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Archives de Tag: France

Parole de pierres …

Urbaniste, décorateur, peintre, architecte autant de métier qui font et refont l’espace et construisent ainsi un quasi dictionnaire  de la vie quotidienne des peuples…  
La pierre Algérienne  nous conte  a sa manière le chemin qu’entreprirent nos médinas, depuis .
En poussant ainsi leurs murs ,elles ont  favorisé le débordement de la ville historique vers le début de la cite coloniale ..

 l’architecture méditerranéenne Algérienne, riche de ses capacités spatiales extraordinaires est un bouquet de style Romain, Arabo- Musulman, Art  Déco et Renaissance, le tout imprégné des couleurs et des lumières qui font la spécificité de nos cités …
C’est pourtant cette particularité Algérienne qui fait défaut aujourd’hui et nombre de nos architectes désespèrent de ne pas voir une véritable politique de l’urbanisation prendre forme chez nous a l’instar de ce qui se fait dans les pays voisins…
« C’était mieux avant ». Aiment a répéter nos étudiants en architecture qui déplorent une formation très incertaine et touchant a peine au savoir faire  local …
Zellige , fer forgé , moucharabieh , portes ornées , travail de la pierre , manier le verre colorié  , dessiner des patios et des  jardins font désormais partie des souvenirs d’une Algérie qui a tant fait rêver par le passé.

 
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Publié par le 22 mars 2012 dans Mode & Art de vivre

 

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Les Femmes qui lisent dans la peinture …

Les femmes lisent -elle plus que les hommes?

C‘est une lectrice encore plus redoutable et avisée que Stefan Bollmann et Laure Adler introduisent dans ce volume « les Femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses », tout en poursuivant l’exploration du thème de la lecture féminine et de sa représentation.
La lecture de romans, méprisée par les hommes et considérée par eux comme une perte de temps, commence à porter ses fruits pour les femmes.
Des siècles durant, leur addiction à la lecture a été blâmée parce qu’elle était considérée comme une activité désordonnée, manquant de discernement, les incitant à négliger d’abord leurs tâches domestiques, puis leurs devoirs publics: en d’autres termes, c’était une activité immorale, impudique et dépravée.
Les femmes qui lisaient non seulement se mettaient en danger, mais elles étaient dangereuses.
En réalité, par leur désir effréné de lecture, elles ont acquis une grande connaissance des hommes et une subtile intelligence de la vie.

Extraits de l’ouvrage :Les Femmes qui lisent sont dangereuses

Par Laure Adler &  Stefan Bollemann

                                 

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Publié par le 18 mars 2012 dans Arts Visuels

 

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Conte d’Algerie …

Préface des Contes des trois rives.Mourad Djebel .

 Mourad Djebel fait partie de ces nouvelles plumes algériennes qui restent profondément marquées par le chaos et la descente en enfer de l’Algérie dans les années 1990.
Comme beaucoup d’autres il a commencé à écrire en exil, avec de la douleur, de la rage et de la révolte, il a élaboré une écriture neuves, bouleversées mais virtuose.
« Ma génération est habitée par une révolte incommensurable, affirme Mourad Djebel, né en 1967, Nous sommes nés après l’indépendance et nous avons connu une sorte de dictature. Notre passage de l’adolescence à l’âge adulte a été ponctué par des explosions – celle des étudiants en 1986, celle de 1988, puis celle qu’on nomme « les événement ». Nous vivions alors la peur au ventre. » Mourad Djebel .

Pas la peine de crier.par Marie Richeux. France culture.16/03/2012

 
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Publié par le 16 mars 2012 dans Litterrature

 

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50 ans aprés, Mouloud Feraoun…

 Mouloud Feraoun est un écrivain Algérien  d’expression Française né le 8 mars 1913 a Tizi Hibel en haute Kabylie et assassiné à Alger le 15 mars 1962 par l’OAS. 
Un écrivain d’un immense talent et qui n’a pourtant pris que très peu de place dans nos manuels scolaires.
50 ans après son assassinat , la pièce de Feraoun n’a pas pris une seule ride.

Extraits de Le Contraire de l’amour d’après le Journal de Mouloud Feraoun 1955/1962, adaptation et mise en scène de Dominique Lurcel.

filmé durant le Festival Off d’Avignon en juillet 2011 au Théâtre Présence Pasteur
Moyens Techniques : L’Œil à Mémoires – Images, Montage et réalisation : Guillaume Ledun

 
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Publié par le 15 mars 2012 dans Litterrature

 

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Pâques – Mes coups de coeur 2012 !

 

Ils sont nombreux a dire qu’il n’y a pas de Carême sans la coutume des œufs de Pâques.Dès le 4ème siècle, l’usage des œufs pendant la pénitence de quarante jours est interdit par l’Église.
Une grande quantité d’œufs se trouvant entassée dans les provisions des ménages, le moyen le plus expéditif de s’en débarrasser était de les donner aux enfants.
Dès le 12 ème siècle, dans de nombreux pays européens, les gens du peuple avaient  coutume de s’échanger des œufs simplement bénis à l’église.

