RSS

Archives de Tag: Paris

Image

De pierre et d’eau…

De pierre et d'eau...

De pierre et d’eau s’étendait devant moi la ville en prose .
Comment transcrire ce plaisir infini? Faut-il emprunter le figuratif  ou arpenter les chemins du suggestif ?
D’entrée et s’il fallait s’inscrire dans un langage se serait inévitablement celui de l’amour…
Une sorte de permanence de vision ,une lois du vivant en priorité.
La fulgurance des images finit par l’emporter et nous commençons par le début.
Nous commençons par l’essence , par l’odeur citadine suave ourlée de notes sensuelles qui érotisent les vielles battisses,les rues pavées ,les ombres et les taches de lumières…La vie se colore et l’image s’installe,la tout juste en bordure du monde.
L’occasion majuscule prend alors l’apparence d’une femme qui se promène dans la Ville.

 
Poster un commentaire

Publié par le 4 septembre 2013 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , ,

Chapelles intérieures…

Le paradoxe des villes, en général, c’est qu’on s’y sent plus seul que dans partout ailleurs … c’est comme qui dirait ,la voix perd son échos et le monde ne répond plus.
les visages défilent , rares sont les regards qui s’attardent sur vous et vous perdez ainsi prise sur votre propre ombre a longueur d’heures citadines .
la loi du milieu urbain fait tache d’huile …votre âme ne se réverbère ni dans les grandes artères, tellement, elles sont longues ,ni dans les boutiques a la mode si clinquantes et encore moins sur les terrasses dynamiques et hypes..
Vous serrez la mâchoire sur votre solitude , sur le délabrement dégoulinant de vos soirées de « rat des villes » et seules les fêlures des trottoirs peuvent raconter vos titubements et l’incandescence de vos chapelles intérieures.
Bravo ,vous venez de toucher le fond de l’angoisse atmosphérique.

 
6 Commentaires

Publié par le 20 juin 2013 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , ,

Je t’emmene a Vegas…

Elle était plutôt jolie et très chic …une sorte de présence anachronique au milieu de cette station d’essence dans une de ces villes Américaines carrée, limitée et délimitée .
 Il se tenait tout prés…Ah,comme le hasard provoque  les choses .Ils ont la même voiture avec la même couleur et tout et tout mais de la a y voir un signe,il  en aurait fallut un peu plus.  
– » Allô  oui allô, je te dis que je viens de trouver la femme de ma vie…elle est la juste la …oh,si tu la voyais …hein, quoi ?je devrai le lui dire,la tout de suite?. »
L’homme dont elle ne percevait que la silhouette, vu qu’elle lui tournait le dos  continue de plus belle . « Voyez-vous j’expliquais a mon ami que je vous trouve très belle et il suffirait d’un mot de votre part   pour que ma vie  puisse enfin commencer. Allez ,s’il vous plaît donnez nous cette chance..Dites oui et je vous emmène  tout de suite a  Vegas. »
Elle n’oubliera pas d’esquisser un sourire poli avant de disparaître dans sa voiture et s’éloigner ainsi  au  plus vite  de cet univers masculin ou une fois sur deux ,la parole urgente éclate en bulles disparates imprécises et sans épaisseurs aucunes . 
Sa voix pensait a sa place : c’était mieux avant ,le goût pour la poésie  et le panache   
 réinventait les lieux avec les notes en toiles de fond… c’était mieux avant quand elle n’avait pas besoin de dire: je me souviens…
« Avant » ,un mot assez curieux que nous pouvons  facilement confondre avec un sac de femme qui mêle les choses précieuses  aux choses futiles  et pour une seconde elle fut tentée d’aller voir dans tous  les coins ce qui se passe..de vider les fonds de poche afin de pouvoir glisser dans une certaine communauté ou l’incertitude débouche toujours sur quelque chose.
 Une pluie fine  commence a tomber ,elle n’aime pas la pluie …la pluie est l’éloge de l’éphémère car sitôt arrivée au sol ,elle cesse d’être pluie et on parlera de flaques,de ruisseaux et d’une multitude de variations liquéfiées ..Sa pensée s’amplifiait ,se précisait pour aller puiser  dans ces grains qui faisaient lever en elle un infini de visages,de gestes et de voix et au milieu de tout cela ,elle le vit.  Elle  tente de s’accrocher a ce visage ,veritable narration d’une histoire d’amour qu’elle a vécu  et qu’elle considère que c’est tout l’amour qu’elle n’a jamais vécu. .
 Elle se surprend au coin du rétroviseur et se força  de répéter a haute voix qu’elle ne devrait pas se fâcher avec la vie  qui est avant tout un état d’esprit… La vie en ce sens est comme la beauté ,la vraie,celle qui est  bouleversante et qui fait souvent pleurer.

92

 
3 Commentaires

Publié par le 13 mai 2013 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Sur le mode « négligés en dentelle ».

Le sieur Marc Jacobs chez Louis Vuitton que l’on décline en pyjamas écarlate a décidé de vous déshabiller l’hiver prochain ..
ces dames commencent la journée en enfilant un manteau trois-quarts en astrakan fluide sur de torrides négligés  en dentelle .
Le dedans et le dehors se confondent sous le coup des ciseaux savant qui coupent a vif  dans  l’étoffe en prose.

 Marc Jacobs explique sans sourciller que le vrai luxe aujourd’hui, c’est de s’apprêter pour rester chez soi plutôt que sortir pour se montrer.
Dans une tentative de faire  parler les corps , Le Sieur Marc ouvre les territoires et le prêt a porter fait place au  prêt a bouger..
Une idée de la femme  émerge alors a fleur d’un certain temps et par effet de retrait ,l’espace deviendra  exclusivement masculin par le masculin et pour le masculin .
la silhouette féminine  finira par se confondre dans un nuage  ample ,imprécis  et le corps singulièrement  inactuel  manquera  au final terriblement d’esprit.
Paris,vous avez dit Paris. Cheers.

