage d’une série a la mode mais il s’agit d’une enquête sur une double affaire saugrenue de kidnapping et de meurtre.
Grrrrrrrrr, ce n’est décidément pas dans l’esprit de ma flânerie qui porte essentiellement sur le gout pour la poésie .je m’éloigne au plus vite en suivant les rayons du soleil dans une tentative de trouver la tonalité du tableau..
Soho se « francise » a une grande vitesse…On varie et le tempo et le timbre et Les enseignes se disputent les noms de Loulou, Kiki de Montparnasse et autres frivolités du genre .
Le poème, m’a-t-on dit , n’a pas boudé cette distraction : il a traversé la limite de la géographie avec panache et s’est drapé tantôt de ballots asiatiques,tantôt de notes made in » Moulin rouge » .
A New York , je ne m’aperçois de rien; et je le dis lentement, répétant à voix basse toutes ses contradictions.
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Qu’est ce qui serait plus bavard qu’une porte fermée? un livre , un miroir?.
Que devient le récit quand ces trois éléments se donnent rendez-vous au même endroit?
Des mots sur des pages ou des mots en images et des mots qui se tapissent derrière des portes closes…Les maisons sont ainsi faites avec beaucoup de mots, des silences volontaires et d’autres imposés …. Une sorte d’éloges des vagabonde a n’en plus finir…
Tous les matins en ouvrant la porte de ma chambre j’ai le sentiment d’écrire une histoire nouvelle qui enrichira a la tombée du jour la collection de livres qui ornent les étagères.
Au fil de l’Histoire nous pouvons ainsi voir que ce nouveau commencement était « nous » et lorsque la lumière du jour se transforme en obscurité nocturne,c’est aussi et toujours » nous ».
Autofiction , littérature du nombrilisme ou rentrer de plein pied dans le grand bazar … Ce nomadisme du récit est quelque part la face ludique et puérile de la vie…
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Que faire a Washington DC un vendredi par temps gris et froid ? Rien de mieux que de se laisser aller au récit de voyage de 30 rouleaux de peintures d’oiseaux et de fleurs par Ito Jakuchu , intitulé royaume des êtres vivants ( 1757-1766) .
Ces rouleaux sont exposés aux États-Unis , pour la première fois après 6 années de long et minutieux travail de restauration a la maison impérial du Japon.
« Realm coloré » se présente donc comme la plus dynamique et la plus complète expression du monde naturel dans l’ensemble de l’art japonais.
Synthèse de nombreuses traditions de l’Asie orientale de la peinture des oiseaux et des fleurs, l’ensemble représente chacun de ses 30 sujets en détail merveilleusement soigné ayant pour unique souci celui de transcender les apparences superficielles et de capturer l’essence vitale du cosmos .
Le plus ancien des 30 parchemins, « Pivoines et papillons », combine deux sujets qui connurent une grande popularité dans les traditions picturales Asie de l’Est.
D’une part, la fleur de pivoine qui représente la beauté féminine et la prospérité.
D’autre part son aspect complet et magnifique se prête à des associations simples avec la richesse et la bonne fortune.

Le papillon a aussi été un symbole de bon augure, même si sa popularité était également attribuable à son apparition dans l’une des paraboles les plus célèbres de la pensée chinoise au début: le rêve de Zhuangzi d’un papillon.
Selon cette parabole, le légendaire sage Zhuangzi rêve qu’il est un papillon jaune insouciant . Au réveil, toutefois, «il ne savait pas s’il était Zhuangzi qui avait rêvé qu’il était un papillon ou un papillon rêvant qu’il était Tchouang Tseu.
Pivoines et papillons suggère également l’incertitude d’un rêveur éveillé qui confond juste momentanément la rêverie à la réalité.

Ainsi se déroule le reste de l’exposition, des peintures a fleur de peau j’allais dire , une expression ultime d’un monde aérien à peine compréhensible par nous autres rustres hommes modernes..une expérience artistique , les plus intenses données à un visiteur de musée dans sa vie ..Aussi je m’arrête interdite devant l’un des rouleaux qui met en scène 60 insectes ,oui je dis bien 60 insectes.
l’artiste sur ce rouleau a particulièrement soigné l’harmonie .Ce qui suggère que le vrai sujet ici ne sont pas les insectes mais l’atmosphère conceptuel qui les enveloppait.
Le goût de l’Orient se prolonge avec une autre exposition sur l’art en extrême orient a savoir,l’Inde ,l’Iran, l’Irak et la Syrie …un foisonnement de gestes millénaires qui ne cessent de raconter l’humain et sa réinvention quasi permanente de la vie.
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Index:
1eTableau
Pivoines et papillons, couleurs sur soie 142 x 79,8 cm. © Sannomaru Shōzōkan (Musée des collections impériales), Bureau de la Maison impériale, Tokyo.
2eTableau:
Canards mandarins sous la neige, couleurs sur soie 142 x 79,8 cm. © Sannomaru Shōzōkan (Musée des collections impériales), Bureau de la Maison impériale, Tokyo.
3e Tableau:
Fleurs de pêcher et oisillons, couleurs sur soie 142,6 x 79,4 cm. © Sannomaru Shōzōkan (Musée des collections impériales), Bureau de la Maison impériale, Tokyo
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