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Archives de Tag: Latifa Kharrat

Chronique d’une derive douce…

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Elle avait une robe noire et ses cheveux blonds ,presque blancs dénotaient drôlement avec le reste. Elle jouait »what a wonderfull World » sur une harpe…  Le voyage a » l’Hotel Emirates Place » passe par cette errance sonore.
Passé ,présent ,réel et imaginaire ne font qu’un et l’exaltation se décline en une  déferlante de luxe,d’extravagance presque naturelle pour les lieux…
Cette histoire de bouche et d’intimité ,je voudrai la commencer par un délicieux gâteau noix caramel couvert d’une fine  feuille d’or 24 carats…c’est ce que nous appelons rentrer dans une communauté ..lol .
Tout en buvant le café doux et aromatique  , je tentais  de deviner  l’état d’âme  de la citée  en observant le travail plastique des artisans venus d’un peu partout   ..Hors ces murs c’est le début d’une histoire de fous: celle d’un désert de béton ou comment réinventer son destin…enfin, c’est selon.
Les frontières architecturales de nos jours  semblent être si floues d’un continent a un autre  qu’il nous est difficile de comprendre dans quel monde nous sommes..La globalisation de la pierre s’avère être désormais un ennemi et non des moindres  de « l’ivresse nomade » tant  promise par les brochures touristiques 
.

 
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Publié par le 2 juin 2012 dans A pile et face

 

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Polaroid…

 Neuf heure du matin ,une journee commence….A priori il n’y a pas une grande difference: se réveiller,mettre la radio, prendre une douche,vérifier le courrier, s’habiller ,monter dans la voiture,faire attention au feu ….Non il n’y a aucun revirement jusqu’au moment ou je pousse la porte du nouveau café du centre ville « Paul » .
la ville apparaît un cran en dessous et c’est week-end,du moins pour moi..Et puis il y a du soleil et le soleil c’est cadeau…


Café noir,viennoiseries,cliquetis des cuillères dans les tasses… le fleuve Potomac n’est pas loin et les fleuves sont toujours porteur d’histoires surprenantes .
 Elle est arrivée très en retard,un peu essoufflée, des cheveux blonds très courts,plutôt jeune,une robe portefeuille en lin et des sandales hautes en cuir naturel…elle sort deux téléphones portables de son grand sac ainsi qu’un Ipad Elle se laisse tomber sur la chaise non sans se confondre en excuses.
Il ne répond pas et se contente de faire signe à la serveuse… Ils se regardent et commencent a manger en silence.
Lui, la quarantaine largement entamée,cheveux grisonnants et une peau hâlée par le soleil . Ses gestes sont précis et une certaine élégance dans sa manière de couper le croissant.

je redemande un thé cette fois en plus d’un assortiment de macarons et me laisse aller au mode de l’atelier intime  devant ce chapitre inédit et délectable qui se joue a deux.
j’opte pour un angle ample,généreux et plein de grains qui fait lever en moi un infini de visages,de gestes et de voix…
La littérature permet l’exagération et c’est tant mieux car cela m’évitera de me brouiller avec ma journée.

 
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Publié par le 17 Mai 2012 dans A pile et face

 

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D’ici et d’ailleurs…

Quoi qu’il soit aujourd’hui devenu un élément central de la vie sociale au Maghreb, le thé à la menthe est, en fait, historiquement assez récent. On pense qu’il trouve son origine dans la volonté qu’ont eu  les Britanniques de trouver, au … 19e  siècle, de nouveaux marchés pour le thé, dont ils avaient développé la culture dans leur empire des Indes.   La fermeture des marchés slaves après la Guerre de Crimée avait en effet entraîné une grave crise de débouché. Cela les conduisit à chercher de nouveaux marchés pour leur produit, dont, en particulier, le Maghreb. Les habitants du Maghreb se sont rapidement emparé du thé, qu’ils ont ajouté aux infusions de menthe ou d’absinthe qu’ils buvaient alors. Ils ont ainsi inventé une nouvelle boisson : le thé à la menthe.
 » Wikipedia ».

