Hôtel Intercontinental , 34e étage et New York est a mes pieds….Je prends l’ascenseur et en moins de deux je suis au Lounge….Ambiance très épurée , Jardin japonnais coté pile et ambiance cosy avec feu de cheminée a l’appui , coté face.
Il faut dire que l’on cultive le coté » frenchy moderne chic » par ici et l’on pousse la coquetterie jusqu’à nommer le restaurant de l’appellation très suggestive : « ça va » . Prière de prononcer a l’Américaine en prolongeant le dernier « A »…
Le monde entier est la ,des hommes bienveillants et souriants venus prendre l’apéro , des dames très chics dont quelques unes déclinaient une longue chevelure foncée épaisse qui encadrait de grands yeux noirs veloutés tracées finement au khôl….Ces dames étaient en famille apparemment avec maris – il y en avait un qui arborait un maillot de l’équipe nationale de football Qatari. Les enfants étaient de la partie et surtout très détendus et pas du tout intimidés…
Les notes jazzy qui me parvenaient du bar conféraient a cette ambiance quelque chose d’irréel .. Une sorte de nuage au delà du monde et de ses tracas si multiples , confus et surtout dramatiques…
Dans ce lounge au cœur de Manhattan, il n’y avait pas de place aux différents ethniques , aux révolutions et aux dictats des différentes religions …le tout était harmonie et zénitude…
Non,je ne juge personne mais je constate seulement que la quiétude est possible a partir de 400$ la nuitée sans petit déjeuner évidemment…
Archives d’Auteur: Jasmins de nuit
New York 34th floor…
El Refda – El Wacham – ALGERIAN MUSIC 2011- El Wacham – ALGERIAN MUSIC 2011
Mort en 1768) , célèbre musicien et poète populaire. Abdallah Mohamed Ibn Ahmed Ibn Msaib naquit au début de 18ème siècle à Tlemcen d’une famille originaire d’Andalousie qui habita successivement Fes et Oujda avant de se fixer à Tlemcen. Sa famille habitait au quartier Bab Zir.
Il eut une jeunesse assez mouvementée et travailla comme tisserand (Derraz). Il tomba amoureux d’Aïcha, la fille de son patron, qu’il finit d’ailleurs par épouser mais après lui avoir écrit de brillantes poésies qui le rendirent célèbre et suspect à la fois.
En effet, les pères de famille se défiaient beaucoup du voisinage et de l’approche du galant jeune homme.
Fut mis en prison. Remis en liberté à la suite démarches de parents et d’amis puissants, il se rendit à Meknès. Cet exil volontaire lui fut salutaire et profitable. Revient ensuite à sa ville natale, se réconcilie avec les autorités turques de Tlemcen et entreprend le pèlerinage à la Mecque pour se laver de ses péchés.
Revenu des Lieux Saints, il ne songea plus qu’à être un parfait musulman et se consacra entièrement à la dévotion et aux œuvres de piété. Mourut en l’an 1768 et fut en enterré au cimetière d’Ain Ounzouta.
Aux yeux des tlemceniens, il n’est pas seulement un poète mais aussi un saint. Son tombeau est l’objet de fréquentes visites pieuses. On connait d’avantage ses poésies amoureuses parce qu’il aimait chanter « les filles de ce monde », mais il a également laissé de très beaux chants religieux dont l’immortel poème Al Houn Ya Rassoul Allah. Hafnoui Amokrane et Asma Sifaoui ont rassemblé une centaine de textes du poète dans un Diwan (Enal 1989, 261P).
Parole de pierres …
Urbaniste, décorateur, peintre, architecte autant de métier qui font et refont l’espace et construisent ainsi un quasi dictionnaire de la vie quotidienne des peuples…
La pierre Algérienne nous conte a sa manière le chemin qu’entreprirent nos médinas, depuis .
En poussant ainsi leurs murs ,elles ont favorisé le débordement de la ville historique vers le début de la cite coloniale ..
l’architecture méditerranéenne Algérienne, riche de ses capacités spatiales extraordinaires est un bouquet de style Romain, Arabo- Musulman, Art Déco et Renaissance, le tout imprégné des couleurs et des lumières qui font la spécificité de nos cités …
C’est pourtant cette particularité Algérienne qui fait défaut aujourd’hui et nombre de nos architectes désespèrent de ne pas voir une véritable politique de l’urbanisation prendre forme chez nous a l’instar de ce qui se fait dans les pays voisins…
« C’était mieux avant ». Aiment a répéter nos étudiants en architecture qui déplorent une formation très incertaine et touchant a peine au savoir faire local …
Zellige , fer forgé , moucharabieh , portes ornées , travail de la pierre , manier le verre colorié , dessiner des patios et des jardins font désormais partie des souvenirs d’une Algérie qui a tant fait rêver par le passé.
Les Femmes qui lisent dans la peinture …
Les femmes lisent -elle plus que les hommes?
C‘est une lectrice encore plus redoutable et avisée que Stefan Bollmann et Laure Adler introduisent dans ce volume « les Femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses », tout en poursuivant l’exploration du thème de la lecture féminine et de sa représentation.
La lecture de romans, méprisée par les hommes et considérée par eux comme une perte de temps, commence à porter ses fruits pour les femmes.
