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Archives d’Auteur: Jasmins de nuit

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À propos de Jasmins de nuit

« La mode passe, le style reste. » Merci Coco Chanel pour la punchline intemporelle. Ici, on ne parle pas que de fringues ou de tendances. On parle d’un regard. D’une manière de marcher dans le monde. D’un souffle — un peu poétique, un peu politique, un peu fou. Le style, c’est une humeur. C’est ce petit twist entre panache, pulsion et poésie. C’est l’art de réinventer les lieux, de faire swinguer le quotidien sans jamais oublier de s’amuser. 🇩🇿🇺🇸 Bienvenue dans un espace à mi-chemin entre Alger et Washington, où les vibes s’entremêlent, où l’on cause, l’on rit, l’on observe, l’on ose. J’espère que ce blog vous parlera. Mieux : j’espère que vous y laisserez vos battements de cœur, vos doutes, vos idées, vos cris et vos rires. Parce qu’un style, ça ne se porte pas seul. À vous de jouer. Cheers .

Sur l’éclectisme bleu,

 

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Magnifique installation de l’intériorité doublée d’un rendu surréaliste et poétique que sont les toiles de l’artiste peintre Algerien Brahim Achir.
L’homme au pinceau azur déclinera dans ses tableaux le bleu comme sujet central en déployant un éventail de tonalités azurés qu’il brosse en profondeur et en aplat.
Il s’en dégagera de ce feuilletage éthéré une imperturbabilité inouïe, incroyable et tellement saisissante.
Vous l’aurez compris, c’est d’une quête spirituelle dont il s’agit, rendue possible par la résonance des nuances bleues entre elles. Le bleu chez Achir est une vibration favorisant l’intensité des tonalités et a y prêter une oreille attentive, nous percevrons presque des mélodies.
Achir s’attellera, tout au long de son oeuvre, a tracer les contours de ce que nous ne pouvons voir a l’œil nu. Avec ces 1,2,4,7,99 nuances de bleu, Achir nivelle dans un premier temps pour construire par la suite un regard en étage . Il serait parmi les rares artistes a avoir fait sienne cette couleur et signer par la meme sa spécificité et son coup de génie
Depuis, le bleu sortira des délimitations intellectuelles, spatiales pour s’installer dans le surdimensionné. Il serait judicieux de citer a ce propos,Klein :
« Pour moi les couleurs sont des êtres vivants, les véritables habitants l’espace, la ligne elle ne fait que le parcourir, voyager au travers, elle ne fait que passer. » .
Achir dans la lignée des crooner bleus, nous offre depuis un moment une palette immensément forte et d’une fervente luminosité.
Bravo.
Toiles de Brahim Achir.

 
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Publié par le 11 juillet 2016 dans Arts Visuels

 

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Une nuit meilleure que mille mois…

                                       ch

Les petites filles aux cheveux Africains s’accrochaient désespérément a cette légende comme ultime délivrance voire la fin de leur damnation capillaire. Ainsi les boucles frisées, rêches, drues, laides et tellement haïssables pourraient disparaître a jamais par la seule grâce de la nuit du destin .
la mythologie précisait que devant un ciel d’un infini vert émeraude qui s’ouvrirait pendant la nuit du 27e jours du mois sacré, il suffirait a ces âmes inquiètes de formuler clairement leur vœux de voir transformer leur chevelure hirsute en une parure fabuleusement soyeuse tombant profondément  jusque dans le bas du dos.
l’affaire pourtant simple en apparence, semblait quelque peu périlleuse. On  susurrait que sur des terres lointaines une « Ousifa » – esclave noire- qui s’était prêtée au même jeu, celui  de voir sa tignasse se métamorphoser en une douce toison lustrée, avait péri .
la malheureuse dans sa précipitation s’était trompée de formule et au lieu de dire:
– » Ya rabbi tratebli ch3ar rassi », O Dieu fasse que mes cheveux deviennent lisses .
 Elle aurait dit :
– » Ya rabbi Tkabbarli rassi », O Dieu fasse que ma tète devienne plus volumineuse.
Sitôt son vœux énoncé, l’infortuné s’était retrouvée avec une tête aux proportions tellement déraisonnables qu’elle  n’arrivait plus a l’extraire de l’ouverture de la fenêtre.
L’esclave finira par mourir ne pouvant se dégager de la lucarne.
Philosophie de l’histoire:
les femmes, ces êtres honnies, depuis la nuit des temps, ne sauraient connaître les joies de la la grâce divine et les petites filles verraient toujours d’un œil inquiet leur destin.
Bon ramadan a tous.