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La terre de Yixing est un matériau incomparable. Son extraordinaire porosité fait dire en CHINE qu’une théière en terre de Yixing « sucre le thé ». En effet, en préparant régulièrement une même gamme de thé  dans votre théière, vous améliorerez nettement la qualité de l’infusion. Votre théière s’ imprégnera progressivement des parfums de vos thés favoris et les restituera en arrondissant vos infusions.

 
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Publié par le 12 Mai 2012 dans Mode & Art de vivre

 

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Un tableau, une tonalite…

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Re- New York et re-Manhattan…33 étage de l’hôtel  inter continental..Je fixe la rivière Hudson et ses bleus  qui alternent  avec d’étranges verts .Une sorte de  voix qui raconte l’extravagance de « the city » , Une maniere de bouger le corps et de s’exprimer …c’est très puissant et cela veut dire forcement quelque chose…
Le lobby,le jardin Japonais et les touristes très « business class » …un peu plus  loin dans le lounge on trinque  a la sante du printemps…
On me sourit de part et d’autre ,j’essaye de rendre la politesse un peu éberluée par cet éclat de couleurs ,de voix et de mouvements  dans la rue..Le monde entier s’est donné  rendez- vous a Soho en ce weekend du mois de mai..
Des touristes ,encore eux ,mitraillent de leur flash les agents du FBI qui ont bloqué une rue .
Non ce n’est pas le tournage d’une série a la mode mais il s’agit d’une enquête sur une  double  affaire 
saugrenue de kidnapping et de meurtre.
Grrrrrrrrr, ce n’est décidément pas dans l’esprit de ma  flânerie qui porte essentiellement sur le gout pour la poésie .je m’éloigne au plus vite en suivant les rayons du soleil dans une tentative de trouver la tonalité du tableau..
Soho se « francise » a une grande vitesse…On varie et le tempo et le timbre et Les enseignes se disputent les noms de Loulou, Kiki de Montparnasse et autres frivolités du genre .
Le poème, m’a-t-on dit , n’a pas  boudé  cette distraction : il a traversé la limite de la géographie avec panache et s’est drapé  tantôt de ballots asiatiques,tantôt de notes made in  » Moulin rouge » .
A New York , je ne m’aperçois de rien; et je le dis lentement, répétant à voix basse toutes ses contradictions.

 
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Publié par le 12 Mai 2012 dans A pile et face

 

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Recit nomade…

Qu’est ce qui serait plus bavard qu’une porte fermée? un livre , un miroir?.
Que devient le récit quand ces trois éléments se donnent rendez-vous au même endroit?
Des mots sur des pages ou des mots en images et des mots qui se tapissent derrière des portes closes…Les maisons sont ainsi faites avec beaucoup de mots, des silences volontaires et d’autres imposés …. Une sorte d’éloges des vagabonde a n’en plus finir…
Tous les matins en ouvrant la porte de ma chambre j’ai le sentiment d’écrire une histoire nouvelle qui enrichira a la tombée du jour la collection de livres qui ornent les étagères.
Au fil de l’Histoire nous pouvons ainsi voir que ce nouveau commencement était « nous » et lorsque la lumière du jour se transforme en obscurité nocturne,c’est aussi et toujours  » nous ».
Autofiction , littérature du nombrilisme ou rentrer de plein pied dans le grand bazar … Ce nomadisme du récit est quelque part  la face ludique et puérile de la vie… 

 
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Publié par le 3 Mai 2012 dans A pile et face

 

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L’excentrique Japon…

Que faire  a Washington DC un vendredi par temps gris et  froid ? Rien de mieux que de se laisser aller  au récit  de voyage de 30 rouleaux de peintures d’oiseaux et de fleurs par Ito Jakuchu , intitulé  royaume des  êtres vivants (  1757-1766) .
Ces rouleaux  sont  exposés aux États-Unis , pour  la première fois après 6 années de long et minutieux travail de  restauration a la maison impérial du Japon.
 « Realm coloré » se présente  donc comme  la plus dynamique et la plus complète expression du monde naturel dans l’ensemble de l’art japonais.
Synthèse de nombreuses traditions de l’Asie orientale de la peinture des oiseaux et des fleurs, l’ensemble représente chacun de ses 30 sujets en détail merveilleusement soigné ayant pour unique souci celui de transcender les apparences superficielles et de capturer l’essence vitale du cosmos .
 Le plus ancien des 30 parchemins, « Pivoines et papillons », combine deux sujets qui connurent une grande popularité dans les traditions picturales Asie de l’Est.
D’une part, la fleur de pivoine  qui représente la beauté féminine et  la prospérité.
D’autre part  son aspect complet et magnifique se prête à des associations simples avec la richesse et la bonne fortune.