Collection Louis Vuitton Hiver 2013/

 
 

Étiquettes : , , , ,

A la Shéhérazade renversée…

 Photo :Lydia Chebbine

Elle lui racontait pendant des nuits entières ce qu’il fallait de silence pour que la parole respire, se tisse de sens, laisse place à l’autre. 
Les mots tournoyaient et se poursuivaient en dévalant les rues par les journées de printemps. Le monde, avec ses mots paraissait évident presque a portée de la main . 
Il y a 20 ans qu’elle lui parle mais il y a 20 ans qu’il s’obstine a faire la sourde oreille…c’est un choix exigeant que celui qu’il fait de se fondre dans une composition d’incompréhension foisonnante et désordonnée … 
Il entretient de manière carrément irrationnel une communication de l’ordre zéro.
Tout est dit dans cette simple forme d’imprécision lexicale , dans le délice du déni et dans ses mains qui se replient a ceci prés que ça ne peut être qu’ une jubilation de l’intelligence.

 
Poster un commentaire

Publié par le 25 avril 2013 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , ,

Une aversion en bleu…

bleu

Raconter une vie c’est surtout un acte sémantique….Si on accepte  toutefois aux mots l’acte de faire la vie…
la scène s’ouvre sur une grande chambre aux rideaux tirés. Il se tenait au milieu ,le torse bombé de ces assurances creuses ..cela fait un moment qu’il parle mais parle.
Il tenait une sorte de monologue stérile.Le bleu disait -il sur un ton surfait,le bleu c’est une ombre. 
l’énergie du langage  a ceci de magique qui fait  qu’une réplique peut illuminer une pièce.
 Elle appuie un peu plus son visage contre ses genous pliés et cherche dans sa mémoire le vaste ciel qui se met au diapason de sa réflexion..mais oui cet homme n’a jamais existé, puisqu’il s’agit d’un tas de molécules et de particules..
la, tout juste sur la bordure de sa vie ,elle déroule ces années immatérielles sans épaisseurs particulières  et sans profondeur aucune.
Comment a t-elle  pu s’ enfoncer dans cette sorte de tonalité très peu nuancée et surtout   imprécise.. Un homme tout juste, irrespirable.
Un homme qui n’a eu de cesse de mentir depuis plus d’une dizaine d’années en s’octroyant  le rôle du maître dans cette partie de jeux d’échec qui les a réunit a l’aube d’un hiver ,il y a de cela un siècle.
Sa plainte a peine audible s’est pourtant toujours conjuguée a son errance solitaire aux cotes de cet  « homme ombre » qui dit tout savoir de la vie ,des êtres et des choses et qui plus est a passé son temps a parler de sa vie,de son être  et de ses choses…

A proprement parler il n’ y avait  pas de murs derrière lesquels se cacher, mais des cloisons légères derrière lesquelles disparaître tous les jours un peu, pour ne plus l’entendre.
Marcher, encore, marcher longtemps pour ne plus l’entendre.
Mais prenons les choses par le début: à savoir  le coeur qui bat  tellement  fort  a chaque rendez-vous,   On fait de longues promenades, on cajole les premières esperances et on parle de la vie .
Il ne détachait plus son regard de ses  beaux yeux  et son admiration se terminait souvent  les bras derrière la tête…Rien que de très classique me direz-vous.
Oui, mais ses dix années a elle ne ressemblaient en rien a  ses dix ans a lui .Chacun aurait  vécut les siennes différemment et pourtant ils  se tenaient  tout proche: l’un  a cote de l’autre .
Si la question d’hier consistait à se demander « comment ferait-on l’un sans l’autre?  la question d’aujourd’hui serait certainement  » Comment  faire pour être l’un loin ,très loin , de  l’autre?
Elle desserre ses genoux et libère son âme  déchirée, malaxée, malmenée et se jura qu’a partir de ce jour elle ne  broiera que du pastel .

 

   

 
5 Commentaires

Publié par le 28 février 2013 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

La communion…

A qui de droit,

Presque 20h…j’ai vu défiler la journée par la fenêtre…journée cocooning donc…de la poésie avec Baudelaire question de ne plus se faire mal, les fleurs du mal , tu vois le clin d’œil?.
J’ai préparé un cake au citron, regarder la télé…Quelques heures pépères qui ressemblent a celles de millions de quidams et cela fait du bien la communion. La, il commence a pleuvoir mais de la vraie pluie, celle avec un  front serré qui insiste et qui fonce droit sur l’asphalte et toussa,toussa.
Souvent pour s’amuser les enfants sautillent avec leurs bottes en caoutchouc colorés. Ils sautillent pile dans les flaques et les rires jouent sur leur visage comme un vent frais dans un ciel clair.
J’aurais aimé te retrouver question de vérifier que j’ai une voix faute de ne pas avoir parlé en cette journée de fin janvier .
Étonnante journee qui n’a eu de cesse de verser dans un bac a fleurs,fort heureusement mon ironie me tenait en éveil . 
je ne sais pas ce que je ferai de ma soirée.
Pour le moment je regarde la pluie tomber et puis non je préfère écouter le rire des petits enfants.. j’irai ensuite probablement dormir de ces sommeils pleins de miracles…
Tu me manques.
                          

 
6 Commentaires

Publié par le 30 janvier 2013 dans A pile et face

 

Étiquettes : , , , , , ,