Les nobles,eux, s’adressent alors à des peintres, des orfèvres et des graveurs pour se faire faire des  œufs joyaux , décorés de peintures délicates, d’émaux ou de pierres précieuses.
Depuis L’échange des œufs de Pâques  prend une autre dimension.
Aujourd’hui les enseignes des grands chocolatiers rivalisent en  empruntant a l’architecture ses formes ,les plus extravagantes.Et l’œuf de pâques en devient le « must have »  Joyeuses Pâques a tous et bonne dégustation.

                                       

 
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Publié par le 12 mars 2012 dans Mode & Art de vivre

 

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le “Rimbaud de la sculpture”…Camille Claudel

10 mars 1913 : Pétant les plombs à cause de Rodin, Camille Claudel est jetée à l’asile.

La sculptrice passe les 30 dernières années de sa vie enfermée, ignorée par son frère Paul Claudel, trop préoccupé par sa carrière.

Ce 10 mars 1913, un fourgon tiré par des chevaux tourne sur le quai Bourbon de l’île Saint-Louis, à Paris. Les fers résonnent violemment sur le pavé. Le véhicule s’arrête devant le numéro 19. Les rares passants assistent à un véritable enlèvement. Deux infirmiers musclés forcent les portes de l’atelier où vit Camille Claudel. Ils peinent à pénétrer, tout est barricadé. Alors, ils passent par la fenêtre. Une fois à l’intérieur, ils sont stupéfaits de tant d’immondices, de tant de puanteur. Ils ont peine à croire qu’on puisse vivre dans un tel capharnaüm plongé dans l’obscurité et l’humidité. Des chats circulent autour de plusieurs sculptures brisées. Celles que Camille s’applique autant à modeler qu’à détruire comme une furie, à coups de marteau.

La sculptrice est bien dans sa tanière, crasseuse au possible, qui vocifère. À 48 ans, elle en paraît dix de plus. Elle est comme une bête meurtrie au fond de son antre, isolée du monde, emportée par la folie, comme possédée. Les infirmiers la balancent dans le fourgon, direction l’asile de Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne. Elle ne reverra jamais son atelier.
 Sa famille la prétend incapable de s’occuper d’elle-même et affirme qu’il faut donc la soigner. Mais c’est à se demander si elle ne cherche pas plutôt à s’en débarrasser. La demande d’internement de Camille intervient seulement une semaine après que son père qui la protégeait a rendu son dernier souffle. C’est la propre mère de Camille qui a manigancé son internement en demandant un certificat au docteur Michaux – qui loge au-dessus de son atelier – et qui a poussé son frère Paul, le poète et écrivain de renom, à agir. Sa fille est un boulet, une erreur de la nature. Elle n’en veut pas ! Qu’on la balance dans un asile et qu’elle lui foute la paix.

Paul a consenti. Et cette mauviette n’a même pas eu la force de venir sur place pour assister à l’exécution de ses ordres. Sans doute en a-t-il marre des fabulations de sa soeur, de ses crises d’hystérie, de ses délires de persécution. Elle va jusqu’à accuser publiquement le grand Rodin de vouloir lui voler ses oeuvres. La famille Claudel a une réputation à protéger. Qu’elle dégage !
 Si Camille accuse Rodin de tous les maux de la terre, c’est qu’il l’a laissé tomber comme une vieille chaussette. Voilà tout.

Tension entre amants

Pourtant, leur rencontre avait été si belle. La jeune femme a 20 ans quand elle devient l’élève du sculpteur de 24 ans son aîné. Non seulement elle est jeune, belle, mais, pour ne rien gâcher, elle est dotée d’un talent rare pour la sculpture. Ce vieux libidineux met ce talent à profit, fait d’elle son inspiratrice, sa collaboratrice, et bien sûr sa maîtresse. Il aurait tort de s’en priver. Camille ne demande pas mieux, quitte à se tuer à la tâche pour l’aider. Son succès à lui va grandissant, elle, reste dans l’ombre. À son tour, elle veut exister, elle travaille comme une dingue, ose des sculptures qui lui amènent les éloges de la presse. Son talent est bientôt reconnu. La tension monte entre les amants, car Rodin a une maîtresse « officielle », Camille ne le supporte pas. En 1898, après presque quinze ans d’attente et plusieurs ruptures, elle comprend qu’il ne l’épousera jamais. C’est la rupture, définitive.

Pour Camille, la blessure de la séparation reste vive, même si, au fil des années, elle parvient à s’affranchir de l’influence artistique de Rodin. Elle mange de la vache enragée : peu de soutiens financiers, peu de commandes, les factures s’accumulent, elle ne s’en sort pas. Elle commence à penser que Rodin est derrière tout ça. Elle se referme sur elle-même, ne fait plus confiance à personne, refuse les soirées mondaines, les déjeuners avec des personnes influentes. Elle se sent persécutée. Rodin monte tout le monde contre elle, pour lui nuire, c’est obligé. Camille bascule dans un délire de persécution. 