 
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Publié par le 1 juillet 2016 dans A pile et face

 

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Inter _humain…

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Énième jour d’un ramadan XXL, cela ne sert a rien de compter les heures ni de caler l’appel du muezzin sur le fuseau du net tellement la version électronique, voire mécanique du « Allahou Akbar » grince.
Moment de grande fragilité, la piété a l’image de l’homme hésite a suspendre le jugement.
Datte,
Bourek,
Chorba,
Galette,
Salade de fruit,
Des paupières plient sous le poids du sommeil,
Ventre en feuilletage rêche et sans beurre ,
Lave vaisselle vorace,
Tisane trop chaude,
Bulletin d’informations sanguinolent,
Ecran noir
Kalash aveugle,
Journées trop longues,
Gorge asséchée,
Des marteaux piqueurs dans la tète,
Le jeûne est un musulman qui tourne a l’envers dans un tambour de machine a laver.
Je ne suis que 3 x 10 parti pris d’une dévotion défraîchie, amère, affamée, sans lendemain. Rien qu’une idée désarticulée de l’existence/ égalité/ liberté / bénédiction.
 je suis une proposition désincarnée.
Je suis le flou, l’impure, une allégorie couchée sur les pages d’un livre vaguement sacré.
Je suis la grammaire de l’holocauste.
Je suis tous les fanatismes réunis en un chapelet qu’une main d’homme égrène depuis 14 siècles.
Je suis celle qui périt a la porte du paradis.

Je suis une musulmane qui fait carême.

 
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Publié par le 26 juin 2016 dans A pile et face

 

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Sur les fleurs et les musées,

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Il aurait fallu des fleurs, beaucoup de fleurs pour parler des silences nécessaires aux mises en place les plus folles, celles de l’entre deux saisons.
Il aurait fallu de la distance, des ratages et toutes les nuits blanches.
Il aurait fallu réapprendre les mots, restituer les couleurs, décoder les notes et multiplier les possibilités de…
Il aurait fallu caler ses palpitations sur le tracé tâtonnant du crayon noir, peaufiner les manières de voir et tour a tour insuffler du rythme en creusant la nuance entre l’épuré et le sans fioriture .
Mais encore?
De la tristesse de ne pouvoir vivre en fleurs, elle gardera le gout amer de son échec a prolonger les saisons de printemps.

Photo de Lydia Chebbine.

 
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Publié par le 24 Mai 2016 dans A pile et face

 

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Format poche…

Préjugés et bavardages…rien n’est plus frauduleux que les prémonitions concoctées a l’avance.
Ceci n’est pas un témoignage mais le récit de cet homme qui aurait joué sa vie sur le désordre d’une vue, sur un un doute, peut être a peine une ébauche.
La certitude, selon lui, n’est qu’une lentille oblique qui vous déforme.
Photos de Lydia Chebbine.
U.S.A. 2016.

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Publié par le 15 Mai 2016 dans A pile et face

 

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les »possibles a voir ».

lacasbah Prologue,
Ceci n’est pas une lecture spécialisée mais une  évocation/ célébration de la Casbah d’Alger grâce et avec la toile de l’artiste peintre Algérien, Abderrahman Chaouane .