Le papillon a aussi été un symbole de bon augure, même si sa popularité était également attribuable à son apparition dans l’une des paraboles les plus célèbres de la pensée chinoise au début: le rêve de Zhuangzi d’un papillon.
  Selon cette parabole, le légendaire sage Zhuangzi rêve qu’il est un papillon  jaune insouciant . Au réveil, toutefois, «il ne savait pas s’il était Zhuangzi qui avait rêvé qu’il était un papillon ou un papillon rêvant qu’il était Tchouang Tseu.
Pivoines et papillons suggère également l’incertitude d’un rêveur éveillé  qui confond juste momentanément la rêverie à la réalité.

Ainsi se déroule le reste de l’exposition, des peintures a fleur de peau j’allais dire , une expression ultime d’un monde aérien à peine compréhensible par nous autres rustres hommes modernes..une expérience  artistique , les plus intenses données à un visiteur de musée dans sa vie  ..Aussi  je m’arrête  interdite  devant l’un des  rouleaux qui met en scène 60 insectes ,oui je dis bien 60 insectes.
l’artiste sur ce rouleau a  particulièrement  soigné l’harmonie .Ce qui suggère que le vrai sujet ici ne sont pas les insectes mais l’atmosphère conceptuel qui les enveloppait.
Le goût de l’Orient se prolonge avec une  autre exposition sur l’art en extrême orient a savoir,l’Inde ,l’Iran, l’Irak et la Syrie …un foisonnement de gestes millénaires qui ne cessent de raconter l’humain et sa réinvention quasi permanente de la vie.

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Index:
1eTableau
 Pivoines et papillons, couleurs sur soie 142 x 79,8 cm. © Sannomaru Shōzōkan (Musée des collections impériales), Bureau de la Maison impériale, Tokyo.
2eTableau:
Canards mandarins sous la neige, couleurs sur soie 142 x 79,8 cm. © Sannomaru Shōzōkan (Musée des collections impériales), Bureau de la Maison impériale, Tokyo.

3e Tableau:
Fleurs de pêcher et oisillons, couleurs sur soie 142,6 x 79,4 cm. © Sannomaru Shōzōkan (Musée des collections impériales), Bureau de la Maison impériale, Tokyo
 
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Publié par le 28 avril 2012 dans Arts Visuels

 

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Sous toutes les coutures du Serouel…

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Au début nous citerons le célèbre tableau du peintre orientaliste  Eugène Delacroix  » Femmes d’Alger dans leur appartement » …Le Serouel féminin Algérien sera mis ainsi en avant dans de nombreuses autres toiles pour intégrer par la suite les vitrines occidentales, et orientaliser les podiums des capitales de la mode avec au tout debut  le couturier Paul Poiret  qui donna en 1911 une fête persanes où les femmes portaient des serouels .
En Algérie ,la Mecque du serouel ,ce pantalon en toile, bouffant, à entrejambes basse est porté traditionnellement par les deux sexes .
 La femme Algéroise connue pour son élégance  et son raffinement déclinera l’habit en plusieurs formes dont:
 »  Serouel  al chelka » qui  est la version « maison » du serouel  Algérois.
Il est plus léger et  de ce fait plus pratique pour les taches quotidiennes, plié des  deux cotés a mi jambes pour faciliter le mouvement  et accélérer  la marche,pour s’asseoir plus facilement également  d’où son autre appellation « serouel  el qaada ».
« Le Serouel  al mdawer « quant a lui est plus bombé et  un chouia contraignant.
 Il était fait pour sortir, d’où son appellation : »serwal zenqa » et se faisait avec 8-10 mètres de tissu .
Ce prélude m’amènera a ma ballade le jeudi dernier dans  – New York- et ma rencontre foudroyante avec un  serouel très proche de ce que nous faisons chez nous…En fait il s’agit d’une mixture fort réussie  de la version masculine et cette autre féminine de notre habit traditionnel .
 La célèbre enseigne  New -yorkaise  « JNBY »  le décline donc en trois colories -noir ,chocolat et indigo- sous le label très fashion de »  Harem Pants » autrement dit « pantalons de Harem » .  J’applaudis fortement  le choix des matière et ce clin d’oeil haute couture  qui consiste en un élégant petit bouton  rajouté aux niveau des poches.
Comment? vous voulez connaître le prix?
Heu,quelques 175$ hors taxe mais comme dirait l’autre ,vous le valez bien…
Cheers ou plutôt bsahetkoum pour rester dans les tons Algeriens. lol.