Des siècles durant, leur addiction à la lecture a été blâmée parce qu’elle était considérée comme une activité désordonnée, manquant de discernement, les incitant à négliger d’abord leurs tâches domestiques, puis leurs devoirs publics: en d’autres termes, c’était une activité immorale, impudique et dépravée.
Les femmes qui lisaient non seulement se mettaient en danger, mais elles étaient dangereuses. En réalité, par leur désir effréné de lecture, elles ont acquis une grande connaissance des hommes et une subtile intelligence de la vie.
Extraits de l’ouvrage :Les Femmes qui lisent sont dangereuses
Par Laure Adler & Stefan Bollemann
L’adulte et le jeu…
Une amie,Rafika s’est amusée a me poser ces trois questions:
– 1 Les filles, un jeu à la noix :
Imaginez que vous êtes dans le désert, mais le désert désertique hein ? :))) vous y faites quoi ? Laissez gambader votre imagination, je reviendrai après vos réponses.
-2 Alors suite du jeu à la noix: vous êtes toujours dans le désert et vous trouvez un cube : Décrivez le, qualifiez le .
-3 Plus loin dans ce foutu désert, vous croisez un cheval. Le décrire et dire ce que vous faites
la réponse au test:
Ma Latifa, naviguer c’est toujours rêver d’aller vers un ailleurs qui n’est pas le lieu du maintenant. Tu me suis ? 🙂 .
Tu es une rêveuse invétérée. Pour toi il y a un possible au-delà du rationnel et de préférence le plus poétique possible. La vie pour toi, c’est surtout un entourage fiable, bienveillant, rassurant, avec qui les échanges doivent te nourrir dans ta globalité. Tu aimes ne manquer de rien, un confort certain sans soucis du matériel, car c’est certainement le meilleur moyen pour que l’esprit y trouve le loisir de s’élever en toute sérénité. Tu es une visuelle-olfactive, il te faut voir, parcourir, sentir, humer … Il te faut les mots et les senteurs. Tu es une femme de son temps, consciente du chemin accomplit et de la valeur de ses réussites, mais paradoxalement parfois tu peux douter ou t’en demander beaucoup plus, beaucoup trop. L’amour est un ingrédient essentiel à ton existence. L’amour pour toi est et doit être romanesque, romantique, un rêve absolu. L’amoureux doit être doux et brun 🙂 il se doit d’être intellectuellement brillant, répondre à tes attentes, tes désirs, mais surtout il doit trouver les mots, les bons, les non-communs. La sensualité pour toi, c’est d’abord la caresse des mots.
Merci Rafika pour ce moment ludique…Doit-on s’arrêter de jouer sous prétexte que nous sommes adultes?. Oui? Non?
Conte d’Algerie …
Préface des Contes des trois rives.Mourad Djebel .
Mourad Djebel fait partie de ces nouvelles plumes algériennes qui restent profondément marquées par le chaos et la descente en enfer de l’Algérie dans les années 1990.
Comme beaucoup d’autres il a commencé à écrire en exil, avec de la douleur, de la rage et de la révolte, il a élaboré une écriture neuves, bouleversées mais virtuose.
« Ma génération est habitée par une révolte incommensurable, affirme Mourad Djebel, né en 1967, Nous sommes nés après l’indépendance et nous avons connu une sorte de dictature. Notre passage de l’adolescence à l’âge adulte a été ponctué par des explosions – celle des étudiants en 1986, celle de 1988, puis celle qu’on nomme « les événement ». Nous vivions alors la peur au ventre. » Mourad Djebel .
Pas la peine de crier.par Marie Richeux. France culture.16/03/2012
50 ans aprés, Mouloud Feraoun…
Mouloud Feraoun est un écrivain Algérien d’expression Française né le 8 mars 1913 a Tizi Hibel en haute Kabylie et assassiné à Alger le 15 mars 1962 par l’OAS.
Un écrivain d’un immense talent et qui n’a pourtant pris que très peu de place dans nos manuels scolaires.
50 ans après son assassinat , la pièce de Feraoun n’a pas pris une seule ride.
Extraits de Le Contraire de l’amour d’après le Journal de Mouloud Feraoun 1955/1962, adaptation et mise en scène de Dominique Lurcel.
filmé durant le Festival Off d’Avignon en juillet 2011 au Théâtre Présence Pasteur
Moyens Techniques : L’Œil à Mémoires – Images, Montage et réalisation : Guillaume Ledun
Des bulles et des bulles…
Washington, 17h , le printemps est là , la nature s’exprime…c’est très puissant.
Aller fouiller dans tous les sens , aller voir dans tous les coins ce qui se passe…rentrer dans une certaine communauté du charnel , du temporel.
Une manière de bouger le corps pour s’approcher d’un arbre , des gestes qui éclatent en bulles comme celui d’une main qui caresse les pétales d’un iris…
Le printemps est là et l’approche des corps va avec les notes… elle se fait sur fond de poésie….
Le printemps c’est comme le sac d’une femme qui mêle les choses précieuses aux choses futiles..
Le printemps est cette énergie capitale qui vous pousse vers un nomadisme lyrique …Voici venir le temps de l’enchantement.