Chapitre Unique,
Ce n’est pas seulement un tableau mais plus encore. C’est une invitation a la déambulation dans un véritable  fouillis architectural ou chacun de nous y verra un élément du merveilleux.

Ce qui me fascine dans la peinture c’est justement la multiplicité des lectures et la ou nous  pensons tout connaitre d’une place, d’une rue, d’un paysage ou d’un visage, l’artiste viendra par petites touches déconstruire les clichés, les avis arrêtés mais surtout déclinera un nouvel éventail des « possibles a voir » et « des possibles a ressentir » .
 Que d’humilité dans cette univers accentuée par les taches de lumière . Une lumiere fragile, aérienne, presque timide qui met en scène paradoxalement une décrépitude  frontale et bien réelle.
L’espace pourrait disparaître d’une seconde a l’autre et c’est exactement ce dont il est question : L’éphémère.

 Cette casbah incontestable, véritable mémoire /réservoir de nos palpitations multiples ,  joue sa pérennité sur ce carré de toile puisque la force du tableau repose pour ainsi dire quasiment sur l’absence totale d’un socle réel.
Non, cette casbah ne repose sur rien si ce n’est la force de l’imaginaire sachant qu’elle tombera en ruine un jour ou l’autre si l’on ne fait rien pour maintenir ses fondations mais la c’est une autre paire de manches .
Merci a l’Artiste pour ce moment de tendresse bien réel, lui.

« Casbah » de l’artiste peintre Algerien Abderrahmane Chaouane.

 
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Publié par le 14 Mai 2016 dans Arts Visuels

 

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jouer la rencontre…

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On le dit faire dans le  figuratif, certains pousseraient l’exercice savant jusqu’à  risquer pompeusement de « l’onirique » par moment et même du « métaphysique » en d’autres occasions. Lui, a l’ombre de ses fulgurances, en sourit, un soupçon  taquin.
l’artiste Algerien, Brahim Achir ne se lasse pas de déligner les ouvertures sur prunelles,  de creuser a même les pommettes favorisant l’effet lisse en polissant le nez avant d’inaugurer l’étoffé, l’ourlé,  le rebondi et revenir par petites touches charger les lèvres.
Achir décline une véritable dramaturgie visuelle et brouille a bout de pinceau la grammaire du feminin/masculin. L’artiste peintre s’offre ainsi le fantasme de tout les temps, attention malaise.
Il crée une véritable tension physique et re-croque le portrait, l’espace d’un délicieux jeu de superpositions chromatiques.
Le visage, dans sa quête de liberté, cristallise  toutes les contradictions de ce monde, se multiplie, se dédouble pour finir par triompher et magistralement.
l’artiste se meut a longueur de toiles en la femme qu’il n’a jamais cessé d’être et exulte ainsi des convenances optiques sexuées.
Brahim Achir le démiurge confesse les rencontres absolues et décalque le désir en mouvement.
Il est l’ange
Il est le démon
Il/elle ne font qu’une seule création qui triomphera des morts et désavouera les pitoyables.

Toiles de l’artiste Algerien  Brahim Achir.
http://www.brahimachir.it/

 

 

 
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Publié par le 13 Mai 2016 dans Arts Visuels

 

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Sur le bleu et sa grammaire…

aba

Le travail sur la lumière me touche particulièrement. Ce bleu aux respirations multiples travaillé en « feuilletage » est saisissant sans oublier l’aplat qui ourle magnifiquement les reliefs.
Il y’a du rythme et un mouvement très perceptible avec ce je ne sais quoi a l’arrêt. Peut être s’agit-il de notre souffle que l’on retient pour ne pas perturber le jeu des ombres qui glisseraient le long des murs.
Étincelante installation dirait le commun des regardeurs que je suis.
Jura bernois.Aquarelle 2016
Tableau de Nassereddine Abbassi.

 
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Publié par le 13 Mai 2016 dans Arts Visuels

 

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