 
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Publié par le 22 avril 2012 dans Mode & Art de vivre

 

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New York au lointain parfum d’Algerie…

New York, Soho 18h30 et  » Spring  street » s’étire langoureusement sous  les  caresses des derniers rayons du  soleil….le printemps était doublement au rendez-vous et nous comptions Lydia et moi en profiter ..
Nous poussons, au bout d’une heure de  ballade dans le quartier ,non sans un certain plaisir la porte du Restaurant -bistrot  » Balthazar » et  New York s’éclipse discrètement pour laisser place a Paris  :
 Les immenses glaces accrochées  aux murs ,les tables pour deux personnes ,très bistrots années 30, le coin  pain frais, la cave a  vin sur les murs, les serveurs avec leurs longs tabliers noirs, les menus imprimés avec ce caractère très frenchi aux titres alléchants…les banquettes dans le fond de la salle et les serveurs aux petits soins -la c’est décidément la seule note Américaine .lol -. nous transportent dans une espèce de voyage hors temps et hors géographie.
Mes voisins de table a gauches parlaient un anglais au fort accent  British et ceux de droite, une famille avec   3 grands enfants , conversaient dans une langue que je ne connaissais pas. Des touristes sûrement vu que la maman  portait un collier en perle et  un  lourd  bracelet  en or  …Non pas que les Américaines ne sont pas chics mais il n’était que 18h30 tout de même…
 A deux reprises on vient me demander si je voulais changer de table vu que nous étions un chouia a l’étroit…Avant de passer commande un monsieur très distingué dans son costume bleu nuit s’approche de notre table pour vérifier pour la énième fois si tout allait bien . le reste  du dîner se déroulait  plutôt  agréablement   et  Lydia me parlait  par  menu détails de  sa vie estudiantine au milieu des cliquetis des couverts et des effluves délicats  qui nous parvenaient des assiettes…Vient le moment de se poudrer le nez et de  passer au cabinet  d’aisance – J’essaye d’adapter mon vocabulaire au décors ambiant .lol
 Je descends donc  les escaliers en bois sombre et cossu et je tombe sur deux « molosses » en habits noirs entrain de pester sur les clients et déplorant le cote pingre de certains, le tout était dit en français a l’accent Africain….Monsieur et Madame « pipi » se ressaisissent et tentent de reprendre figure accueillante…A la sortie je fais remarquer a la Dame- qui semblait réclamer son  – que ce n’était pas agréable de l’entendre descendre ainsi et avec tant de  véhémence les clients dont je fais partie ..Elle me lance en guise de réponse un regard foudroyant et se retient péniblement de m’en envoyer une..lol.. Sur ce je cours retrouver refuge auprès de Lydia dans la salle en haut et faire le plein de son sourire radieux…
Le dessert s’avère au dessus de toute attente et signe ainsi le caractère très convivial et tre pro du restaurant  .
Après avoir réglé la note, le Monsieur au costume foncé  et au grain de beauté au coin de la lèvre ,revient nous voir arborant un  sourire radieux  et nous prie de revenir au Balthazar soon …
je découvre que le dessert est offert par la maison et par la même  que »Kouider » le monsieur au costume sombre,  était un Algérien de ‘France » ,installé  a New York depuis 98…et bla,bla,bla…Kouider scelle nos origines communes  avec un « Hamdoullah » prononcé  a L’Algérienne et je promis de revenir « soon » avec ma fille a la rue du printemps goûter encore une fois aux délices du Blatahazar » au lointain  parfum d’Algérie…

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Publié par le 21 avril 2012 dans A pile et face

 

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