Relation incestueuse

Impossible de trouver du réconfort auprès de son frère, « mon petit Paul », comme elle dit. Lui aussi lui fausse compagnie. Pourtant, ils ont toujours eu des relations gémellaires, fusionnelles, incestueuses, diront certains. Tous les deux étaient animés de la même soif créatrice et fascinés l’un par l’autre, jusqu’à ce que Paul transforme cette fascination en une forme de répulsion. A-t-il peur que le génie de sa soeur surpasse le sien ? En se mariant, il a comme rompu avec elle. Depuis lors, il se voue à la religion, à l’écriture et, d’abord, à sa réussite sociale. Et voilà ce qu’elle est devenue, sa soeur chérie, pendant qu’il jouait les égoïstes : une folle. Une folie dans laquelle il aurait pu lui-même basculer. Il l’avoue : « J’ai tout à fait le tempérament de ma sœur, quoiqu’un peu plus mou et rêvasseur, et sans la grâce de Dieu, mon histoire aurait sans doute été la sienne ou pire encore », écrit-il dans une lettre-confession datée du 26 février 1913, avant « l’incarcération » de Camille.

Une fois à Ville-Evrard, on limite à Camille les visites, les courriers, on l’isole. La guerre éclate, les hôpitaux sont réquisitionnés et les internés de Ville-Evrard transférés à Montdevergues, dans le Vaucluse. La famille Claudel s’en réjouit certainement : plus la folle est loin, mieux elle s’en trouve. À la libération, tous les malades transférés regagnent Paris ; bizarrement, pas Camille. On la tient à l’écart, on ne veut plus que ses scandales salissent la prestigieuse famille Claudel.

Indifférence générale

En 1919, l’état de santé de Camille s’est amélioré, elle pourrait sortir. Pas question ! Non, non, non ! Sa mère refuse violemment dans les courriers adressés au directeur de Montdevergues, elle hait sa fille au plus haut point. Bel instinct maternel. Jusqu’à la mort de sa mère en 1929, Camille l’implore de la sortir de là, lui exposant sa sordide condition, criant à l’injustice, jurant de se tenir tranquille. En vain. La bougresse ne répond pas et n’ira même jamais la voir à l’asile. Après 1929, c’est à Paul qu’elle adresse ses lettres désespérées. Lui non plus n’y répond pas, se contentant de lui rendre de rares visites. Une quinzaine en trente ans ! Qu’elle reste à Montdevergues jusqu’à sa mort !

C’est ainsi qu’après trente ans d’incarcération, Camille Claudel s’éteint le 19 octobre 1943 dans l’indifférence générale. Sans doute meurt-elle de faim, comme huit cents autres pensionnaires sur les deux mille que contient l’asile. La nourriture étant réquisitionnée par les Allemands, la direction n’a plus les moyens de nourrir ses aliénés. Pendant que l’estomac de sa sœur crie famine, Paul s’offre un domaine somptueux. Il ne se déplace même pas pour les obsèques, ni personne d’autre de la famille. Pas de temps à perdre, un chèque suffira. La dépouille de Camille est jetée dans la fosse commune. 
Paul dira : « … J’ai abouti à un résultat, elle n’a abouti à rien… » Rien, sinon Les causeuses, L’abandon, La valse, et tant d’autres œuvres majeures de Camille Claudel. Et si le véritable génie de la famille, c’était elle, et pas son frère ? Certains la surnommeront le « Rimbaud de la sculpture ». Artiste maudite. « Avons-nous fait, les parents et moi, tout ce que nous pouvions ? » écrit Paul un mois avant le décès de Camille. Il ne manque vraiment pas de toupet.

le Point.fr- Publié le 10/03/2012  .

 
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Publié par le 10 mars 2012 dans Arts Visuels

 

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Vidéo

Collier de jasmins…

Les tableaux sont du peintre Americain Frederick Arthur Bridgman.
Il a commencé comme dessinateur dans la ville de New York. Il se rend très jeune, en 1866, à Paris.
Il étudie la peinture auprès de la colonie américaine de Pont-Aven puis à Paris Il se spécialise dans les portraits et la peinture orientaliste.
Il visite l’Espagne puis Tanger durant l’hiver 1872-1873 puis l’Egypte où il reste cinq ans avant de revenir à Paris en 1877.
Il visite l’Algérie pour la première fois en 1885-86. Il y retourne plusieurs fois. Il séjourne quelques temps à Alger où il loue avec difficulté une chambre atelier dans la Casbah.
Il travaille d’après des esquisses mais aussi sur des photographies qu’il réalise lui-même.
Il obtient sa première récompense au Salon de 1877, puis une médaille d’argent aux expositions universelles de 1889 et une autre à celle de 1900.
Il est le fondateur de la Société des Artistes Américains à Paris. Il est aussi écrivain et photographe de ses voyages.

Musique d’Ambiance Mohamed Rouane -Algerie –

 
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Publié par le 4 mars 2012 dans Arts Visuels

 

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